Paul Biya invite François Hollande au Cameroun
A l’occasion du XIVeme sommet de la Francophonie, qui s’est achevé dimanche à Kinshasa, le chef de l’Etat camerounais et son homologue français ont eu un entretien au terme duquel Paul Biya, satisfait de cet échange, s’est exprimé. « J’ai profité de cette occasion pour redire au Président Hollande tout le plaisir que le peuple camerounais et son gouvernement auraient à l’accueillir dans une visite officielle au Cameroun », a-t-il déclaré.
Mêmes conclusions
Au-delà des sujets bilatéraux, notamment la coopération franco-camerounaise qualifiée de « solide » par le président Biya, les deux chefs d’Etat ont également échangé leurs points de vue sur les points chauds de l’actualité africaine, tels que la crise malienne ou la piraterie croissante dans le golfe de Guinée : « Nous avons eu des entretiens cordiaux, francs et j’en ai profité non seulement pour le féliciter de nouveau pour son élection mais pour réaffirmer la force de la coopération qui existe entre la France et le Cameroun. Nous avons fait le tour d’horizon aussi des problèmes de sécurité dans le golfe de Guinée en Afrique, au Mali. Nous sommes arrivés aux mêmes conclusions qu’il faut renforcer la coopération et lutter contre ce fléau », a précisé Paul Biya.
Droits de l'homme
Ce XIVeme sommet de la Francophonie qui s’est déroulé à Kinshasa avait pour thème « Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale ». C’était que ce sommet accueillait le président Hollande qui en a profité pour décliner sa vision : « La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l'homme, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants » a déclaré le chef de l’Etat français. Il a rappelé que l’avenir de la Francophonie était en Afrique puisque, d’ici 2050, 80% des locuteurs francophones seront Africains : « Le français est une langue africaine. L'avenir de la francophonie, il est ici, en Afrique (...) Le français n'appartient pas à la France, il vous appartient, il est à vous », a lancé le chef de l’Etat français pour qui la langue française reste toutefois « indissociable de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ».







































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