Corridor Douala-Ndjamena : la directrice générale des Douanes se dédouane des lenteurs
En visite dans la région du Nord, la directrice générale des Douanes, Minette Libom li Likeng, a expliqué le fonctionnement du système Gps baptisé Nexus pour le contrôle des véhicules qui empruntent le corridor Douala-Ndjamena.
Le 24 septembre dernier, le ministre délégué auprès du ministre des Transports, Mefiro Oumarou, citait parmi les blocages dans ce trajet les tracasseries policières et douanières, l’insuffisance des infrastructures routières et ferroviaires ou encore les délais de passage longs au port de Douala.
D’emblée, Minette Libom li Likeng se satisfait du système de contrôle via le Gps. « Il se trouve qu’en réalité, le transporteur est abandonné à lui-même et souvent, il n’est pas formé. On n’est pas obligé d’avoir une licence pour connaître l’informatique ou être chauffeur de camion. Résultat, lorsque la douane vient faire le constat, faire des procès-verbaux, le transporteur a l’impression qu’il s’agit de tracasseries. Je suis donc venue faire cette évaluation pour rappeler que Nexus c’est un mécanisme de facilitation et de sécurisation », a-t-elle expliqué hier au journal Le Jour.
Pour elle, s’il y a trop de facilitation, il n’y aura pas de sécurisation et s’il y a trop de sécurisation, il y aura un blocage pour les activités des partenaires des Douanes. Elle propose de passer à la formation des différents acteurs « pour qu’en temps réel, nous puissions réduire le délai de passage des marchandises. Ça veut dire que dès que vous avez l’information qu’un camion est bloqué, qu’il est sorti du corridor, qu’il y ait de la réactivité. Ce n’est pas la magie, le Gps. Si la géo-localisation vous signale un incident ou une sortie du corridor, il faut réagir à l’incident. Si vous ne le faites pas, c’est comme un journal que vous n’avez pas lu », relève-t-elle.
B-O.D.





































