Quatre Camerounais pris en otage par des rebelles centrafricains

Quatre Camerounais pris en otage par des rebelles centrafricains

Les nommés Daniel Adamou, Justin Haman, Antoine et Solosso sont aux mains des rebelles centrafricains depuis le 29 septembre dernier. Ils ont été arrêtés par sept rebelles armés dans leurs champs à Kadey, un quartier de Garoua-Boulaï, frontalier avec la République centrafricaine.

Ils étaient au nombre de six otages lors de leur arrestation, mais deux ont été libérés : un homme âgé et un enfant. Ce sont eux qui sont allés signaler la prise en otage aux autorités de Garoua-Boulaï dans la région de l’Est, notamment auprès du chef du quartier Sabongari.

D’après nos informations, les rebelles qui combattent le régime de François Bozizé en RCA réclament la libération de leurs deux collègues récemment arrêtés par le Bataillon d’intervention rapide (Bir) de Garoua-Boulaï. Tout a commencé le 21 septembre 2012. Deux rebelles centrafricains envoient un Camerounais aller acheter les vivres dans la ville de Garoua-Boulaï. Celui-ci en a l’habitude, apprend-on. Mais, ce jour-là, le commissionnaire n’achète rien et confisque l’argent des rebelles. Il va plutôt dénoncer la présence des rebelles en territoire camerounais, dans un champ. C’est ainsi que le Bir descend au lieu du rendez-vous et arrête les deux rebelles centrafricains qui seront d’abord transférés à Mombal à la base du Bir, puis à Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est.

Courroucés, les rebelles armés vont descendre à Garoua-Boulaï le 23 septembre pour exiger la libération de leurs frères. Au poste de péage sur la route allant à Mombal, ils vont tirer sur deux Camerounais et blesser un gendarme. La riposte camerounaise sera grande et deux rebelles seront tués, tandis que d’autres prendront la fuite.

A la suite de cette fusillade mortelle, les rebelles promettent de revenir et de prendre en otage des Camerounais si les deux rebelles ne sont pas libérés. « Durant la semaine du 23 au 28 septembre, de nombreux élèves n’allaient pas en classe, de peur d’être pris en otage. Mais, aujourd’hui, les élèves se sont rendus dans les écoles, car les éléments du Bir sont partout dans la ville et font des patrouilles », confie un habitant de Garoua-Boulaï, joint au téléphone ce lundi.

Pour le moment, les autorités ont demandé aux populations de Garoua-Boulaï d’être prudentes et d’éviter de se rendre dans des champs limitrophes avec la Rca.

Beaugas-Orain Djoyum

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