Les banques camerounaises visent un taux de bancarisation de 10%
Le président de l’Association des professionnels des établissements de crédit du Cameroun (Apecam), Mathieu Mandeng, a tenu une conférence de presse le 8 octobre dernier à Douala afin d’expliquer aux médias la nouvelle vision de l’Apecam. Cette vision s’articule autour du financement de l’économie, de l’apport d’une valeur ajoutée à ses membres et de la communication.
Au sujet du financement de l’économie, Mathieu Mandeng, par ailleurs Dg de la Standard Chatered Bank Cameroon, a affirmé que les banques vont œuvrer pour accroitre le taux de bancarisation du Cameroun. « Le taux de bancarisation est de 4,5%, même si depuis quelques temps on parle de 7%. Mais, en même temps, au Gabon, on revendique 10%. C’est dire que c’est plus bas. Nous disons donc que c’est bas. Nous visons un taux de bancarisation de 10%, car nous avons une économie informelle et il va falloir s’adapter », affirme-t-il.
Il propose par ailleurs la création d’un observatoire de financement des Pme/Pmi locales. Cet observatoire pourrait être composé de l’Apecam, de la Cobac, des organisations patronales existantes et de l’Etat camerounais.
A côté de cela, l’Apecam pense qu’il faut instaurer la signature d’un accord cadre d’emprunt et de prêt avec le secteur privé. Ce qui permettra aux créanciers de vite rembourser les crédits alloués. « L’impact attendu sur les affaires devrait être l’amélioration de la confiance et l’accroissement du crédit en général et du crédit de l’investissement en particulier », pense Mathieu Mandeng.
Mais, d’après lui, cela passe par des reformes du système fiscal et la création de plusieurs entités au rang desquelles, l’Agence de création d’entreprises ou encore la création des organismes de financement adaptés.
B-O.D.







































Commentaires
Si je comprends bien ce terme, dans son calcul, on doit inclure l'ensemble des comptes ouverts dans les Etablissements de Microfinance au Cameroun pour avoir le vrai taux de bancarisation, qui est surement plus élevé que 4,5%. Est-ce à dire que les banques veulent tuer la Microfinance?
je suis désolé mais les Microfinance font partie des moteurs de financement d'une économie mais ne sont pas pour autant des banques.
C'est dire que dans le calcul du taux de bancarisation, l'on devrait plutôt intégrés les comptes des EMF ouverts dans les banques et non ceux ouvert dans leurs livres comptables.
Je dirais même que ce taux est biaisé car ceux taux intègre plusieurs fois des mêmes individus car ceux-ci diversifient leurs risques en ouvrant des comptes dans au moins deux banques.
Par rapport à votre question sur "homicide de la Microfinance" je dirais que c'est pas la banque qui la tuera mais la mauvaise gérance par leurs dirigeants qui se manifeste au grand jour depuis 2009. Ceci est autre un autre débat.
Si je suis d'accord avec vous que les EMF (Etablissements de Microfinance) vont mourir à cause de la mauvaise gestion, je ne partage pas votre définition du taux de bancarisation.
C'est pas parce que '"bancarisation " vient de "banque" qu'il faut prendre en compte uniquement les comptes ouverts dans les banques classiques. A ma compréhension, le taux de bancarisation donne une image de la possibilité que des acteurs économiques ont d'avoir accès aux services financiers de base, à savoir les services d'épargne et le crédit. On ne peut donc pas exclure la masse importante de comptes ouverts par les EMF dans le calcul de cet indicateur dans un pays comme le notre. La microfinance participe du développement de la finance inclusive, et permet à la masse de pouvoir avoir accès aux services financiers de base.
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