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Yaoundé - 21 novembre 2017 -
Finance

Le gouvernement autorisé à signer des accords de financement de 42,5 millions $ avec la Banque Islamique de Développement

Le gouvernement autorisé à signer des accords de financement de 42,5 millions $ avec la Banque Islamique de Développement

(Investir au Cameroun) - Le président Paul Biya du Cameroun a été autorisé son gouvernement à signer trois accords de financement d'un montant global équivalent à 25,42 milliards de FCFA (42,5 millions $), avec la Banque Islamique de Développement. Les ressources ciblées seront affectés au financement du développement de la filière pastorale dans le pays.

2,82 milliards de FCFA dans ce cadre, seront mobilisés via la technique financière islamique dite de l'Ijara. Cela correspond à une variante du crédit-bail, tout en observant les règles de la loi islamique. On retrouve deux grandes variantes de l'Ijara. Le contrat peut prendre la forme d'un crédit-bail avec paiement d’un loyer, décidé de commun accord entre les parties, avec à la fin une clause de rachat du bien à un prix résiduel. L'autre forme est celui dans lequel le client bénéficiaire du crédit rembourse en même temps le loyer et une portion du capital convenu, à des échéances fixées. Le décret présidentiel ne donne pas d'indications sur la forme d'Ijara concernée.

Par ailleurs, 19,62 milliards de FCFA sur le montant sollicité par le gouvernement camerounais auprès de la BID le sont à travers la technique dite de l'Istina. C'est un contrat à travers lequel le gouvernement ne recevra pas directement de l'argent, mais plutôt des infrastructures construites par la BID, sur des projets arrêtés de commun accord.

La finance islamique trouve de plus en plus son chemin au Cameroun, notamment à travers des banques comme Afriland First Bank et plus récemment la Société Camerounaise des Banques, filiale du marocain Attijariwafa.

Le recours à ce type de financement dans le cadre de l'aide publique au développement sera à suivre, notamment dans un contexte où la régulation financière ne prend pas encore en compte les particularités de cette forme de financement.

Idriss Linge

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