Le Crédit Foncier veut recouvrer 53 milliards de FCfa de créances
Le Crédit foncier du Cameroun a lancé depuis le 15 octobre 2012 une campagne pour recouvrer ses créances qui s’élèvent à 53 milliards de FCfa. « Sur 53 milliards de FCfa que nous avons comme créances, tous les acteurs confondus, on peut dire que 27 milliards de FCfa à peu près concernent les particuliers », affirme le directeur général du Cfc, Jean Paul Missi. D’après lui, les créanciers institutionnels ne sont pas concernés par cette campagne, car il existe un autre moyen pour récupérer les créances des institutions étatiques.
Dans l’édition de Cameroon Tribune de ce matin, Jean Paul Missi affirme que « s’il y a eu une sortie d’argent, il doit y avoir un retour d’argent. Cela permet de pérenniser l’activité. C’est un devoir citoyen de rembourser des crédits qui vous ont permis de réaliser des projets qui vous sont chers. Ensuite, par solidarité pour les autres, donnez leur aussi l’occasion de réaliser leurs projets, sinon, après vous, vous mettez le feu ».
Le CFC rencontre actuellement des problèmes de trésorerie, car les charges d’exploitation sont élevées. A cela s’ajoutent les besoins en financement du pays pour la concrétisation du programme de construction de 10 000 logements et de 50 000 parcelles.
Quand des logiciels font perdre l’argent au Crédit foncier du Cameroun
Le Crédit foncier du Cameroun est en campagne pour recouvrer 53 milliards de FCfa auprès de ses créanciers. Parmi les raisons évoquées pour justifier le non-remboursement des créances du Crédit foncier du Cameroun (Cfc) par les usagers et les problèmes de trésorerie, le directeur général du Cfc évoque aussi les changements des logiciels de traitement des données.
« Il y a d’abord, dans l’histoire de l’entreprise, les différentes migrations successives. Le changement de logiciels de traitement de l’information et d’une migration à l’autre, il y a eu quelques difficultés. Notamment au niveau de l’assainissement des données qui sont migrées. Lorsqu’on bascule d’un système à l’autre, s’il n’y a pas une bonne préparation, vous cumulez des données non assainies qui polluent la nouvelle base de données, ce qui fait que tout au long des trois dernières migrations, nous avons traîné un lot important de données non assainies qui font qu’on n’a pas d’informations fiables », explique Jean Paul Missi à Cameroon Tribune.
Toutefois, le nouveau Dg du CFC installé en mars 2012 demande de ne pas s’alarmer. « Il y a un traitement qui se fait pour assainir ces données. Mais, il n’en demeure pas moins qu’il reste un résidu d’informations qui font qu’on se retrouve avec des données qui ne sont pas fiables. Je ne vais pas citer ces migrations, mais la dernière date de 2011. Mais, ceci ne doit pas alarmer. Il y a des traitements appropriés pour cela, mais ça prend du temps », affirme Jean Paul Missi.
B-O.D.






































