Cameroun : 10% de chômage à Yaoundé, 1,4% en zones rurales
La «deuxième enquête sur l’emploi et le secteur informel au Cameroun, Eesi 2» effectué par l’Institut national de la statistique (INS) en octobre 2011 pour la période 2005-2010 a été rendu public ce vendredi 27 juillet 2012.
L’enquête, établie selon les critères du BIT (Bureau International du Travail), relève que Yaoundé, la capitale politique est la ville qui rassemble le plus grand nombre de chômeurs, avec un taux de 10,0%. Elle est suivie par Douala, avec un taux de chômage de 9,1%.
Le chômage sévit plus dans les grandes villes. En effet, dans les autres régions la situation est moins défavorable.
On constate un taux de 8,1% en milieu urbain 1,4% en milieu rural. Dans les régions du Sud (5,5%), du Sud-Ouest (4,4%) et de l’Adamaoua (4,3%) l’on enregistre respectivement 5,5%, 4,4% et 4,3%.
Le taux de chômage des personnes de niveau d’instruction supérieur est de 12,9%. Les chômeurs recherchent un emploi en soumettant un dossier aux entreprises ou encore en faisant appel aux connaissances amicales ou familiales.
Pour ce qui est du marché de l’emploi sur le plan national, les statistiques montrent que «près de 7 personnes sur 10 sont actives (69%)». La région de l’Ouest vient en tête avec 83,6%. Elle est suivie de la région du Littoral (83,2%) et du Centre (82%).
Dans le secteur informel, le gain mensuel moyen des actifs est de 48 400 FCFA. Il varie de 58 600 FCFA en milieu urbain et à 38 200 FCFA en zone rurale, précise l’enquête.
Selon le chômage calculé en fonction des critères du Bureau International du Travail, une personne est considérée comme étant au chômage si elle remplit trois conditions :
- ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, au cours de la semaine précédente
- être disponible pour occuper un emploi
- et en rechercher un.
BOD






































