Crash du Boeing 737-200 de la Camair le 03 décembre 1995 : les victimes ont été indemnisés, selon Issa Tchiroma
Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma, a tenu une conférence de presse, hier, 25 septembre 2012, à Yaoundé pour répondre à la lettre ouverte (relayée dans les médias nationaux en juin 2012) de l’ancien secrétaire général de la Présidence de la République, Marafa Hamidou Yaya, aujourd’hui condamné à 25 ans de prison dans l’affaire de l’achat d’un avion présidentiel qui a avorté.
Marafa Hamidou Yaya demandait à Paul Biya d’indemniser les victimes du crash du Boeing 737-200 de la Camair le 03 décembre 1995 et qu’il avait proposé au président de la République, du moment où il était aux affaires, d’indemniser ces derniers à hauteur de 100 millions de francs Cfa par victime.
Selon Issa Tchiroma, « après les vérifications appropriées, il y a lieu d’affirmer que la situation du sinistre du Boeing révèle des données suivantes : l’appareil sinistré dont sont sorties trois rescapés contenait 71 passagers de plusieurs nationalités (…). De l’appréciation des documents qui ont été mis à la disposition du gouvernement par Chanas Assurances, il ressort les observations suivantes : trois sinistrés n’ont pas fait l’objet des réclamations, un cas se trouve encore en cours de procédure judicaire. Tous les autres sinistrés ont été indemnisés de la manière suivante : indemnité globale en FCfa payés aux ayant droits des victimes ou aux rescapés : 2 milliards 47 millions 482 mile 351 FCfa. Autres frais réglés, en honoraire d’avocats frais de sauvetages (…) 172 millions 760 FCfa. La Camair a reçu 7 millions de dollars (…) ».
A la question de savoir pourquoi une hôtesse survivante de la Camair n’avait pas été « totalement » indemnisée, Martin Abega, SG de Chanas a relevé que le personnel navigant de la Camair n’était pas couvert par la police souscrite auprès de Chanas et Privat par la Camair.
Accusation de Marafa
Au sujet de la condamnation de Marafa il se réjouit de ce que la moralisation dans la gestion de la chose publique prescrite par le président de la République soit en marche.
« Le ministre d’Etat venait d’être reconnu coupable de dépravation et de prévarication par milliards. Il se présentait naturellement comme le gardien de la richesse nationale, donneur de leçons, directeur de consciences. Je dis la chose suivante : il est plus facile de voir la paille prétendument planté dans l’œil de l’autre que de voir la poudre effectivement planté dans son œil. Je refuse d’engager le débat, j’ai dit le fait, j’ai dit la vérité », déclare-t-il.
« Si j’étais accusé par un saint homme, un homme propre, ajoute-t-il, je serais descendu sur le terrain du droit, ou même m’expliquer devant les journalistes. Mais, de grâce, pas celui qui est reconnu coupable de dépravation, parce que je pense que, moralement, il n’est pas qualifié de le faire. »
Beaugas-Orain Djoyum






































