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Les commerçants du marché de Kyé-Ossi, ville frontalière camerounaise qui s’ouvre aussi bien sur la Guinée Equatoriale (Ebebeyin) que le Gabon (Bitam), ont fermé leurs boutiques toute la journée du 24 novembre 2014, pour protester contre les tracasseries policière, douanière et communale, a-t-on appris de sources locales.

Les grévistes, qui sont allés jusqu’à exiger le départ des agents de la douane du poste frontière de Kyé-Ossi, entendaient ainsi dénoncer le racket des commerçants camerounais et de leurs clients équato-guinéens et gabonais par les agents de l’administration douanière, les policiers et les gendarmes. Les commerçants s’insurgent aussi contre le coût élevé de la redevance versée à la mairie de Kyé-Ossi pour l’occupation des espaces au marché.

Pour calmer la tension, le maire de la commune, Alain Bikoro Neme, a immédiatement promis une baisse des droits d’occupation des espaces au marché, en attendant de soumettre cette décision à l’assentiment du Conseil municipal, a-t-il précisé. La médiation entamée à la suite du mouvement d’humeur par le sous-préfet de Kyé-Ossi, M. Essimbi, a échoué.

Il a fallu l’arrivée sur les lieux du préfet du département de la Vallée du Ntem, Jean Roger Baourou Alim, pour calmer les manifestants, avec lesquels des négociations ont été aussitôt engagées et son encore en cours. Mise au point du préfet cependant : il est hors de question de faire partir les services de la douane à cette frontière, a-t-il prévenu.

Véritable plaque tournante des échanges commerciaux entre le Cameroun et les pays de la CEMAC, la ville de Kyé-Ossi, grâce à son marché, abrite 45% du nombre total des échanges transfrontaliers dans la région du Sud, et 26% de la valeur globale desdits échanges, selon une étude de l’Institut national de la statistique. Cette étude, en 15 jours, apprend-on, a recensé des échanges pour un montant total de 425 millions de francs Cfa.

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Depuis plusieurs années, la Guinée équatoriale se plaint des interférences des réseaux des pays voisins observées dans ses villes frontalières avec le Gabon et le Cameroun. «Certaines populations à Ebebeyin (capitale de la province du Kyé – Ntem en Guinée équatoriale, ndlr) utilisent même les cartes SIM du Cameroun, notamment Orange Cameroun », a confié à l’agence Ecofin Cándido Muatetema Baita, le directeur général adjoint de l’Organe de régulation des télécommunications de la Guinée équatoriale (Ortel), en marge de la Conférence des postes et télécommunications de l’Afrique centrale (Coptac) tenue le 26 mars dernier à Yaoundé.

D’après Cándido Muatetema Baita, « à la frontière Guinée équatoriale – Cameroun, notamment à Ebebeyin en territoire guinéen, les opérateurs de téléphonie mobile basés au Cameroun opèrent en Guinée équatoriale. Ces opérateurs camerounais ont installé leur pylône tout juste à la frontière et leur réseau arrive dans notre pays. Cela crée des interférences avec les réseaux installés en Guinée équatoriale ».

Le pays a déjà saisi officiellement ses voisins pour trouver une solution à cette situation qu’il a, à nouveau, présentée à la Coptac. « Nous sommes venus avec un thème que nous souhaitons débattre à la Coptac : c’est l’interférence des ondes des opérateurs de télécommunications aux frontières Guinée équatoriale – Cameroun et Guinée équatoriale – Gabon. Nous voulons trouver une solution à ce problème, non seulement dans nos frontières, mais aussi dans toutes les frontières des pays de l’Afrique centrale », a-t-il affirmé.

Un problème qui, à son avis, fait perdre des devises à la Guinée équatoriale. « A Ebebeyin, le signal des opérateurs gabonais et camerounais est plus fort que le signal des opérateurs de la Guinée équatoriale qui n’y passe même pas. Il en est de même avec la ville de Mongomo à la frontière avec le Gabon où le réseau des opérateurs Gabonais inonde la ville. Tout cela coûte cher à la Guinée équatoriale. Et c’est le rôle de l’Ortel de défendre les intérêts de nos opérateurs locaux », relève-t-il.

B-O.D.

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Selon un rapport-bilan de la Direction générale du Trésor (DGTC) sur l’emprunt obligataire 2013-2018 lancé par l’Etat du Cameroun en décembre 2013, et pour lequel la somme de 80 milliards de francs Cfa a été mobilisée en deux semaines, 12,3% des souscriptions sont venus d’investisseurs équato-guinéens. Le pays d’Obiang Nguéma (photo) est de ce fait le premier pays étranger ayant répondu à cet appel public à l’épargne du gouvernement camerounais.

En effet, renseigne la DGTC du ministère des Finances, les autres pays étrangers recensés parmi les souscripteurs, à savoir le Congo (1,8%), le Gabon (1,2) et la Côte d’Ivoire (0,01%), n’ont véritablement pas cassé leur tirelire pour le Trésor public camerounais au cours de cette opération, leurs souscriptions cumulées ne représentant qu’un peu plus de 3% des participations reçues. Contre plus de 84% pour les investisseurs camerounais et 12,3% pour ceux de la Guinée Equatoriale.

Le classement par types de souscripteurs révèle pour sa part «que 648 entités ont participé à cette opération. Celles-ci sont constituées à plus de 90% par des personnes physiques qui ont obtenu une part de titres de 13,1%». En clair, bien qu’étant plus nombreux, les particuliers n’ont pas pu surpasser les entreprises, dont les souscriptions culminent à 86,9% de l’enveloppe globale.

En rappel, cet emprunt obligataire 2013-2018, le deuxième le l’histoire des finances publiques camerounaises après celui de 2010, a été introduit à la cote du Douala Stock Exchange (DSX) depuis janvier 2014, permettant ainsi au marché boursier camerounais d’ajouter une nouvelle ligne d’obligations à sa cote.

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Selon le quotidien gouvernemental camerounais, Cameroon-Tribune, les ministres camerounais des Affaires étrangères du Cameroun, Pierre Moukoko Mbonjo (photo), et de la Guinée Equatoriale, Agapito Mba Mekoui, ont annoncé le 17 janvier 2014, la réouverture de la frontière entre les deux pays côté équato-guinéen, laquelle avait été fermée le 31 décembre 2013 à minuit.

L’annonce a été faite au terme de la 5ème session du comité ad hoc de sécurité transfrontalière qui a réunit les responsables des deux pays dans la ville de Mongomo, en Guinée Equatoriale.

En rappel, les autorités de Malabo avaient décidé, le 31 décembre 2013 à minuit, de fermer leurs frontières avec le Cameroun et le Gabon, à l’heure exacte de l’entrée en vigueur du passeport biométrique CEMAC consacrant la libre circulation des hommes et des biens dans les six pays de cet espace communautaire.

Un accord de libre circulation auquel le pays d’Obiang Nguema Mbasogo avait donné son assentiment lors du sommet de Libreville de juin 2013, avant de faire volte-face en novembre 2013, au motif que les populations équato-guinéennes redoutent une «immigration massive» des autres ressortissants de la CEMAC.

La réouverture de la frontière à Kyé-ossi, ville transfrontalière entre le Cameroun, la Guinée-Equatoriale et le Gabon, puis à Campo, non loin de la ville de Kribi ; devrait relancer les activités commerciales dans ces deux localités camerounaises, où les échanges commerciaux avec les voisins équato-guinéens constituent la principale source de revenus des populations.

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Afriland First Group, le holding bancaire basé en Suisse, et qui chapeaute le réseau de banques contrôlé par le Camerounais Paul Kammogne Fokam (photo) et l’organisme néerlandais de développement (FMO), va créer une filiale au Bénin (pas de rachat de banque existante), après avoir récemment finalisé le rachat d’Acces Bank Côte d’Ivoire, consolidant ainsi sa présence sur le marché de l’Afrique de l’Ouest.

Selon des informations glanées auprès de sources autorisées au sein de ce groupe bancaire camerounais, l’entité béninoise d’Afriland First Group sera une filiale de la CCEI Bank Guinée Equatoriale (seule filiale qui garde encore le nom originel de la maison-mère), première banque au pays d’Obiang Nguema, et considérée comme étant le fleuron du groupe avec un résultat net de près de 13 milliards de francs Cfa en 2012.

A en croire nos sources, CCEI Bank Guinée Equatoriale a été mise en avant pour l’ouverture de la filiale béninoise du groupe Afriland, à cause de ses ratios jugés plus intéressants et susceptibles de favoriser une décision positive des autorités monétaires béninoises et du régulateur du secteur bancaire dans l’espace UEMOA.

En attendant tous les quitus administratifs qui ne tiennent apparemment que de simples formalités, l’immeuble devant abriter le siège de la filiale béninoise du groupe bancaire camerounais Afriland, révèle une source proche du dossier, a même déjà été inauguré depuis le mois de novembre 2013, en présence des chefs de l’Etat béninois, Boni Yayi, et équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Deuxième groupe bancaire en Afrique centrale derrière la Gabonaise BGFI, selon le classement 2013 des 200 plus grandes banques africaines, Afriland va ainsi ouvrir sa 11ème filiale en Afrique, en plus de ses bureaux de liaison en Chine et en France.

BRM

 

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Le quotidien gouvernemental camerounais, Cameroon Tribune, vient de révéler que, sur instructions des autorités équato-guinéennes, la frontière entre le Cameroun et ce pays voisin, dans la localité de Kyé-Osi, dans la région du Sud du Cameroun, est fermée depuis le 31 décembre 2013 à minuit.

Selon le journal, qui cite une autorité administrative camerounaise exerçant à la frontière Cameroun-Gabon, ainsi que des sources sécuritaires, la même décision a été prise en ce qui concerne la frontière entre le Gabon et la Guinée Equatoriale.

Des sources contactées surplace à Kyé-Osi, où la population vit essentiellement des échanges commerciaux avec la Guinée Equatoriale et le Gabon, confirment l’information, précisant que la fermeture de la frontière a cependant fait naître un commerce transfrontalier nocturne piloté par des contrebandiers avec la complicité d’Equato-guinéens.

La décision de Malabo, peut-on remarquer, est intervenue à l’heure exacte de l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2014, du passeport biométrique dans la zone CEMAC, document qui consacre la libre circulation des hommes et des biens dans cet espace communautaire qui compte le Tchad, le Gabon, le Congo, La Guinée Equatoriale, la République centrafricaine et le Cameroun.

Cette décision d’ouvrir les frontières aux membres de la CEMAC avait été prise en juin 2013 au cours d’un sommet à Libreville, au Gabon. Mais, en novembre 2013, le pays d’Obiang Nguéma Mbasogo (photo) a fait volte-face, au prétexte que la population équato-guinéenne craindrait «une immigration massive» en provenance des pays de la CEMAC les moins nantis.

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Selon une étude du Centre africain de recherche sur le bananier plantain (Carbap), le Cameroun produit régulièrement près de 2 millions de tonnes de banane-plantain, mais cette production nationale est consommée localement à seulement 60%, puisque les 40% restants sont exportés vers deux pays voisins que sont le Gabon et la Guinée Equatoriale, où les prix sont plus intéressants à l’achat.

Mais le Carbap craint que la production camerounaise de banane plantain baisse considérablement au cours des prochaines années, du fait de plusieurs facteurs : la pression foncière avec le développement des villes qui va raréfier les espaces cultivables, les changements climatiques et la qualité peu compétitive des variétés de plantain actuellement dans les champs.

Afin d’améliorer la production de cette denrée susceptible d’être transformée en 200 produits dérivés, selon les experts, le gouvernement camerounais a mis en place depuis bientôt 10 ans, le Programme de reconversion de la filière banane plantain, dont l’implémentation se heurte à de nombreuses difficultés structurelles. 

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La rédaction d'Investir au Cameroun a appris que des personnes malveillantes se faisant passer pour des journalistes de nos équipes, arpentent certaines administrations camerounaises en promettant la rédaction d’articles en leur faveur dans le magazine Investir au Cameroun. La rédaction d'Investir au Cameroun décline sa responsabilité sur les actes ou promesses que ces personnes pourraient poser à titre personnel dans l'optique d'en tirer des gains personnels. Elle invite par ailleurs les entreprises et administrations à faire preuve de vigilance. Seules les personnes dont le nom est indiqué dans l’ours sont habilitées à représenter le titre. La rédaction ne se fait jamais rétribuer pour ses articles.

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