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Yaoundé - 18 décembre 2017 -

Des sources internes à la Société nationale de raffinage (Sonara) confirment que le gouvernement prépare actuellement le démarrage des travaux de la deuxième phase de l’extension de l’unique raffinerie du pays. 

Pour parvenir à cet objectif, l’Etat a besoin d’un montant global de 397 milliards FCFA. Le gouvernement cherche toujours un partenaire pour le bouclage financier. Un peu comme lors de la première phase. La Sonara avait bénéficié d’un concours financier de Bgfi Cameroun. La banque avait accordé un crédit relais d’un montant de 143,5 milliards FCFA.

Pour l’heure, les travaux d’extension de l’unique raffinerie du Cameroun sont achevés avec le raccordement de la nouvelle installation à l’ancienne. La mise en service de la Sonara new-look, elle, est alors prévue pour cette fin d’année 2017. 

Cette première phase a débuté en mi 2009 et s’est poursuivie en 2017, avec la construction d’une unité de traitement des eaux usées en remplacement de l’ancienne, la construction de dix bacs de stockage de pétrole brut, d’huiles de base et des produits raffinés. Ce qui donnera à l’entreprise les moyens nécessaires pour assurer l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, en quantité suffisante, et éviter le recours aux importations (618 833 m3 de produits pétroliers en 2017).

S.A

« Build Operate and Transfer » (BOT). C’est le modèle de financement dont ont finalement convenu l’entreprise chinoise Hydrochina et le gouvernement camerounais, dans le cadre du projet de construction du barrage de Song Dong (280 MW) sur le fleuve Sanaga.

Le ministre de l’Eau et de l’Energie, Basile Atangana Kouna, explique que depuis 2016, année de début des négociations, « ce projet a été transformé en BOT au regard de la soutenabilité de la dette par l'Etat ». D’après le membre du gouvernement, le « Build Operate and Transfer » est une technique de financement où les prêteurs (la Banque de Chine, dans le cas d'espèce) acceptent de financer un projet en se basant uniquement sur sa rentabilité et sa valeur propres. Le remboursement du prêt pour le barrage de Song Dong, d’un montant de 375 milliards FCFA, dépendra alors principalement du cash-flow généré par le projet lui-même.

« Les études d’avant-projet détaillé sont terminées et doivent être validées par le gouvernement, ceci après le recrutement d’un bureau d’études techniques. Un accord de développement du projet est en cours d'élaboration entre le gouvernement et la partie chinoise », explique le ministre de l’Eau.

S.A

Le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, a présenté le 12 décembre, à Yaoundé, la stratégie du gouvernement camerounais pour mettre en place un système de couverture de santé universelle.

Selon le membre du gouvernement, la mise en place d’un tel système coûterait 1 300 milliards FCFA à l’Etat, pour un paquet de base de soins et services composé de 185 interventions et de 101 sous-interventions. Ce montant servirait dans les divers domaines de la médecine interne, la chirurgie, la gynécologie obstétrique, la pédiatrie, la stomatologie, la vaccination, etc.

« Nous avons mené d’autres études préalables, à savoir : la capacité contributive des Camerounais. Maintenant, nous pourrons dégager la part restante qui devra être mobilisée par l’Etat du Cameroun, au cas où tout le panier de base est mis en œuvre dès le départ. Ceci pour que, très rapidement, le gouvernement puisse proposer au chef de l’Etat la voie à suivre », a déclaré le ministre de la Santé.

En février 2017, le Comité technique national intersectoriel chargé de doter le Cameroun d’un système de couverture universelle de santé, a indiqué que le dispositif actuel d’Elections Cameroon (organe en charge des élections) pourra être sollicité pour mener à bien les opérations d'enrôlement biométrique. Pour ce qui est des contributions financières, elles seront prélevées automatiquement sur la pension par les services compétents des finances et du Trésor public pour les agents de l’Etat à la retraite. Tandis que pour ceux du secteur privé à la retraite, les prélèvements se feront sur la pension par la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps).

Dans le cas des travailleurs des secteurs informel et agricole, il sera question de majorer les taxes ou impôts du montant de la cotisation à l’assurance-maladie. Pour ce qui est des personnes pauvres et vulnérables, leur affiliation sera effectuée par les collectivités territoriales décentralisées, sur la base d’une méthodologie et des critères définis au niveau national.

S.A

 

Le ministre en charge de l’Economie et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze (photo), annonce que, dans le cadre des activités préparatoires au dénombrement principal de la population, un recensement pilote est organisé du 13 décembre 2017 au 13 janvier 2018. 

« Le recensement pilote est une phase de simulation du dénombrement de la population à petite échelle. Il vise à tester les procédures techniques, ainsi que le dispositif organisationnel du recensement, en vue d’apporter éventuellement des correctifs avant le dénombrement principal.», explique Louis Paul Motaze. Il précise que douze arrondissements dans les dix régions du Cameroun sont concernés par cette phase. Il s’agit de Ngaoui (Adamaoua), Kribi et Yaoundé 4 (Centre), Doumaintang (Est), Kalfou (Extrême-Nord), Nkondjock et Douala 5 (Littoral), Demsa (Nord), Misaje (Nord-Ouest), Bangouraing (Ouest), Lolodorf (Sud) et Bamuso (Sud-ouest). 

Le dernier recensement général de la population a eu lieu au Cameroun en 2005, mais les résultats n’avaient été finalement rendus publics qu’en 2009, à cause de multiples dysfonctionnements constatés au terme du processus. En effet, le 3ème recensement général de la population avait dénombré 17,4 millions d’habitants en 2005. Mais les projections faites au moment de la publication des résultats, selon l’Unfpa, indiquaient qu’il y avait 19,4 millions de Camerounais.

S.A

Le bureau au Cameroun du Fonds mondial pour la nature (WWF) et l'Association chinoise des entrepreneurs internationaux (Chinca, en anglais), ont réuni, le 13 décembre dernier, à Yaoundé, des entreprises chinoises impliquées dans la construction des infrastructures dans le pays.  

Au cours de cet atelier, a-t-on appris, il a été question de familiariser ces entreprises et autres sociétés d’investissements impliquées dans ces projets, avec les lignes directrices sur les infrastructures durables. 

En effet, depuis 2012, année du lancement d’un vaste programme de construction des infrastructures au Cameroun, les entreprises chinoises qui ont quasiment fait main basse sur les contrats y afférents, sont régulièrement critiquées pour leur non-respect des exigences environnementales inhérentes à la réalisation des grands projets.

BRM

Le ministère des Finances a récemment débloqué, en faveur d’Eneo, le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, une somme de 15 milliards de francs Cfa, au titre d’avance sur sa dette estimée à environ 100 milliards de francs Cfa, apprend-on de sources proches du dossier.

L’entreprise de production et de distribution de l’électricité a, selon nos sources, aussitôt dispatché cette enveloppe à ses propres fournisseurs, auprès desquels elle est lourdement endettée.

Il s’agit notamment de la société de distribution des produits pétroliers, Tradex, de la Société nationale de raffinage (Sonara) - deux entreprises qui approvisionnent souvent les centrales thermiques en carburant - et surtout de la société Kpdc, propriétaire de la centrale à gaz de Kribi dont les capacités de production ont été réduites de 100 MW (sur 216 MW), depuis novembre dernier, du fait du lourd endettement du principal client qu’est Eneo.

Pour rappel, les impayés de l’Etat vis-à-vis d’Eneo représentent aussi bien les consommations d’électricité facturées à l’Etat et ses démembrements, que le manque à gagner tarifaire accumulé depuis plusieurs années (depuis 2012, les tarifs d’électricité sont bloqués, alors que selon le contrat de concession, ils doivent être réajustés chaque année, en fonction des investissements réalisés par le concessionnaire). 

BRM

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Prélevée sur le Fonds spécial des télécommunications (FST), renfloué chaque année par les opérateurs en activité dans le pays, une enveloppe globale de 14 milliards de francs Cfa a été mise à la disposition de l’Agence nationale des TIC (Antic) sur la période 2016-2017, apprend-on de sources autorisées, au ministère des Postes et Télécoms.

Ces fonds ont servi, selon nos sources, à la réalisation des travaux et à l’achat d’équipements divers, dans le cadre d’un programme de sécurisation du cyberespace camerounais.

En effet, avec l’appropriation rapide des technologies de l’information et de la communication par la population camerounaise, au cours de ces dernières années, le pays est de plus en plus exposé à la cybercriminalité qui occasionne d’importantes pertes financières aux particuliers, aux entreprises et même à l’administration publique.

Selon l’Antic, parmi les activités cybercriminelles recensées au Cameroun, l’on cite le «scamming» (escroquerie financière sur Internet), le «skimming» (fraude à la carte bancaire), la fraude à la Simbox (boîtier électronique utilisé pour se faire facturer le trafic téléphonique international aux prix du tarif national), le «Web defacement» (modifications non autorisées de la page d’accueil d’un site web), ou encore le spoofing (usurpation d’identité), etc.

S’adressant aux gouverneurs des 10 régions du pays, au cours d’une conférence à Yaoundé, en août dernier, la ministre des Postes et Télécoms, Minette Libom Li Likeng, a par exemple révélé que depuis 2013, le Cameroun a connu 12 800 cyberattaques.

Brice R. Mbodiam

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A l’occasion de la signature de la convention de financement (1,7 milliard FCFA) relative au projet d’amélioration du débarcadère  et du marché de poissons de Youpwe, dans la ville de Douala, Louis Paul Motaze, le ministre de l’Economie, a émis le vœu, le 12 décembre, de voir la façade maritime de Limbé bénéficier aussi des financements japonais.

« Notre souhait le plus profond serait que la ville de Limbé bénéficie des mêmes infrastructures, de la part du Japon, dans les années à venir. Après Kribi, Douala, il ne reste que cette ville dans la façade maritime du Cameroun pour que tous les Camerounais puissent profiter de l’expérience et du savoir-faire japonais dans le domaine », a déclaré Louis Paul Motaze, à l’endroit de Kunio Okamura, l’ambassadeur du Japon au Cameroun.

De même, le ministre de l’Economie a invité le partenaire japonais à prendre des initiatives, en ce qui concerne le développement et l’intégration des filières et modules de formation spécifiques dans les instituts et écoles de formation en pêche et industries halieutiques. Ceci pour une utilisation optimale de ces infrastructures offertes par le Japon.

Louis Paul Motaze espère des retombées économiques si un marché de poissons est construit à Limbé. Car, cela va multiplier les échanges et amplifier l’activité de pêche et de commercialisation de ses produits, avec un pays voisin comme le Nigeria.

S.A

Le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Basile Atangana Kouna (photo), a révélé le 12 décembre, au Sénat, que l’Etat du Cameroun accuse des arriérés de paiement de 10,8 milliards FCFA dans le projet du barrage de Bini, à Warak (75 MW).

Comment en est-on arrivé là ? Basile Atangana Kouna a expliqué qu’un accord de prêt d’un montant de 182 milliards FCFA, en vue du financement de ce projet, a été signé avec la banque chinoise ICBC. Seulement, a révélé le membre du gouvernement, « le déblocage desdits fonds, au profit du projet Bini à Warak, a rencontré cependant d’énormes difficultés. En conséquence, nous ne parvenons plus à payer les décomptes des entreprises ».

Au total, le montant cumulé en attente de paiement s’élève à 1,9 milliard FCFA pour les décomptes et 8,9 milliards FCFA pour la prime d’assurance sur les deux ans. « Il est donc impératif, pour que les travaux reprennent, que les fonds du projet soient virés dans le compte Planut [Plan d’urgence triennal] du projet à la Caisse autonome d’amortissement pour le paiement des décomptes et que la prime d’assurance soit payée », a plaidé le ministre de l’Eau et de l’Energie.

Toutefois, le projet confié à l’entreprise chinoise Sinohydro Corporation Limited connaît une évolution, à travers la délimitation physique et juridique de l’emprise du futur barrage, la détermination du périmètre global évalué à 12 000 hectares, dont 8000 pour le réservoir du barrage et 4000 concernant le rayon de 50 km de ligne électrique, ainsi que les voies d’accès. Dans le même registre, l’élaboration du plan d’action de réinstallation, du plan de gestion des afflux sociaux et du plan d’engagement des parties prenantes est estimée à 80%. Les études d’impact environnemental et social de la voie d’accès et de la ligne électrique sont en cours.

Au titre des travaux préparatoires à l’exécution des ouvrages, la construction d’une base vie de l’entreprise adjudicataire a d’ores et déjà été réalisée à un taux estimé à 80%. L’avant-projet détaillé (APD) à soumettre au maître d’œuvre est également parvenu en fin d’élaboration. Le bureau d’études techniques a été recruté et mobilisé.

Sylvain Andzongo

La société française Vergnet Hydro et le gouvernement camerounais sont en négociations, dans le cadre d’un projet de construction de 3 000 forages dans le Nord-Cameroun.

Des sources autorisées au ministère des Marchés publics (Minmap) révèlent que ce projet, d’un montant de 25,5 milliards FCFA et déjà réalisé à 12%, est à l’arrêt, faute de financements. Des discussions ont donc été engagées entre le gouvernement camerounais et la société française Vergnet Hydro, spécialisée dans la construction, la réhabilitation et la maintenance des ouvrages hydrauliques, constituée en consortium avec une PME camerounaise. « Ce consortium vient avec son financement et promet, grâce à son professionnalisme, d’avancer rapidement », explique le Minmap.

Le ministère des Marchés publics affirme qu’un contrat commercial a déjà été signé et l’ensemble du dossier transmis au ministre chargé de l’Economie, pour la suite de la procédure. La même source indique que, conscient des contraintes du Programme de facilité élargie de crédit en cours avec le Fonds monétaire international, le ministère de l’Eau et de l’Energie a sollicité que ce projet soit inscrit sur la liste des projets prioritaires devant bénéficier d’un financement extérieur, pour l’année 2018.

Sylvain Andzongo

Selon le ministre camerounais des Mines, Ernest Gwaboubou (photo), la création de coopératives minières peut permettre aux communes de la région minière de l’Est du Cameroun, de mieux organiser et contrôler l’exploitation des ressources se trouvant dans leur sous-sol.

Aussi, au cours d’une récente rencontre des maires sur la vulgarisation du nouveau code minier, promulgué en 2016 après son vote à l’Assemblée nationale, ce membre du gouvernement a-t-il encouragé les exécutifs municipaux à mettre en place ce type de structure, afin de pouvoir tirer tous les avantages qu’offre la nouvelle réglementation en matière d’exploitation minière au Cameroun.

En effet, le nouveau code minier donne des marges de manœuvre beaucoup plus importantes aux collectivités locales, notamment grâce à la révision à la hausse de la taxe ad valorem, dont une partie revient aux populations riveraines des sites miniers.

BRM

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En droite ligne de son engagement pour la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques, le président de la République, Paul Biya, a pris part au sommet sur le climat « One Planet Summit », à Paris, le 12 décembre 2017.

Le chef de l’Etat camerounais a pris part, entre autres, aux tables rondes au cours desquelles, le président français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’il faut arrêter de discourir et agir. Il faut prendre des engagements fermes qu’il faudra respecter pour atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris sur le climat, a-t-il encore déclaré.

Pour sa part, Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’ONU, a relevé le rôle important de la finance internationale et des entreprises. Il a rappelé la responsabilité des pays développés dans le réchauffement climatique et appelé à accroître les financements en faveur des pays en développement. Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale, lui, a révélé des engagements financiers, dans le cadre de programmes en faveur de certains pays et régions. 

C’est sur un ton optimiste pour l’avenir de la planète, que le chef de l’Etat français a clôturé, dans la soirée, les travaux du sommet de Paris, non sans annoncer la création du « One Planet Coalition » rassemblant tous les acteurs de la lutte contre les changements climatiques et énoncer les douze engagements pris lors de ce sommet.

Il s’agit, entre autres, de la création d’une coalition pour la reconstruction des Caraïbes ravagés par des ouragans, la protection des terres et les ressources en eau, la mobilisation de la recherche et de la jeunesse en faveur du climat, l’objectif zéro émission, les révolutions sectorielles vers une économie décarbonée, etc. L’idée d’une évaluation annuelle a été également proposée par le chef de l’Etat français.

« A travers cette présence assidue, remarquable, le président Paul Biya a démontré une fois de plus l’intérêt qu’il attache à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris », commente la présidence de la République du Cameroun.

S.A

Reçu en audience, le 13 décembre 2017, à Yaoundé, par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana (photo), l’ambassadeur du Japon au Cameroun, Kunio Okamura, a révélé que des investisseurs japonais sont intéressés par le cacao camerounais, aussi bien pour son goût que ses vertus thérapeutiques.

«Nous savons très bien que le cacao du Cameroun est de bonne qualité. Il y a quelques entreprises de commerce (au Japon), qui s’intéressent au cacao du Cameroun. C’est la raison pour laquelle je suis venu voir avec le ministre du Commerce comment développer cette opportunité. Il y a beaucoup de possibilités. Les consommateurs recherchent davantage le cacao haut de gamme.», a expliqué le diplomate japonais.

Le cacao camerounais pourrait donc bientôt trouver un nouveau débouché au Japon, en plus des pays européens, notamment les Pays-Bas qui sont, jusqu’ici, la destination de plus de 70% des fèves camerounaises.

BRM 

L’explorateur pétro-gazier britannique Bowleven vient d’annoncer qu’il a conclu avec ses partenaires, les accords nécessaires pour forer, en 2018, deux puits d’évaluation sur le permis Etindé, qui couvre une superficie de 2316 km2 dans l’offshore camerounais.

Cette nouvelle annonce survient après deux reports successifs, en 2016 et 2017, et surtout une bataille rangée au sein du Board de cette entreprise pétro-gazière.

Cette bataille, apprend-on officiellement, s’est finalement soldée par l’exclusion de cinq administrateurs de la compagnie, sous la pression du fonds d’investissements Crown Ocean Capital, actionnaire de cette société pétro-gazière.

Parmi les responsables exclus se trouve Kevin Hart, l’ancien CEO de Bowleven, accusé d’avoir occasionné «de lourdes pertes dans le cadre d'une stratégie impliquant des activités d'exploration coûteuses au Cameroun». 

La nouvelle équipe dirigeante de Bowleven, à la tête de laquelle trône Eli Chahin, apprend-on, «devrait se concentrer sur les principaux actifs du Cameroun, y compris une participation de 20% sur Etinde», sur lequel Bowleven opère avec New Age et Lukoil.

BRM 

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Après 5 ans d’hibernation, le 2ème Forum tripartite Tchad-RCA-Cameroun sur les questions portuaires, s’est achevé le 12 décembre 2017, à Ndjamena, la capitale tchadienne.

Cette rencontre, qui a regroupé la communauté portuaire et les opérateurs économiques des trois pays, a été ponctuée par l’installation officielle du représentant du Port autonome de Douala (PAD) à Ndjamena. Un représentant à Bangui de l’entreprise publique camerounaise, chargée de la gestion du port de la capitale économique, la plus importante plateforme portuaire du pays, a également été désigné.

Selon les responsables du PAD, la désignation des représentants dans ces deux pays, participe d’une stratégie de reconquête des marchés tchadien et centrafricain, pour lesquels le port de Douala sert de plateforme de transit des marchandises.

Seulement, apprend-on, depuis quelques années, les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques centrafricains et tchadiens au port de Douala, ainsi que les tracasseries sur les corridors Douala-Ndjamena et Douala-Bangui, ont amené les importateurs et exportateurs de la RCA et du Tchad, à se tourner vers les ports du Soudan et de Cotonou (Bénin), pour le transit de leurs marchandises.

Cette situation, a-t-on appris au cours du forum de Ndjamena, a fait perdre au port de Douala 50% du marché tchadien, et un peu moins pour le marché centrafricain. Il est donc question, à travers la mise en place des représentations du PAD à Ndjamena et à Bangui, de repositionner le port de Douala sur les marchés tchadien et centrafricain.

«Les représentations devront sonder régulièrement le fonctionnement des corridors, afin de relever à chaud les entraves qui persistent et de les relayer rapidement à qui de droit», explique Cyrus Ngo’o, le directeur général du PAD.

Pour rappel, selon les statistiques de la douane camerounaise datant de 2013, environ 340 milliards de francs Cfa de marchandises tchadiennes transitent, chaque année, par le port de Douala, contre 55 milliards de francs Cfa de marchandises centrafricaines.

Brice R. Mbodiam

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La Banque africaine de développement (BAD) décaissera 66 millions d’euros (plus de 77 millions $) pour la construction d’un pont reliant le Cameroun et le Tchad. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué, lundi dernier.

La construction du pont de 620 mètres entre Yagoua (Cameroun) et Bongor (Tchad) s’échelonnera sur quatre ans. Il enjambera le fleuve Logone qui représente une frontière naturelle entre les deux pays.

Cette nouvelle infrastructure permettra de booster les échanges entre ces deux pays d’Afrique centrale. « En plus de ses retombées directes pour ses usagers et les habitants des villages environnants, le pont devrait libérer le potentiel économique dans les secteurs de l'agriculture, du bois et des minéraux, dans le nord du Cameroun et dans le sud-ouest du Tchad », a indiqué Ousmane Doré (photo), directeur général de la BAD pour la région Afrique centrale.

Notons que ce décaissement fait suite à la conclusion d’un accord de cofinancement entre l’institution panafricaine et l’Union européenne, en mars 2017. Celui-ci devrait permettre la construction de plusieurs infrastructures transfrontalières, afin de booster l’intégration économique dans la région. 

Sous la conduite du vice-ministre tchèque des Affaires étrangères, Ivan Jancarek, une mission d’opérateurs économiques tchèques séjourne au Cameroun, depuis le début de cette semaine, à la recherche de partenariats avec leurs homologues camerounais, apprend-on officiellement.

Après des rencontres avec des autorités camerounaises à Yaoundé, la capitale du pays, ces opérateurs économiques actifs dans des secteurs tels que le transport, l’armement, la sécurité, la logistique, l’eau et l’électricité, ont mis le cap sur la capitale économique où ils ont eu des séances de travail avec des hommes d’affaires locaux.

Cette mission au Cameroun intervient, environ 9 mois, après le séjour d’une délégation d’une dizaine d’opérateurs économiques camerounais en République tchèque, pays dont la coopération avec le Cameroun est, pour l’heure, très discrète.

BRM

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La révélation est du ministère camerounais de l’Economie. Au cours de la visite au Cameroun de Yu Jianhu, vice-ministre du Commerce chinois, du 29 novembre au 02 décembre 2017, des officiels camerounais ont mené un plaidoyer pour l’assouplissement des conditions d’octroi des financements, durcies par la Chine.

Une note du ministère de l’Economie révèle, à cet effet : « Il nous a été donné de constater un durcissement des conditions et un rétrécissement du volume des financements octroyés par Eximbank-Chine qui est le seul bailleur de fonds chinois en mesure d’offrir des financements à des taux concessionnels. Il est donc recommandé une action appropriée à l’égard des autorités chinoises (ministères chinois du Commerce et des affaires étrangères) ».

La même source ajoute : « A court terme, il serait souhaitable de mener le plaidoyer en vue de solliciter l’appui du gouvernement de Chine pour le financement additionnel de l’autoroute Yaoundé-Douala sur le guichet des prêts préférentiels et de respecter, autant que faire se peut, les engagements pris dans le cadre des conventions signées. A long terme, il serait donc indispensable de conduire des actions de lobbying afin de relever le volume des financements à mobiliser sur les guichets concessionnels et préférentiels ».

Pour comprendre le plaidoyer mené par le Cameroun, le ministère de l’Economie explique que la relation avec la Chine reste confrontée à d’énormes difficultés qui constituent des goulots d’étranglement. Notamment, le non-respect des clauses contractuelles par la partie camerounaise, d’une part, (cas de la modification des spécifications techniques de l’autoroute Yaoundé-Douala pour un montant de 277,7 milliards FCFA dans la première phase)  et les lenteurs dans le paiement du service de la dette (cas de Camtel pour le projet d’installation de 350 000 lignes CDMA pour un montant de 27,05 milliards FCFA), d’autre part.

En outre, la Chine reproche au Cameroun, le non-respect des engagements contractuels, par exemple dans le cadre des mécanismes de remboursement des prêts dédiés à la construction du port en eau profonde de Kribi  (243, 17 milliards et 301, 57 milliards FCFA) et à l’acquisition des avions MA60 (36,43 milliards FCFA).

La relation  de coopération économique entre la Chine et le Cameroun est vieille de plus de 40 ans (relation nouée en 1971). Ce partenariat a pris de l’envol en 2007 avec le financement des grands projets d’infrastructures et, à cette date, la Chine  apparaît comme le premier pays pourvoyeur de fonds au Cameroun. Ses interventions directes estimées à un peu plus de 3 000 milliards FCFA se font à travers les instruments financiers mis en place tels que les prêts et les dons octroyés à partir des différents bailleurs de fonds (Gouvernement de Chine, Export-Import Bank Of China, Industrial and Commercial Bank Of China, Bank Of China…etc).

Sylvain Andzongo

Le ministère camerounais des Relations extérieures informe que le Consul honoraire de l’Inde à Douala vient d’officialiser l’éligibilité du Cameroun pour le visa électronique (e-visa) indien.

Selon le Minrex, les touristes camerounais détenteurs d’un passeport ordinaire, qui voudraient se rendre en Inde, ne sont plus obligés d’aller au consulat à Douala pour un visa physique. Le Cameroun intègre ainsi officiellement la liste des pays dont les ressortissants peuvent bénéficier d’un e-visa indien. Mais il faut noter que cette facilité en ligne était déjà accessible pour le Cameroun, mais des compagnies aériennes opérant localement n’embarquaient pas des détenteurs de ce type de visa, sous prétexte qu’elles n’avaient pas encore reçu une notification officielle.

Désormais, les voyageurs camerounais qui font leur demande en ligne doivent le faire, au moins 4 jours avant la date d'arrivée. Le visa délivré n'est valable que pour une durée de 30 jours et pour une entrée unique sur le territoire indien. Lors du voyage, il faut transporter une copie du e-visa. Sur place, en Inde, l’on prendra les empreintes biométriques et la photo de l’impétrant  au service d'immigration.

S.A

En présentant le bilan de ses activités au Sénat, le 12 décembre, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie, Basile Atangana Kouna (photo), a donné l’information selon laquelle le Cameroun a fait recours aux importations au cours de l’année 2017, à l’effet de combler le déficit de production de la Société nationale de raffinage (Sonara).

Pour évoquer particulièrement le cas du carburant, a indiqué le responsable, le Cameroun a importé un volume global de 618 833 m3 de produits pétroliers, soit 286 400 m3 de super, et 246 000 m3 de gasoil, 63 535 m3 de DPK (Dual Purpose Kerosene), 6 257 m3 de fuel 1500 et 16 641 m3 de fuel 3500. Il a relevé que 78% desdites importations ont été réalisées par la Sonara, conformément aux instructions de la présidence de la République.

Pour ce qui est du gaz domestique, sur un volume global annuel des importations, évalué à 90 000 tonnes métriques (TM) de janvier à septembre 2017, 71 070 TM ont déjà été réalisées, soit un taux de réalisation de 79%. « Toutes les dispositions sont déjà prises au niveau du ministère de l’Eau et de l’Energie, en collaboration avec tous les organismes et sociétés sous tutelle, pour assurer la disponibilité du gaz domestique et du carburant à la pompe, en quantité suffisante pour passer les fêtes de fin d’année, en toute sérénité », a affirmé Basile Atangana Kouna.

S.A

L’explorateur pétro-gazier britannique Tower Resources, qui opère sur le bloc Thali, situé en offshore dans le Rio del Rey au Cameroun, vient de confier un contrat d’étude d’impact environnemental à la société camerounaise Cime Services Sarl, a-t-on appris officiellement.

«C’est un pas de plus vers notre objectif de lancer la production du pétrole sur le bloc Thali, dès que possible», a confié Jeremy Asher, le PDG de Tower Resources, avant de préciser : «Commencer le processus d’étude d’impact environnemental maintenant est important, pour permettre à Tower d'être en mesure de commencer le forage dans la seconde moitié de 2018».

Pour rappel, c’est le 15 septembre 2015 que la Société nationale des hydrocarbures (SNH), le bras séculier de l’Etat du Cameroun dans l’exploration et l’exploitation pétro-gazières, a signé un contrat de partage de production avec Tower Resources sur le bloc Thali.

Selon ce contrat, la planification des opérations de recherche pétrolière et gazière sur ce bloc prévoit l’acquisition des données sismiques 3D en 2016, et le lancement effectif des activités de forage, sur la période 2017-2018.

Au plan financier, Tower Resources pourrait investir, sur une période de 7 ans, près de 24 milliards de francs Cfa, afin d’explorer ce bloc couvrant 119,2 km² dans l’offshore camerounais.

Brice R. Mbodiam 

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Tout au long de cette année 2017, MTN Cameroun, le leader du marché du mobile dans le pays, et la filiale locale de l’équipementier suédois, Ericsson, ont collecté et transporté pour recyclage, en Afrique du Sud, une cargaison de 53 tonnes de déchets électroniques, dans le cadre d’un programme baptisé «Product Take Back», a-t-on appris officiellement.

«Nous pensons qu’il est important que nous prenions nos responsabilités pour l’élimination de nos équipements usagés, et ce programme était la meilleure approche pour atteindre cet objectif. MTN s’engage à respecter les trois axes prioritaires du développement durable à travers la création d’une valeur économique durable, la réduction de son impact environnemental et l’apport d’une valeur sociétale de manière durable et éthique», a déclaré Brahma Rudra Shankar, directeur technique de MTN Cameroun.

Et ce dernier de poursuivre : «en plus de permettre à MTN Cameroun d’honorer l’engagement quotidien qu’est la réduction de notre impact environnemental, ce programme a un impact positif sur nos clients. Car, il leur permet de réduire les coûts et risques associés à l’élimination des équipements électroniques usagés».

«Dans le cadre de nos activités mondiales d’économie circulaire pour l’élimination des équipements électroniques hors d’usage, nous sommes en mesure de recycler 98 % de tous les matériaux. Nous nous réjouissons de continuer à travailler avec MTN, à travers ce programme, en vue de construire un avenir durable au Cameroun», a confié, pour sa part, Olivier Vandermoten, directeur général d’Ericsson Cameroun.

BRM

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Le 12 décembre 2017, sur le marché de Londres, les transformateurs et autres chocolatiers se sont très peu bousculés pour signer des contrats d’achat de fèves, comptant pour le mois de décembre courant, rapporte l’agence britannique Reuters.

Alors que la date butoir pour la signature desdits contrats expirait ce jour-là, et en dépit des «remises spectaculaires» proposées par les vendeurs, les acheteurs se sont montrés réticents à signer des contrats, craignant de recevoir des fèves de qualité approximative, en provenance notamment du Cameroun, souligne la même source.

«C'est probablement le cacao le moins cher que vous pouvez acheter en ce moment», a confié un négociant, estimant que les fèves camerounaises représentent environ la moitié du cacao proposé actuellement sur le marché. «Mais, personne ne le veut vraiment», conclut le négociant susmentionné.

En effet, du fait de la qualité peu reluisante du cacao camerounais, réputé avoir une odeur de fumée, apprend-on, de nombreux chocolatiers européens ont tendance à préférer le cacao du Ghana et de la Côte d'Ivoire, les deux premiers producteurs mondiaux.

Brice R. Mbodiam

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La Société islamique pour le développement (SID), filiale de la Banque islamique de développement (BID) dédiée au financement du secteur privé, à travers le partenariat avec Afriland first Bank, vient d'ouvrir une ligne de crédit de 24 milliards FCFA pour le financement des Petites et moyennes entreprises (PME) au Cameroun.

« A travers ces financements, nous avons l’ambition d’être le partenaire stratégique du groupe de la BID en Afrique Centrale », explique Youssoufa Bouba, Directeur de la finance spécialisée chez Afriland et point focal des relations entre le Groupe de la BID et Afriland. Il indique que cette initiative rejoint la convention stratégique signée par le président de la China-Africa Development Fund, Chi Jianxin, et le président d’Afriland First Group management, Paul Kammogne Fokam, le 25 septembre 2017, avec comme objectif le développement des projets en Afrique.

Le partenariat signé en 2012 entre la BID et Afriland First Bank, pour la promotion des produits bancaires islamiques, a déjà permis de financer à hauteur de 20 milliards FCFA, des projets de PME et PMI (Petites et moyennes industries).

Sylvain Andzongo

Selon le ministère du Développement urbain et de l’Habitat du Cameroun, 60% du territoire de la capitale économique du pays est occupé par des quartiers d’habitat précaire. Aussi, le gouvernement ambitionne-t-il, apprend-on, de restructurer ces espaces qui représentent près de 700 hectares au total.

Il est concrètement question, explique-t-on au ministère du Développement urbain et de l’Habitat, de sécuriser le foncier dans ces quartiers, mais également de fournir aux populations qui y vivent, des services de base tels que l’eau, l’électricité et l’éclairage public.

Au plan national, a précisé le ministre Jean Claude Mbwentchou, environ 60% de la population urbaine du pays vit dans des quartiers d’habitat précaire, ce qui représente environ 6 millions de personnes.

BRM

«A ce jour, il n’y a plus rien à passer sur les comptes en rapport avec la fraude. Il n’y a plus d’impact, puisque nous allons renouer cette année avec un résultat net positif». C’est par ces propos qu’Alain Ripert, le directeur général (Dg) de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), a annoncé le 11 décembre 2017, à Yaoundé, la capitale du pays, la fin de la période de turbulences que traversait jusqu’ici la filiale camerounaise du groupe français Bpce, après la récente découverte d’un réseau de fraudeurs ayant délesté cette banque d’environ 50 milliards de francs Cfa en un peu plus d’une décennie.

Après ce scandale, à cause duquel la Bicec a dû clôturer l’exercice 2016 sur des pertes sèches officiellement estimées à 20,8 milliards de francs Cfa, cette institution bancaire présente au Cameroun depuis 55 ans va renouer avec les bénéfices en cette année 2017, avec un résultat net qui se situera «entre 6 et 7 milliards de francs Cfa», révèle Alain Ripert. Fort de cette reprise, le Dg de la Bicec projette d’ailleurs un résultat net «aux alentours de 10 milliards de francs Cfa en 2018».

A l’analyse, les performances enregistrées par la Bicec en 2017 sont consécutives à un dynamisme sur le marché du crédit. Puisque, soutient le Dg de cette banque, au 1er décembre 2017, l’institution financière, qui affiche un produit net bancaire de 66 milliards de francs Cfa, a accordé des crédits pour 500 milliards de francs Cfa (sur des dépôts estimés à 600 milliards de francs Cfa) à ses clients, soutenus en partie par la campagne Crédit scolaire (Cresco), qui a permis de distribuer 21 milliards de francs Cfa à 36 000 clients.

Dans le même temps, apprend-on, 18,4% de cette enveloppe de crédits sont allés aux entreprises privées du portefeuille de la Bicec, contre 20,6% aux particuliers, le reste étant l’apanage de l’Etat et de ses démembrements. 

Brice R. Mbodiam 

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Après une moyenne annuelle de 300 milliards de francs Cfa depuis 3 ans, le Trésor public camerounais va réduire ses activités sur le marché des capitaux en 2018, sur lequel il n’émettra que pour 260 milliards de francs Cfa de titres publics, l’année prochaine.

Cette disposition contenue dans la loi de Finances 2018, qui vient d’être votée par les députés, est en conformité avec les prescriptions des bailleurs de fonds, notamment du FMI qui s’inquiète du rythme auquel le Cameroun s’endette depuis quelques années, qui plus est à des taux non concessionnels. 

La réduction annoncée des émissions de titres publics sur le marché des capitaux en 2018, peut également s’expliquer par le renchérissement du crédit sur le marché des capitaux, notamment le marché de la Banque centrale des Etats de la Cemac, sur lequel le Cameroun est le principal acteur depuis 2011.

En effet, à cause de l’augmentation de la demande sur ce marché depuis 2 ans, en raison des difficultés de trésorerie auxquelles font face les Etats de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, RCA, Tchad, Guinée équatoriale), les taux d’intérêt exigés par les souscripteurs aux titres publics camerounais frôlent désormais 4%, après avoir culminé à 2,5%, pendant des années.

BRM 

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Dès janvier 2018, le bureau local du Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement camerounais lanceront officiellement le plan stratégique pays (PSP) 2018-2020, qui vise à améliorer la sécurité alimentaire des ménages dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est, officiellement considérées comme étant les plus pauvres du pays.

Pour ce faire, les deux parties ont convenu de la mobilisation d’une enveloppe globale estimée à 183 millions de dollars, soit près de 102 milliards de francs Cfa, a annoncé Abdoulaye Balde, le représentant résident du PAM au Cameroun.

Concrètement, apprend-on, ce plan stratégique devrait permettre, à travers diverses initiatives, de réduire la malnutrition sous toutes ses formes chez les enfants, de fournir des repas aux élèves des écoles primaires des zones ciblées, d’augmenter les revenus des petits exploitants agricoles et de mettre en place des infrastructures communautaires.

BRM

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Dans le cadre des activités marquant le 70ème anniversaire du Groupe Société  anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc), l’entreprise brassicole revendique la création de 200 000 emplois annuellement, dans divers secteurs.

 « En externalisant toutes les activités ne relevant pas de son cœur de métier, le Groupe Sabc promeut l’entrepreneuriat local. Cette stratégie permet d’offrir, chaque année, plus de 200 000 emplois dans la distribution, le transport et la logistique, les prestations locales, la sous-traitance », affirme l’entreprise. Selon elle, c’est une façon de faire confiance au savoir-faire et à l’expertise des Petites et moyennes entreprises (PME) camerounaises dans de nombreux domaines. Raison pour laquelle, par exemple, le groupe déclare qu’il s’approvisionne en gritz de maïs auprès de la Maïserie du Cameroun (Maïscam). Ce qui représente près de 10 000 tonnes de maïs exclusivement achetées auprès de l’agro-industriel camerounais Maïscam.

La Sabc affirme avoir investi 35 milliards FCFA en 2017. Ses impôts et taxes diverses reversés au Trésor public s'élèvent à 206,6 milliards FCFA. Avec un patrimoine estimé à 700 milliards FCFA, la Sabc compte actuellement 6 000 emplois au total dont 3 000 emplois directs au niveau de trois entités : les Brasseries, la Société camerounaise de verrerie (Socaver) et la Société des eaux minérales du Cameroun (Semc). Avec sept usines à travers le pays, le groupe contrôle 72 % des parts du marché de la bière du pays.  

S.A

Un décret présidentiel daté du 11 décembre 2017, a mis fin au cumul de fonctions  de Paul Elung Che (photo), jusqu'ici ministre délégué auprès du ministre des Finances et en même temps directeur général de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph), depuis octobre 2015.

En effet, le président de la République, Paul Biya, a nommé Okie Johnson Ndoh, directeur de la Csph en lieu et place de Paul Elung Che qui conserve néanmoins son poste ministériel. M. Ndoh est inspecteur d'Etat et a occupé les fonctions de directeur des affaires générales (DAG) au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Le nouveau directeur de la Csph a été nommé en même temps que son adjoint. Il s’agit de Véronique Manzoua, veuve Moampea Mbio. Elle est comptable de formation. Au moment de sa nomination, elle était Chef du service de l’exploitation pétrolière à la Csph depuis 2004. Née le 1er janvier 1947 à Batouri, ce médecin pathologiste est titulaire d’un doctorat d’Etat en médecine Humaine du Cuss (1978), et d’un diplôme d’Etat d’assistante sociale, obtenu en France, en 1971.

Avec la libéralisation du secteur pétrolier aval depuis 1998, la Cpsh, créée en 1974, assure l’approvisionnement régulier en hydrocarbures de l'ensemble du territoire national par la régulation des stocks et des prix. Elle assure également l’arbitrage nécessaire au maintien d’une saine concurrence entre les opérateurs du secteur.

Sylvain Andzongo

Dans une récente note de synthèse sur le secteur bancaire de plusieurs pays, l'agence de notation Fitch Ratings relève que l'encours des crédits accordés par les banques commerciales au Cameroun a progressé de 7,6% sur la période de 12 mois s'achevant à la fin du mois d'août 2017. Pour ce pays, cela représente une progression d'un peu plus de 231 milliards de Francs CFA, selon les données sur le crédit bancaire consultés par l’Agence Ecofin.

Au regard des besoins de financement de l'économie camerounaise, une telle avancée sur 12 mois peut paraître faible, mais elle survient dans un contexte difficile. Un segment non négligeable des crédits accordés par ces banques est celui du financement du commerce extérieur, notamment des importations qui approvisionne les marchés locaux en produits de consommation à hauteur de 70%.

Pour cela, les banques commerciales ont besoin d'accéder aux réserves de changes qui sont centralisées au niveau de la BEAC. Or l'accès à ces réserves de changes a été rendu difficile sur la période, en raison des limitations imposées, en vue de maintenir la stabilité extérieure de la monnaie (Francs CFA) qui s'était fortement dégradée en 2016.

Dans ce contexte, les banques commerciales n'ont pas eu d'autre choix que de se financer mutuellement, ainsi les taux des avances en devises sur le marché interbancaire a dépassé de 30% la moyenne officielle servie par la BEAC à la fin septembre.

L'autre défi qu'a connu le secteur bancaire camerounais tout au long de 2017 est celui du refinancement des titres publics, sur lequel la banque centrale a aussi imposé des limitations. Cette situation a conduit à un resserrement de la liqudité.

Fitch note par ailleurs, que les ressources de banques continuent d'être de court terme. Les dépôts de l'administration centrale ne représente que 22%. Un niveau en dessous de la moyenne des pays d'Afrique subsaharienne. Cette situation, du point de vue certains autres experts, ne facilite pas la réalisation d'importants financements à long terme.

Malgré ces défis de la conjoncture, l'agence de notation prévoit certaines améliorations dans le secteur bancaire camerounais. L'encours global des crédits accordés à l'économie devrait progresser entre 8% et 10% en 2018. Cette appréciation positive, qui est d'ailleurs assortie d'une perspective stable, s'appuie sur un ensemble d'arguments.

Le coût du risque se réduit. L’encours des créances douteuses a légèrement diminué passant de 14,1% à la fin de l’année 2016, à seulement 13, % à fin août 2017. C'est aussi un niveau qui se situe en dessous de la moyenne des pays de la CEMAC qui oscille entre 15% à 18%.

L'autre point positif, c'est le fait que la croissance économique, bien qu'en dessous des projections du gouvernement sur sa stratégie décennale s'achevant en 2020 (DSCE), se situera autour des 4,2%. Enfin la mise en place effective d'un crédit bureau et le lancement attendu d'une Caisse des dépôts et de consignation prévue pour les débuts de 2018, devrait améliorer la gestion des risques dans le secteur des banques.

Mais ces projections positives dépendent encore de plusieurs paramètres. Le gouvernement, dans sa lettre d'intention pour obtenir un programme avec le FMI, s'est promis d'assainir le secteur bancaire. Il était notamment question de réaliser un emprunt obligataire pour absorber certains arriérés. Rien n'a été fait dans ce sens et rien n’indique que cela se fera avant la fin d’année.

Aussi la stratégie du gouvernement camerounais pour soutenir certaines banques en difficultés n'est pas lisible. Or l’une des banques qui fait face à des difficultés est d'une importance systémique, selon des analyses du FMI. Le ministre des finances, lors d'une récente sortie sur le sujet, a indiqué que le gouvernement prendrait rapidement les mesures. Aucune information n'a plus été rendue par la suite.

Idriss Linge

A l’occasion de l’inauguration de son usine de production de vin, le 9 décembre, à Douala, Guillaume Sarra, le président de BVS (Boissons vins & spiritueux), a annoncé que la société va s’étendre dans l’ensemble des pays de la Cemac (Cameroun, Congo, RCA, Tchad, Guinée équatoriale, Gabon) mais aussi de la Ceeac (11 pays).

« Nous avons déjà ouvert au  Gabon, le mois dernier, une filiale qui aura la responsabilité de développer notre gamme de produits Pernod Ricard, aussi bien que notre production locale. Notre ambition, d’ici 3 ans, est d’exporter au moins 45% de notre production », a déclaré Guillaume Sarra.

A Douala, au Cameroun, l’objectif de l’usine qui a été ouverte, consiste, au cours de la première phase, à produire localement en important des vins en vrac en container, du monde entier, et de différents cépages et de les vinifier et assembler localement sous l’égide d’une œnologue. Avec l’appui technique du partenaire Castel Frères, l’ambition est de produire 10 millions de litres de vin par an et de desservir toute la Cemac dans un premier temps. 

« A ce stade, nous avons donc atteint notre premier engagement, à savoir un investissement de près de 10 milliards FCFA, et nous comptons 174 salariés », a déclaré Guillaume Sarra.

La 2ème partie de cette phase d’activité de production locale sera effective au cours du 1er semestre 2018, avec un investissement additionnel de 2 milliards FCFA qui consistera à lancer une gamme de jus de fruits avec le partenaire portugais Sumol Compal ainsi qu’une large gamme de spiritueux avec l’appui technique de Pernod Ricard.

A l’issue de ces 2 premières phases, BVS aura atteint ses engagements pris lors de la signature de la convention avec l’Etat du Cameroun, à savoir la création de plus de 200 emplois et un investissement de plus de 12 milliards FCFA.

S.A

L’ambassade du Japon au Cameroun annonce que le gouvernement japonais vient de mobiliser 1,357 milliard de yens (6,6 milliards FCFA), pour le projet d’amélioration du débarcadère et du marché aux poissons de Youpwè, dans la ville de Douala, sous forme de don.

«Ce projet permettra d’assurer le transport efficace du poisson à Youpwè, de moderniser le site de Youpwè, de faciliter son accessibilité et de renforcer la capacité et la qualité de fourniture de poissons dans la ville de Douala », explique l’ambassade du Japon. Elle ajoute que cette coopération s’inscrit dans la droite ligne de l’engagement du Japon à soutenir la promotion de la diversification de l’économie camerounaise, conformément au plan de mise en œuvre de la Déclaration de Nairobi de la Ticad 6 (sixième conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique).

En dehors d’être un lieu d’approvisionnement en produits halieutiques, Youpwè est également un centre de transit de poissons fumés vers les autres marchés du Cameroun. Les tonnes de poissons frais et fumés qui y sont vendus sont essentiellement le produit d’une pêche artisanale.

Le nouveau Haut-Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, Rowan James Laxton (photo), a été récemment reçu en audience, à Yaoundé, par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi.

Au sortir d’un entretien d’une heure avec son hôte, Rowan James Laxton, en poste depuis un mois au Cameroun, s’est exprimé en ces termes : «c’est ma première rencontre avec le ministre, nous avons discuté des opportunités et des défis dans le domaine des travaux publics. C’est maintenant ma responsabilité en tant que Haut-Commissaire britannique de trouver les moyens, d’identifier les partenaires qui puissent accompagner nos amis camerounais dans ce domaine ».

Cette promesse de Rowan James Laxton s’inscrit dans le sillage de son prédécesseur Brian Olley. Ce dernier a laissé en projet des investissements britanniques portant, pour l’essentiel, sur quatre secteurs d’activité. Il s'agit du projet de construction de plus de 5300 logements sociaux à Douala, Yaoundé et Kribi ; l'extension des activités du concessionnaire Eneo dans le domaine de l’énergie ; la construction des adductions d’eau dans 13 villes camerounaises, et la mise en place d’un système de visa électronique au Cameroun par une entreprise britannique. Les conventions de financement pour tous ces projets portent sur un montant global de près de 150 milliards FCFA.

S.A

Face à la Commission des finances du Sénat, le 10 décembre, le ministre de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu), Jean Claude Mbwentchou, a reconnu que l’Etat du Cameroun doit de l’argent à la Société Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam).

Jean Claude Mbwentchou a révélé que Hysacam revendique des arriérés de « plusieurs milliards FCFA » dans le cadre du contrat sur le ramassage des ordures. Le Minhdu a dévoilé que le Premier ministre, Philémon Yang, a instruit le ministre des Finances de procéder à l'apurement desdits arriérés et son département ministériel, qui assure la tutelle technique de cette société, suit attentivement le dossier. Jean Claude Mbwentchou a aussi fait état de ce que le gouvernement a décidé de mettre fin au monopole de Hysacam et d’ouvrir le secteur dont elle est en charge à la concurrence.

C’est depuis 2016 que la société Hygiène et salubrité du Cameroun a officiellement déclaré des tensions de trésorerie. Conséquence, sur la centaine de camions affectés à la collecte des ordures dans la capitale camerounaise, Yaoundé, à peine 10 étaient fonctionnels. La société peine encore à collecter les quelque 1 300 tonnes d’ordures ménagères produites à Yaoundé, chaque jour.

Sylvain Andzongo

L’Assemblée nationale du Cameroun a adopté, le 8 décembre 2017, le projet de loi de Finances 2018, proposé par le gouvernement, qui s’élève à 4 513,5 milliards de francs Cfa.

Adoptée sous les sifflets de certains élus de l’opposition, la nouvelle enveloppe budgétaire est en hausse de 139,7 milliards de francs Cfa en valeur absolue (3,2%), par rapport aux 4 378,8 milliards de francs Cfa, de l’année 2017.

Adossée à une prévision de croissance économique de 4,2%, cette enveloppe budgétaire consacre une augmentation de la pression fiscale vis-à-vis des entreprises, avec le relèvement de certains impôts et taxes, dans un contexte marqué par la baisse des recettes pétrolières.

BRM

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Si leurs exploitants ne se mettent pas en conformité avec la réglementation en vigueur au Cameroun, dans un délai de trois mois, le ministère des Postes et Télécoms procédera au démontage, aux frais des exploitants, de toutes les installations radioélectriques se trouvant sur le Mont Mbankolo qui surplombe la capitale camerounaise.

Cette mise en garde est contenue dans un communiqué que vient de publier la ministre des Postes et Télécoms, Minette Libom Li Likeng, qui révèle ainsi que certaines de ces installations sont exploitées en marge des normes établies.

Il en est ainsi, par exemple, des exploitants clandestins ne détenant pas de licence dûment délivrée par le ministère des Postes et Télécoms, ou encore des équipements non homologués et montés par des experts non agréés par le gouvernement, tel que le préconise la réglementation.

BRM

Dans le cadre de la 3ème phase de la construction du backbone national à fibre optique, 4000 km supplémentaires ont été déployés, au cours de l’année 2017, au Cameroun, révèle un rapport du ministère des Postes et Télécommunications.

Ces travaux ont permis de porter le linéaire total du pays à 12 000 Km, souligne la même source, tout en précisant que cette infrastructure des télécoms est également dotée de brettelles vers des pays tels que le Tchad, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Nigeria.

Entre 2013 et 2017, le Cameroun a pu doubler son linéaire de fibre optique, qui n’était que de 6 000 Km, il y a 4 ans, confirmant ainsi son statut de hub des infrastructures télécoms en Afrique centrale, avec une connexion à quatre câbles sous-marins (Sat3, Wacs, MainOne, ACE).

Par ailleurs, en partenariat avec la Chine, l’opérateur historique des télécoms du Cameroun, Camtel, conduit actuellement un projet de déploiement du tout premier câble sous-marin reliant l’Afrique à l’Amérique latine.

Brice R. Mbodiam

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Le 8 décembre dernier, un vol de la compagnie aérienne publique camerounaise, Camair-Co, a atterri à l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar, devenant ainsi l’un des tout premiers aéronefs à fouler le tarmac de cette nouvelle plateforme aéroportuaire, construite à 47 Km de la capitale sénégalaise.

 A bord de ce vol, qui permettait ainsi à Camair-Co de rouvrir la desserte de la capitale sénégalaise, après plusieurs mois de suspension pour cause de difficultés financières, a embarqué une belle brochette d’opérateurs économiques camerounais, en mission de prospection, a-t-on appris de bonnes sources.

Conformément à son plan de reconquête du ciel africain, après Libreville, Bangui et Dakar (qui sera desservie lundi, mercredi, vendredi et dimanche), la compagnie aérienne publique camerounaise prépare désormais son vol inaugural vers Abidjan, la capitale ivoirienne.

BRM

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La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), bras séculier de l'Etat camerounais en matière de sécurité sociale, annonce la réduction des délais de télédéclaration des cotisations sociales, de 24h à 1 heure. Soit un gain de presqu’une journée de travail.

 « Il s'agit plus concrètement du débit des comptes cotisant suite à télédéclaration et de l'alimentation des comptes individuels dans l’application EnergiZer », explique la Cnps. Elle espère que cette utilité exprimée en matière de réduction du délai d'attente des clients/usagers, dans le cadre du traitement des dossiers de prestation et d'APS (Attestation pour soumission), participera substantiellement à l'amélioration de la qualité de service rendue aux usagers.

C’est depuis 2014 que la Cnps a lancé la télédéclaration. Cela consiste pour l’employeur et le travailleur à enregistrer leurs informations dans le lien pré-immatriculation employeur ou pré-immatriculation assuré, avant le dépôt de leur dossier physique. De même, il est possible sur le site web de la Cnps pour l’employeur ou pour l’employé, de contrôler l’historique du paiement des cotisations sociales et de connaître en temps réel leur situation débitrice, à travers un code d’accès sécurisé et personnalisé.

S.A

La société China Machinery Engineering Corp (Cmec) a annoncé, le 6 décembre 2017, sur la bourse de Hong Kong, avoir conclu avec le gouvernement camerounais, le 1er novembre dernier, un accord pour la construction d’une centrale hydroélectrique de 84 MW à Ngoyla, localité située dans la région de l’Est du Cameroun.

Le projet, qui coûtera plus de 220 milliards de francs Cfa (398 millions de dollars), est assorti de la construction d’une ligne de transport d’énergie. Les travaux seront réalisés, apprend-on, sur une période de 57 mois.

Cependant, précise la China Machinery Engineering Corp, les travaux proprement dits ne pourront démarrer  qu’après la «satisfaction de certaines conditions».

Doté d’un impressionnant potentiel hydroélectrique, le Cameroun fait cependant face à un lourd déficit de production, que le gouvernement tente de résorber à travers la construction de barrages et centrales dans le pays, à la faveur d’un vaste programme d’investissements lancé en 2012, et sur lequel les entreprises chinoises règnent en maîtres.

BRM  

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Le ministre camerounais de l’Habitat (Minhdu), Jean Claude Mbwentchou, a reçu le 4 décembre à Yaoundé, Tang Lezhen, la Directrice générale de la SNC Shenyang (Société nationale de Chine pour la coopération internationale économique et technique de Shenyang), en charge de la construction de 3 200 logements sociaux au Cameroun.

La délégation chinoise a annoncé la commercialisation de 1 520 logements dès 2018. Et concernant spécifiquement la deuxième phase de construction de 3200 logements (qui pourraient passer à 3400 selon le Minhdu), Mme Tang a révélé que les détails techniques sont déjà discutés avec le chef du projet, et porteront sur la livraison de trois types de logements : haut standing, moyen standing et sociaux.

«Quant au volet financier, Jean Claude Mbwentchou a dévoilé que Eximbank, qui a géré la première phase, ne voulant plus financer la deuxième, des démarches sont en cours avec les banques commerciales », révèle le ministère de l’Habitat. Les détails n’ont pas été donnés pour ce qui concerne les banques commerciales sollicitées ou encore le montat recherché par le gouvernement camerounais

Pour mémoire, c’est le 18 mai 2016 que Jean-Claude Mbwentchou a signé avec les responsables de la société chinoise Shenyang, un contrat de partenariat pour la réalisation d’un projet de construction de 3 200 logements sociaux au Cameroun.

S.A

Le ministre camerounais de l’Industrie, Ernest Gwaboubou, a procédé le 7 décembre 2017 à Douala, la capitale économique du pays, à l’inauguration d’une unité d’embouteillage de vins, investissement de 12 milliards de francs Cfa porté par la société Boissons, Vins et Spiritueux (BVS).

Fruit de la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun, qui accorde aux investisseurs des exonérations allant de 5 à 10 ans, cette unité agro-industrielle, apprend-on, ambitionne de mettre sur le marché de l’Afrique centrale, environ 10 millions de litres de vins et autres spiritueux, chaque année.

Selon nos sources, dans son plan de développement, BVS prévoit de se lancer dans la production des jus de fruits, mais surtout de développer la viticulture au Cameroun, de manière à pouvoir avoir localement la matière première pour la production des vins.

Pour l’heure, la culture de la vigne est quasi inexistante dans ce pays d’Afrique centrale.

Cependant, dans un document du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) édité dans les années 70 et intitulé «Viticulture en région tropicale pour la production de raisin de table : aspects et possibilités», l’on découvre qu’avant l’indépendance, des vignobles privés ont existé dans des localités camerounaises telles que Babadjou (Ouest), Nanga Eboko, Ntui (Centre) et Mutengene (Sud-Ouest).

S’appuyant sur les réalités climatiques camerounaises, le même document postule que des variétés de vignes hybrides, en provenance notamment d’Amérique du Sud, peuvent trouver un terrain fertile aux confins de la ville de Ngaoundéré, et dans la localité de Bamenda, sans résultats spectaculaires cependant, précisent les chercheurs du Cirad.

Brice R. Mbodiam

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Réalisé depuis 2013 par Koica, l’Agence coréenne pour la coopération internationale, le plan directeur de développement des énergies renouvelables au Cameroun a été officiellement remis au gouvernement, le 7 décembre 2017, à Yaoundé, la capitale du pays.

Sur la base des recherches effectuées sur onze sites, situés dans les régions du Centre, de l’Est, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et du Sud, ce plan directeur révèle un potentiel pouvant permettre au Cameroun de tripler ses capacités de production, d’ici à 2030, soutient Yeon Je Ho, le responsable de Koica au Cameroun.

Pour rappel, le Cameroun revendique le 2ème potentiel hydroélectrique en Afrique, derrière la République démocratique du Congo. Mais, ce pays dans lequel l’éolien, le solaire et la biomasse constituent à peine 1% du mix énergétique, justifie d’à peine 1300 MW de capacités installées.

BRM

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Dans le cadre des festivités marquant actuellement le 70ème anniversaire du groupe Brasseries du Cameroun (Sabc) contrôlé par le Français Castel, l’entreprise brassicole affirme qu’elle soutient la filière agricole camerounaise.

« Depuis 70 ans, le Groupe Sabc a pris la décision stratégique de limiter ses importations de matières premières agricoles (sucre, maïs) pour favoriser le développement de l’agriculture camerounaise. », revendique la société brassicole. Elle révèle que la Maïserie du Cameroun (Maïscam), l’une des plus importantes unités agro-industrielles de la partie septentrionale du pays, est un modèle d’intégration industrielle réussie grâce à l’engagement des Brasseries du Cameroun, son principal client. Dans ce sens, le Groupe Sabc achète 10 000 tonnes de gritz de maïs/an, soit 100% de la production totale de gritz de maïs de Maïscam.

Le montant généré par l’achat de ces 10 000 tonnes de gritz de maïs n’est pas révélé, mais l’on sait que Maïscam se porte financièrement bien. Aussi, a-t-elle produit, cette année, sur une superficie de 2 500 hectares, au lieu des 1 500 hectares habituels. Par ailleurs, avec l’arrivée massive des réfugiés nigérians et centrafricains dans la partie septentrionale du pays, les commandes auprès de Maïscam, par le Programme alimentaire mondial (PAM), organisme onusien chargé de nourrir cette population estimée à environ 500 000 personnes, ont littéralement explosé.

S.A

Le président de la République, Paul Biya, a reçu, jeudi 07 décembre 2017,  le Haut-Commissaire de la République fédérale du Nigeria au Cameroun, Lawan Abba Gashagar (photo, à gauche), envoyé spécial du président Muhammadu Buhari.

Selon la présidence de la République, Lawan Abba Gashagar était porteur d’un message du chef de l’Etat nigérian à son homologue camerounais, relatif à la coopération entre les deux pays. 

Le diplomate nigérian a réfuté toute implication de son pays dans le climat de violence qui règne, depuis plus d’un an, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les deux régions anglophones du Cameroun. Il a précisé que le Nigeria ne soutient d’aucune manière les sécessionnistes qui revendiquent l’autonomie des zones anglophones sous le nom de baptême « Ambazonie ». Bien au contraire, a indiqué Lawan Abba Gashagar, le gouvernement nigérian est favorable au retour rapide de la paix au Cameroun et à la préservation de son intégrité territoriale.

Au sujet de la présence de certains leaders sécessionnistes dans ce pays voisin, l’émissaire nigérian a expliqué que des Camerounais résidant au Nigeria bénéficient, en ce moment, des clauses de notre accord bilatéral qui permettent aux ressortissants des deux Etats de résider pendant trois mois dans l’un et l’autre pays, avec exemption de visa. Cette réglementation leur impose, cependant, le respect scrupuleux des lois et règlements du pays d’accueil et leur interdit l’exercice d’activités de déstabilisation du pays d’origine.

Sylvain Andzongo

Le ministère camerounais des Postes et télécoms (Minpostel) vient de publier un rapport sur l’« état des lieux des normes des télécommunications et TIC au Cameroun ».

Selon ledit rapport, les administrations et entreprises dans le pays font usage de plusieurs normes encore non nationalisées (UIT-T G.703, UIT-T G.705, UIT-T G.732, etc), dans le cadre de la gestion des ressources du numérique. De manière générale, le Minpostel indique que les infrastructures du numérique au Cameroun peuvent être regroupées en quatre grandes zones d’intervention que sont la transmission (transport), le routage/commutation, l’accès et la cohabitation avec les autres réseaux viaires.

« Un autre challenge à relever par le secteur des télécommunications et TIC est relatif à l’interconnexion des systèmes propriétaires au Cameroun. En effet, plusieurs normes des Télécommunications et TIC sont utilisées au Cameroun par des équipementiers différents mais ne sont pas interopérables », peut-on lire dans le rapport du Minpostel. Qui conclut : « A terme, il ne sera pas possible de faire communiquer les différents systèmes, entravant ainsi le développement des projets de gouvernance électronique ».

Le ministère des Postes pense, par conséquent, que cette problématique mérite une profonde réflexion pour y remédier.

Sylvain Andzongo

Le directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Guy Ryder (photo), est attendu, ce 7 décembre 2017, à Yaoundé, la capitale camerounaise, apprend-on de sources internes au ministère du Travail et de la Sécurité sociale.

Au cours de son séjour en terre camerounaise, le Dg de l’OIT aura une séance de travail avec le ministre du Travail, Grégoire Owona ; rencontrera le Premier ministre, Philémon Yang ; et s’entretiendra avec les organisations des travailleurs et du patronat camerounais.

Au cours d’une conférence de presse que le patron de l’OIT donnera au Centre régional africain d’administration du travail (Cradat), à Yaoundé, Guy Ryder procédera au lancement officiel du rapport mondial sur la protection sociale des travailleurs.

BRM

Le palais des Congrès de Yaoundé, la capitale camerounaise, abrite du 19 au 21 décembre 2017, la 4ème édition des Journées nationales des PME, vient d’annoncer le ministre des PME, Laurent Serge Etoundi Ngoa (photo).

Cet événement organisé autour du thème «Promouvoir l’entrepreneuriat et les PME innovantes pour une croissance forte et inclusive», permettra à ces acteurs de l’économie camerounaise, d’exposer leur savoir-faire, et de débattre des problématiques majeures, en rapport avec leurs activités.

Pour rappel, selon le dernier recensement des entreprises effectué par l’Institut national de la statistique (INS), les PME constituent près de 90% du tissu industriel camerounais, mais font face à d’innombrables difficultés, dont l’une des plus poignantes est l’accès aux financements.

BRM

Le ministère du Développement urbain et de l’Habitat finalise actuellement une application numérique qui va permettre de recevoir les demandes, traiter et délivrer les permis de bâtir en ligne, a-t-on appris, au cours d’un séminaire à Douala, la capitale économique du pays.

Selon les experts tunisiens qui travaillent sur ce projet pour lequel le gouvernement camerounais a investi 300 millions de francs Cfa, l’application sera prête et opérationnelle dans la ville de Douala, dès le mois de janvier 2018.

Cette innovation va permettre de réduire les délais de délivrance de ce document administratif exigé à toute personne désireuse de bâtir une maison, mais pour lequel il faut souvent attendre plusieurs années, tout en subissant les tracasseries des agents des mairies, qui écument quotidiennement les chantiers.

BRM

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