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Yaoundé - 26 septembre 2021 -
Agriculture

Le Ceneema adopte un plan quadriennal de 50 milliards de FCFA pour booster la mécanisation agricole

Le Ceneema adopte un plan quadriennal de 50 milliards de FCFA pour booster la mécanisation agricole

(Investir au Cameroun) - Le 3 aout dernier, la directrice générale (DG) du Centre national d’études et d’expérimentation du machinisme agricole (Ceneema), Andrée Caroline Mebande Bate, a installé 50 nouveaux responsables nommés à la faveur du 27e conseil d’administration tenu le 4 juin dernier et par décision de la DG du 28 juillet. À l’occasion, ces derniers ont été chargés de mettre en œuvre le plan stratégique de l’entreprise de près de 50 milliards, adopté pour la période 2021-2025. Pour la première année, l’enveloppe requise est de 3,7 milliards de FCFA, contre 8,9 milliards de FCFA en 2022. Les enveloppes les plus importantes sont attendues entre 2023 et 2025, avec des besoins respectifs de 10,8 et 15,9 milliards de FCFA pour les deux premières années, et 10,4 milliards de FCFA pour la dernière année d’implémentation du plan stratégique.

Tel qu’indiqué par la DG, le plan stratégique du « nouveau » Ceneema va s’articuler autour « du développement et la valorisation du potentiel d’appui technique et d’accompagnement, de la dynamisation de la recherche et de l’expérimentation, de l’innovation et de la formation, du déploiement d’une gouvernance exemplaire et renforcement des partenariats et des capacités des acteurs ».

Créé en janvier 1974, le Ceneema n’a connu qu’un seul dirigent en 45 ans d’existence en la personne de Ernest Ela Evina. Pour sortir d’une quarantaine d’années de léthargie, le Ceneema a été réorganisé le 29 janvier 2019 par des textes du chef de l’État qui le dotent d’une direction générale et d’un conseil d’administration. Et le 6 décembre 2019, la DG et le président du conseil d’administration sont nommés.

Les nouvelles missions de cette structure ont été rappelées ce dimanche 8 aout par la DG sur les antennes de la CRTV-radio. « Notre première mission est la formation des formateurs, c'est-à-dire les enseignants des universités d’agronomie, des écoles et centres de formation du Minader (Ministère de l’Agriculture et du Développement rural, NDLR), la formation des utilisateurs que nous appelons vulgairement des tractoristes, la formation des maintenanciers, même des artisans locaux parce que la mécanisation ne va pas se limiter à utilisation des engins que nous allons importer. Il faut promouvoir la fabrication locale de certains équipements de mécanisation », développe la DG du Ceneema.

Usine de montage de tracteurs d’Ebolowa

Le Centre veut également développer le défrichement. « L’utilisation des tracteurs est limitée par le manque d’espaces mécanisables, et nous avons pour mandat de rendre certains espaces mécanisables », explique Andrée Caroline Mebande Bate. Il sera également question d’améliorer la recherche en mécanisation agricole. « Nous devons avoir des outils qui sont adaptés à nos zones agro écologiques. Cette recherche englobe des tests. C'est-à-dire, si une firme veut commercialiser de nouveaux équipements au Cameroun, nous devons d’abord les tester pour diagnostiquer quelles sont les pièces qui s’usent plus facilement pour donner des conseils », fait savoir la DG.

« Nous avons trouvé le Ceneema fonctionnel juste ici, seulement à la station de Nkolbisson qui est aussi le siège de la direction générale. La crise économique est passée par là et les antennes régionales avaient été abandonnées », explique Andrée Caroline Mebande Bate. Aussi la nouvelle direction a-t-elle entrepris de rouvrir les antennes de Nanga Eboko, Garoua, et Bamboui. A Nanga Eboko, la Ceneema a récupéré plus de 440 hectares concédés il y a quelques années à une entreprise chinoise pour un projet expérimental de riz. 16 pools agricoles ont aussi été rétrocédés par le Minader, ajoute la DG.

D’après un responsable du Centre, les négociations seraient avancées avec le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire pour que le Ceneema prenne en main l’usine de montage de tracteurs d’Ebolowa.

Ludovic Amara 

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