logoIC
Yaoundé - 07 mai 2021 -
Agriculture

Avec 240 hectares de champs détruits, les éléphants renforcent le spectre de la famine à l’Extrême-Nord du Cameroun

Avec 240 hectares de champs détruits, les éléphants renforcent le spectre de la famine à l’Extrême-Nord du Cameroun

(Investir au Cameroun) - Selon les estimations officielles, la superficie des champs dévastés ces dernières semaines par des troupeaux d’éléphants en divagation, dans les départements du Mayo-Danay et du Mayo-Kani, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, s’élèverait à 240 hectares, a-t-on appris du Quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune.

 « Le milieu naturel reconnu pour les éléphants est le parc de Waza, vaste de 153 000 hectares. Il y a une trentaine d’années, le problème ne se posait pas. Puis, en un temps, les éléphants se sont divisés en deux groupes (…) Il s’agissait de déplacements saisonniers, c’est-à-dire en périodes difficiles, pour aller dans des biotopes où l’on retrouve facilement de l’eau et des graminées. Grâce à leur horloge biologique, ces éléphants remontaient au parc de Waza le moment venu. Mais, compte tenu des changements climatiques, les conditions de vie deviennent plus rudes à Waza et les éléphants n’y retournent plus facilement », explique Jean David Ndjida, le délégué régional des forêts et de la faune pour l’Extrême-Nord.

L’invasion des champs par les éléphants, phénomène récurrent dans cette partie du Cameroun, fait davantage planer le spectre de la famine sur la région de l’Extrême-Nord. « Les éléphants ont détruit mon champ de sorgho sur une superficie de plus de 10 hectares. Je me disais que dans un mois, les épis seraient mûrs et que je ferais une bonne récolte cette année. Actuellement, il me reste un autre petit champ de 3 hectares. Je le surveille jour et nuit », confie une victime à Cameroon Tribune.

En plus des destructions provoquées par les pachydermes, cette région camerounaise est déjà en proie à une baisse de sa production céréalière depuis quelques années, non seulement du fait de la rudesse du climat, mais aussi de l’insécurité créée par les terroristes de Boko Haram. Ces derniers ont contraint les populations à déserter leurs villages, abandonnant du même coup leurs plantations.

BRM

22-compagnies-de-transport-inter-urbain-suspendues-au-cameroun-pour-exercice-illegal-des-activites
Le 4 mai 2021, le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Ngallé Bibehé Massena, a rendus publics deux communiqués officiels suspendant...
a-yaounde-le-poisson-a-fait-grimper-les-prix-a-la-consommation-finale-des-menages-au-mois-de-mars-2021
Selon l’Institut national de la statistique (INS), organisme public chargé de la production de la statistique officielle au Cameroun, l’indice des prix à...
les-exportations-de-bananes-du-cameroun-chutent-de-22-en-avril-2021-du-fait-de-la-contreperformance-de-php
Au cours du mois d’avril 2021, les producteurs de bananes en activité au Cameroun ont exporté au total 13 186 tonnes. Cette cargaison est en baisse de...
le-nouveau-quai-petrolier-du-port-de-douala-va-augmenter-de-6-000-tm-les-capacites-d-accueil-du-cameroun
Officiellement mis en service fin avril 2021, le nouveau quai pétrolier du port de Douala, dans la capitale économique camerounaise, va doper les...

A la Une du magazine


Investir au Cameroun n109 Avril 2021

Délestages Le DG d’Eneo s’explique


Cacao : cap sur la transformation


Business in Cameroon n99: April-2021

Outages ENEO’s director-general explains the situation


Cocoa: Time to boost processing

  1. Plus lus 7 jours
  2. partagés 1 mois
  3. lus 1 mois
next
prev