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Yaoundé - 04 mars 2021 -
Agriculture

Avec 240 hectares de champs détruits, les éléphants renforcent le spectre de la famine à l’Extrême-Nord du Cameroun

Avec 240 hectares de champs détruits, les éléphants renforcent le spectre de la famine à l’Extrême-Nord du Cameroun

(Investir au Cameroun) - Selon les estimations officielles, la superficie des champs dévastés ces dernières semaines par des troupeaux d’éléphants en divagation, dans les départements du Mayo-Danay et du Mayo-Kani, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, s’élèverait à 240 hectares, a-t-on appris du Quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune.

 « Le milieu naturel reconnu pour les éléphants est le parc de Waza, vaste de 153 000 hectares. Il y a une trentaine d’années, le problème ne se posait pas. Puis, en un temps, les éléphants se sont divisés en deux groupes (…) Il s’agissait de déplacements saisonniers, c’est-à-dire en périodes difficiles, pour aller dans des biotopes où l’on retrouve facilement de l’eau et des graminées. Grâce à leur horloge biologique, ces éléphants remontaient au parc de Waza le moment venu. Mais, compte tenu des changements climatiques, les conditions de vie deviennent plus rudes à Waza et les éléphants n’y retournent plus facilement », explique Jean David Ndjida, le délégué régional des forêts et de la faune pour l’Extrême-Nord.

L’invasion des champs par les éléphants, phénomène récurrent dans cette partie du Cameroun, fait davantage planer le spectre de la famine sur la région de l’Extrême-Nord. « Les éléphants ont détruit mon champ de sorgho sur une superficie de plus de 10 hectares. Je me disais que dans un mois, les épis seraient mûrs et que je ferais une bonne récolte cette année. Actuellement, il me reste un autre petit champ de 3 hectares. Je le surveille jour et nuit », confie une victime à Cameroon Tribune.

En plus des destructions provoquées par les pachydermes, cette région camerounaise est déjà en proie à une baisse de sa production céréalière depuis quelques années, non seulement du fait de la rudesse du climat, mais aussi de l’insécurité créée par les terroristes de Boko Haram. Ces derniers ont contraint les populations à déserter leurs villages, abandonnant du même coup leurs plantations.

BRM

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