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Yaoundé - 09 février 2023 -
Agriculture

Cultures vivrières : le Cameroun en ballotage défavorable au 1er trimestre 2023 à cause de la cherté des intrants

Cultures vivrières : le Cameroun en ballotage défavorable au 1er trimestre 2023 à cause de la cherté des intrants

(Investir au Cameroun) - Au Cameroun, la production des cultures vivrières devrait afficher une contre-performance au premier trimestre 2023, selon le test de conjoncture que vient de publier la Banque centrale des États de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

En effet, apprend-on de cette institution, « la production vivrière évoluerait défavorablement au premier trimestre 2023, qui est traditionnellement la période de faibles récoltes. En glissement annuel, la production vivrière baisserait également au premier trimestre 2023 du fait du manque d’engouement manifesté par les producteurs, qui sont démotivés par la flambée des coûts des intrants ».

Cela fait au moins deux ans que le secteur des cultures vivrières (manioc, pommes de terre, banane plantain, maïs, etc.) est en régression au Cameroun. En 2020, cette branche a décru de 3% en 2020 contre 3,7% en 2019, à cause de la crise sanitaire mondiale due au covid-19, la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et le Sud-Ouest qui sont des grands bassins de production et les effets néfastes du changement climatique.

Mais à chaque fois que le pays essaie de sortir de l’ornière, il y a une nouvelle crise qui vient fragiliser cette branche. Et depuis 2022, c’est désormais la crise des intrants (engrais, pesticides, fongicides, plants, semences…). Pourtant, en vue de diminuer les risques de pénuries, le ministère de l’Agriculture a encouragé, lors du lancement de la campagne agricole au premier trimestre 2020, la culture des vivres à cycle court.

Cette administration publique a ainsi mis à la disposition des agriculteurs 141 000 boutures de manioc certifié, 60 tonnes de semences certifiées de riz pluvial, 1,5 million de plants de bananiers, 200 tonnes de pommes de terre, 6 millions de plants de cacao ainsi qu’un appui au développement des cultures maraîchères. Mais ces investissements tardent à produire les résultats positifs escomptés.

S.A.

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