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Yaoundé - 29 septembre 2020 -

Abbas Mahamat Tolli (photo), le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), a signé le 22 septembre, une instruction déterminant la commission à prélever par la Banque centrale lors de l’exécution des transferts hors Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon Guinée équatoriale et Tchad).

Dans cette veine, indique le gouverneur, « le taux de la commission à prélever par la Banque centrale lors de l’exécution des transferts sortants hors de la Cemac pour le compte des intermédiaires agréés est fixé à 0,5% hors taxe du montant ». Cela vient en ajout du taux de commission appliqué par les établissements de crédit à leurs clients, qui ne peut excéder 1% hors taxe du montant conformément à l’instruction n° 002/GR/2019 relative à la tarification des opérations des transferts.

Par ailleurs, le taux de la commission à prélever par la Banque centrale lors des transferts sortants hors Cemac pour le compte des trésors publics nationaux et les sous participants aux systèmes et moyens de paiement détenteurs de comptes dans les livres de la Beac est fixé à 0,25% hors taxe du montant. Les directions nationales de la Beac sont chargées de la mise en œuvre de cette instruction qui prend effet à compter du 1er janvier 2021.

S.A.

Le ministère des Travaux publics (Mintp) annonce que la route Kribi-Grand Zambi (53 km), dans le Sud du Cameroun, sera livrée en mars 2021.

Pour l’heure, l’avancement global des travaux à la date du 28 septembre 2020 est de 52,34% pour les délais contractuels consommés de 86,68%. Concernant les ouvrages d’art, 114 dalots ont été achevés sur les 116 à construire. Pour ce qui concerne les ponts, six sont réalisés sur les sept que compte ce tronçon. Les terrassements sont achevés et la couche de fondation est mise en œuvre sur 38,5 km.

« Le chef de la mission de contrôle Safege Afrique centrale, Ahmadou Tejani, et HU Hao, le directeur des opérations de l’entreprise chinoise CGCOC group [en charge des travaux], fondent leur optimisme sur la disponibilité quasi acquise des matériaux destinés à l’achèvement des travaux, et la levée progressive des contraintes : les plus grandes difficultés sont pour l’instant le problème du déplacement des réseaux, celui d’expropriation, mais davantage les fortes pluies qui arrosent le département de l’Océan ralentissant sérieusement l’évolution des travaux », explique le Mintp.

La construction de cette route est financée par la Banque africaine de développement et le Budget d’investissement public à hauteur d’un peu plus de 33 milliards de FCFA. Cette infrastructure routière sur la nationale 22 vise, entre autres, à faciliter l’accessibilité du port en eau profonde de Kribi.

S.A.

Grâce à un partenariat avec l’Association des guides de tourisme camerounais, la mairie de la ville de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, vient de se doter d’un bureau d’information touristique, le premier du genre placé sous la direction d’une collectivité territoriale décentralisée, apprend-on.

À travers ce bureau, la mairie de la capitale camerounaise entend promouvoir ses richesses touristiques, à travers notamment l’accueil et l’information des touristes, ainsi que la production de différents supports de communication pour la promotion des sites et autres spécificités locales.

 La mise en place de ce bureau d’information s’est faite en marge de la célébration de la 41e édition de la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre 2020. Au Cameroun, cette célébration était placée sous le thème du « tourisme et le développement local ».

BRM  

Le 30 septembre 2020, le Trésor public camerounais clôture ses activités de recherche des financements sur le marché des titres publics de la Beac, pour le compte du 3e trimestre, par une émission de bons du Trésor assimilables à 26 semaines de maturité, annonce la Banque centrale des six pays de la Cemac.

Les souscriptions à cette opération, qui vise à mobiliser 20 milliards de FCFA, se font auprès des 21 banques de la zone Cemac, agréées par le ministère camerounais des Finances comme Spécialistes en valeurs du Trésor (SVT).

Articulées autour des émissions de bons du Trésor, les opérations du Cameroun sur le marché des titres de la Beac au cours du 3e trimestre 2020 ont été plutôt bien timides, par rapport au second semestre. Au cours de cette période, le Trésor camerounais a pu mobiliser un peu plus de 219 milliards de FCFA pour la première fois, par émissions de titres publics de 2 ans, 3 ans, 5 ans, 7 ans et 10 ans de maturité.

BRM

36,6 milliards de FCFA, soit 55,8 millions d’euros. Telle est l’enveloppe mise à la disposition du Cameroun entre 2009 et 2014, par la Belfius Banque, un établissement financier belge, a-t-on appris lors d’une audience du nouvel ambassadeur de Belgique au Cameroun, avec le ministre de l’Économie.

Selon les informations glanées au sortir de cette rencontre, qui a eu lieu le 24 septembre 2020 à Yaoundé, la capitale camerounaise, 93% de cette enveloppe a permis de financer le programme d’investissement de la Cameroon Water Utilities (Camwater), l’entreprise publique en charge de la production et la distribution de l’eau potable.

Éric Jacquemin, le nouvel ambassadeur de Belgique, entend à la fois diversifier et booster ces investissements au cours de son mandat, de même qu’il souhaite beaucoup plus d’échanges commerciaux entre les deux pays.

Pour rappel, au cours de l’année 2019, la valeur des échanges commerciaux entre le Cameroun et la Belgique se chiffre officiellement à 284 milliards de FCFA, sur un montant global de 6 249 milliards de FCFA représentant les échanges entre le pays et le reste du monde.

BRM   

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Dans le cadre de la 2e phase du projet d’appui au développement des filières agricoles (Padfa II), dont le ministère de l’Économie a signé un accord de financement (28,5 milliards de FCFA), le 25 septembre à Yaoundé, avec le Fonds international de développement (Fida), l’on a appris que le Cameroun veut booster, entre autres, la production d’oignons.

Ainsi, les prévisions du Padfa II portent sur un passage d’une production totale de 140 000 tonnes en 2013 à 200 000 tonnes en 2020. Pour ce faire, les familles productrices dans les zones du projet dans l’Extrême-Nord, le Nord, le Nord-Ouest et l’Ouest, recevront des semences certifiées : soit 88 320 tonnes d’oignons bulbes. Les autres résultats attendus sont : l’amélioration de la conservation, la transformation et la mise en marché des productions, le renforcement de la résilience et les capacités techniques et organisationnelles des producteurs de la filière cible. Sans omettre l’amélioration de la situation nutritionnelle des ménages.

Au cours de la phase I, le Padfa a permis de booster de près de 60% le revenu moyen des producteurs d’oignons. Les pertes après-récolte, initialement évaluées à 18%, ont baissé de 10% en un an. Dans le même temps, les prix des ventes collectives par les organisations paysannes, y compris les coopératives ont considérablement augmenté. Les oignons de 12 000 se vendent désormais à environ 45 000 FCFA, après quatre mois d’entreposage dans les nouveaux magasins de stockage.

Sylvain Andzongo

Après un léger répit, suite au succès d’un programme d’émissions de titres publics de moyen et de long terme, qui lui aura permis de lever 219,4 milliards de FCFA entre avril et juin 2020, le Trésor public camerounais annonce un nouveau programme de mobilisation des financements sur le marché monétaire, au 4e trimestre 2020.  

Dans un communiqué officiel signé par Samuel Tela, le directeur de la trésorerie à la direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire (DGTCFM), le ministère des Finances annonce qu’entre octobre et décembre 2020, le Cameroun ambitionne de lever une enveloppe totale de 180 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de la Beac.

La majeure partie de l’enveloppe, soit 120 milliards de FCFA au total, sera mobilisée au moyen d’émissions de titres publics de long terme. Concrètement, en octobre prochain, le pays émettra sur le marché monétaire deux obligations du Trésor assimilables (OTA), de 6 ans et 10 ans de maturité, pour lever 35 milliards de FCFA dans chacun des cas.

Une nouvelle émission d’OTA (25 milliards de FCFA), à 7 ans de maturité cette fois-ci, est prévue fin octobre, avant celle de novembre 2020. Cette dernière opération portera sur des OTA à 10 ans de maturité, pour une enveloppe de 25 milliards de FCFA.

Aux 120 milliards de FCFA que le pays se propose de lever grâce à des titres de long terme, s’ajouteront 60 milliards de FCFA, qui seront mobilisés par émission de bons du Trésor assimilables (BTA), qui sont des titres de court terme. Dans le détail, le Cameroun sollicitera les investisseurs du marché monétaire chaque mois pendant trois mois, pour lever chaque fois une enveloppe de 20 milliards de FCFA par émission de BTA à 26 semaines de maturité.

 L’exemple qui vient du Cameroun…

Avec ce nouveau calendrier prévisionnel des opérations du Cameroun sur le marché monétaire, le pays reste fidèle à sa nouvelle logique de recentrage sur le marché monétaire pour la mobilisation des financements de moyen et de long terme, au détriment du marché financier, dont les conditions sont jugées plus rigides.

Cette nouvelle stratégie implémentée dès le 2e trimestre 2020 par le Trésor camerounais a fait des émules dans la sous-région. « Pour la première fois, depuis le lancement du marché en novembre 2011, les émissions des États ont été dominées au cours de ce trimestre par les titres longs, en l’occurrence les obligations du Trésor assimilables (OTA), qui représentent 53,6% du total des émissions », souligne la Beac dans un récent rapport sur l’évolution du marché des titres publics.

Mieux, poursuit l’institut d’émission des six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, RCA, Tchad et Guinée équatoriale), cette prédominance des emprunts de long terme au 2e trimestre 2020 a même provoqué une recomposition de la structure du portefeuille de la dette des États sur le marché des titres publics. Ainsi, note la Banque centrale, ce portefeuille est désormais constitué majoritairement des titres longs (OTA), représentant 58,3 % du portefeuille global.

En effet, apprend-on, l’encours des OTA a doublé en un an, passant de 763,9 milliards de FCFA à fin juin 2019 à 1 513,4 milliards au 30 juin 2020. Dans le même temps, l’encours des BTA, lui, a progressé seulement de 14,9% sur un an, passant de 940,5 milliards de FCFA à 1 080,3 milliards de FCFA sur la même période.

Brice R. Mbodiam

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Dans un communiqué publié ce 28 septembre, Greenpeace qualifie « d’illégale », la plantation de palmiers à huile en cours de création à Campo et Niété, dans le Sud-Cameroun. Elle est opérée par l’entreprise Cameroun Vert SA (Camvert), appartenant au milliardaire camerounais Aboubakar al Fatih.

« Le projet de Camvert viole la loi camerounaise et les normes internationales », estime l’ONG internationale de défense de l’environnement. En novembre dernier, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute a retiré la zone de Camvert du domaine forestier « permanent ». « Pourtant, aucune des deux conditions juridiques préalables à un tel déclassement n’étaient remplies. Le déclassement de cette zone représente également une atteinte aux droits des populations locales consacrés dans la loi camerounaise. », soutient Greenpeace.

Dans un rapport, intitulé Les « petites illégalités » du processus de déclassement et de concession des 60 000 ha de forêt au profit d’une agro-industrie à Campo et Nyété paru en août dernier, Green Development Advocates informait en effet qu’« aucun décret déclarant l’utilité publique n’a été publié, et la version finale du rapport d’EIES (d’étude d’impact environnemental et social NDLR) n’avait pas encore été validé. »

Le 9 avril 2020, relate l’ONG, suite à ce déclassement, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, a approuvé le défrichage d’une zone initiale de 2 500 hectares sur les 60 000 hectares que Camvert cherche à « convertir » en plantation, une superficie égale à plus de six fois Dakar.

À en croire Greenpeace, la zone de Camvert borde le Parc national de Campo Ma'an, une zone cruciale pour la biodiversité. En plus des chimpanzés, ce parc contient d’autres espèces menacées à l’instar du pangolin géant, l’éléphant d’Afrique, des gorilles, des buffles, des léopards, des mandrills et une riche diversité de la flore.

Défense de Camvert

Dans son rapport décrivant le projet à Campo, Camvert se défend en indiquant qu’un plan de gestion environnementale et sociale (PGES) assorti du programme de surveillance et de suivi environnemental a été élaboré. Il en est de même des outils de contrôle et de surveillance.

« La mise en œuvre à court terme des mesures d’atténuation et de bonification est estimée pour les aspects que nous avons pu évaluer à deux cent neuf millions sept cent cinquante mille (209 750 000) FCFA. Ces coûts ne tiennent pas compte des activités (mesures) prévues dans le budget d’investissement du projet », déclare l’entreprise.

D’après Camvert, l’évaluation environnementale menée avec la participation des différentes parties prenantes a mis en évidence de nombreux impacts sur les composantes environnementales. Les principaux impacts positifs sont : la création des emplois et des activités génératrices de revenus (8 000 emplois directs et 15 000 emplois indirects) ; la réduction du déficit structurel en produits gras ; la promotion des activités du mécanisme de développement propre, l’appui à la mise en place de 5000 ha de plantations individuelles, collectives et communales, etc.

Comme principaux impacts négatifs du projet, l’entreprise admet : la dégradation de la qualité de l’air ; la pollution physico-chimique et bactériologique de l’eau et du sol ; la pression sur la ressource en eau et la perturbation du débit des cours d’eau ; la perte de la couverture végétale et déstabilisation de l’habitat de la faune ; la recrudescence du braconnage ; les risques de conflits avec les populations, hommes-animaux, etc.

Comme principales mesures d’atténuation, l’agro-industrie envisage la construction d’une station de traitement des eaux usées ; l’installation d’un silo au niveau du broyeur de la biomasse pour réduire l’envol des particules ; la prévention des cas de pollutions (carburants, huiles et eaux usées, déchets d’emballages et autres, boues de vidange, etc.) ; l’appui à la mise en place des projets d’élevages pour la consommation domestique ; la réalisation d’une étude sur les hautes valeurs de conservation…

Sylvain Andzongo

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Dans une circulaire datée du 11 septembre 2020, le ministre des Finances, Louis Paul Motazé (photo), rappelle à ses collaborateurs de la chaîne des dépenses publiques l’arrêt de l’apposition des visas budgétaires sur les projets de contrat à passer sur le budget des entités publiques à la date du 15 octobre 2020.

La suspension de ces visas, synonyme de l’arrêt des engagements sur le budget de l’État pour l’exercice courant, ne concerne cependant pas « les marchés pluriannuels et des marchés de fournitures, dont les délais de livraison n’excèdent pas un mois », souligne le ministre Motazé.

Hormis ces exceptions, écrit Louis Paul Motazé, « il reste entendu que toute autorisation de dépense ponctuelle ou automatique, qui serait transmise au-delà du 15 octobre 2020, ne serait pas recevable, sauf autorisation expresse du ministre des Finances ».

BRM

Par note de service datée du 21 septembre 2020, le groupe Compagnie financière africaine (Cofina) a officiellement annoncé la nomination du Camerounais Davy Nzekwa au poste de directeur central de la filiale congolaise. Avant sa nomination, M. Nzekwa était le directeur des ressources humaines du groupe, cumulativement avec ses fonctions de directeur général adjoint de la filiale gabonaise.

À compter du 1er octobre 2020, date officielle de sa prise de service au Congo, Davy Nzekwa entamera le chantier de la relance de la filiale congolaise de Cofina, « qui a connu quelques soubresauts suite à des facteurs internes et externes », apprend-on de bonnes sources. Cette mission est également confiée à M. Nzekwa dans un contexte marqué par la crise sanitaire du Covid-19, qui s’est muée en véritable crise économique dans de nombreux pays, et dont les conséquences sur les entreprises, notamment les PME, ont été dévastatrices.

« Comme me disait un de mes mentors cette semaine, on ne me confie pas la filiale la plus simple, au regard des crises économique et Covid-19 que traversent le Congo Brazzaville. Je lui ai répondu que l’on doit accepter en priorité les défis qui nous empêchent de dormir. Car, eux seuls nous permettent de réaliser tout ce qu’on a dans le ventre, et par conséquent de grandir », commente le nouveau promu.

Le groupe Cofina se présente comme un spécialiste de la mésofinance. Ce concept relativement nouveau dans le monde de la finance a pour objectif principal, apprend-on, d’offrir des services financiers de proximité à des particuliers et des PME exclus des circuits financiers traditionnels.

Réseau d’institutions de microfinance implantées dans des pays africains tels que le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire, le Congo, le Mali et le Gabon, le groupe Cofina ambitionne de s’étendre dans 16 autres pays africains au cours des prochaines années.

En plus de ses établissements de microfinance, le groupe Cofina contrôle également Cash Point Services (CPS), une société de services spécialisée dans la délivrance de produits et services financiers de proximité à des entreprises leaders dans leurs domaines respectifs.

Brice R. Mbodiam

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