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Yaoundé - 20 septembre 2019 -
Economie

Le taux d’exécution du budget d’investissement public du Cameroun baisse de plus de 10% au 1er semestre 2019

Le taux d’exécution du budget d’investissement public du Cameroun baisse de plus de 10% au 1er semestre 2019

(Investir au Cameroun) - La première session du Comité national d’exécution physico-financière du Budget d’investissement public (Bip) du Cameroun, au titre de l’exercice 2019, a été ouverte le 6 septembre dernier à Yaoundé, sous la présidence de Rosette Ayayi, présidente de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Cette réunion statutaire a fait le point sur l’exécution physico-financière du Bip au cours des six premiers mois de l’exercice en cours. Il ressort des premiers échanges que le taux d’exécution physique au 30 juin 2019 est de 42,27%, contre 52,31% au cours de la même période en 2018. Soit une baisse de 10,04 points entre les deux périodes.

Dans le détail, le Comité fait remarquer que les projets financés par les ressources internes (726,03 milliards de FCFA) ont été physiquement exécutés sur le terrain à hauteur de 39,25% au premier semestre 2019 contre 38,37% à la même période de l’année dernière, soit une hausse de 0,88 point. Cependant, l’exécution financière est de 33,90% au cours du premier semestre 2019 contre 46,47% l’année dernière, soit une baisse de 12,57 points.

S’agissant de l’exécution des projets financés par les ressources externes (775 milliards de FCFA), la synthèse des données collectées au terme du premier semestre de l’exercice donne à observer les performances ci-après : l’exécution physique des projets sur le terrain est 45,01% contre 63,39% à la même période en 2018, soit une baisse de 13,38 points ; l’exécution financière, elle, est de 45,75% contre 63,39% à la même période l’année dernière, soit une baisse de 17,64 points.

Les causes de la contreperformance

Selon le Comité, plusieurs difficultés justifient la contreperformance observée dans l’exécution du Bip au terme du 1er semestre 2019. Ces difficultés sont inhérentes aux procédures liées à la commande publique et l’exécution physico-financières des projets du Bip. À titre d’illustrations, indique le Comité, il y a eu des retards constamment observés dans les procédures de contractualisation des projets, le non-respect des plans de passation des marchés, la maturation insuffisante de certains projets inscrits dans le BIP, l’abandon des chantiers par certains prestataires en raison du paiement des décomptes, la faible appropriation des nouvelles procédures d’exécution des fonds de contreparties et des subventions d’investissement public, la crise sécuritaire persistante dans certaines localités du territoire national, etc.

En rappel, la situation globale de l’exécution du Bip au 31 décembre 2018 affichait une dotation de 1310,5 milliards de FCFA avec un taux d’engagement de 93,64%, un taux de liquidation de 89,72% et un taux d’exécution physique des projets de 76,36%. Au cours de cette période, plusieurs difficultés avaient été identifiées, entre autres : les lenteurs dans les procédures de contractualisation, en raison de la transmission tardive des dossiers d’appel d’offre en Commission de passation des marchés au niveau de certains départements ministériels et dans certaines régions ; le faible engouement des prestataires à soumissionner à la commande publique notamment en ce qui concerne les projets d’acquisition du matériel roulant et de construction des forges ; le non-paiement des décomptes entraînant l’arrêt de nombreux chantiers et le retard dans l’exécution des projets.

L’on avait aussi noté les retards dans l’engagement des crédits alloués à certains projets pluriannuels du fait des difficultés inhérentes à leur traitement ; le retard dans l’exécution des projets d’entretien routier dans certaines communes en raison de la sollicitation de l’exécution en procédure dérogatoire (gré à gré) ; la non tenue des comités techniques communaux dans certaines communes en raison, du non-déblocage des fonds alloués ou de l’indisponibilité de certains exécutifs communaux.

S.A.

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