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Yaoundé - 07 mai 2021 -
Economie

La Sodecoton accuse la nouvelle réglementation de change de plomber ses relations avec ses fournisseurs étrangers

La Sodecoton accuse la nouvelle réglementation de change de plomber ses relations avec ses fournisseurs étrangers

(Investir au Cameroun) - La Société de développement du coton (Sodecoton), qui encadre plus de 200 000 producteurs dans la partie septentrionale du Cameroun, peine à payer ses fournisseurs à l’étranger depuis septembre 2020, à cause des difficultés à effectuer des paiements en devises, apprend-on de sources internes à l’entreprise. Ces difficultés découlent des dispositions de la nouvelle réglementation de change en vigueur dans la zone Cemac, selon les mêmes sources.

« Nous sommes étouffés. Nous avons de l’argent, mais nous ne pouvons pas payer nos partenaires. Qu’on nous permette d’ouvrir un compte en devises. Nous sommes une entreprise bien structurée, dont les activités sont bien connues. Nous pouvons de ce fait être contrôlés sans difficulté », plaide un haut cadre de la Sodecoton.

Entrée en vigueur dans les six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) depuis le 1er mars 2019, la nouvelle réglementation de change provoque à nouveau des grincements de temps chez les opérateurs économiques et les banquiers depuis quelques semaines. Le 14 avril 2021 à Douala, la capitale économique camerounaise, cette réglementation a fait l’objet d’une concertation entre le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) et l’Association des professionnels des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam). Au sortir de cette rencontre, les parties ont réclamé son assouplissement.

Cette requête des opérateurs économiques et des banquiers est aux antipodes des prescriptions du Fonds monétaire international (FMI). Pour cette institution, l’application plus rigoureuse de la réglementation de change dans la zone Cemac devrait permettre d’améliorer les avoirs extérieurs nets de la sous-région. Ces avoirs devraient atteindre l’équivalent de cinq mois d’importations d’ici 2022, contre un peu plus de trois mois actuellement, projette le FMI.

BRM

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