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Yaoundé - 09 février 2023 -
Economie

Investir au Cameroun : Stratline donne le cap pour 2023 (entretien)

                                                                 « Petpenoun, l’un de ces magnifiques sites qui composent le Cameroun » « Petpenoun, l’un de ces magnifiques sites qui composent le Cameroun »

(Investir au Cameroun) - Depuis 11 ans, l’agence Stratline édite Investir au Cameroun avec pour misssion d’offrir aux acteurs économiques camerounais et internationaux une information fiable et utile, qui contribue à l’amélioration du climat des affaires. Yasmine Bahri Domon, directrice de l’agence, dessine les perspectives du média au seuil de l’année nouvelle.

IC : Cette année, « Investir au Cameroun » a battu tous ses records d’audience et d’engagement sur les réseaux sociaux. Qu’est-ce qui fait le succès de ce titre, selon vous ?

YBD : Effectivement, nous approchons les 400 000 visiteurs uniques par mois, 316 000 personnes sont abonnées à notre page Facebook, 81 000 nous suivent sur Twitter et plus de 15 000 reçoivent chaque jour notre lettre... Et ceci malgré le fait que la pandémie de Covid nous a contraint de suspendre la parution du magazine papier qui était principalement distribué dans les aéroports internationaux et dans les avions à destination du Cameroun.

Mais au-delà des chiffres, ce qui fait surtout le succès d’Investir au Cameroun, c’est ce précieux lien de confiance qui s’est tissé au fil des années entre le titre et ses lecteurs, au-delà des clivages culturels ou politiques, du petit entrepreneur camerounais jusqu’aux bailleurs de fonds internationaux. Pour cela, j’adresse un grand merci à toutes celles et ceux qui nous suivent et qui nous font confiance : ce titre existe et continuera de progresser grâce à vous et à votre soutien. Continuez à nous lire, à débattre sur nos réseaux sociaux, continuez à interagir avec nous et à nous challenger.

Je voudrais aussi remercier nos sponsors et nos annonceurs qui, non seulement permettent, mais aussi encouragent le titre à maintenir le cap et à délivrer des informations aussi fiables et documentées que possible.

IC : Doit-on s’étonner de la liberté éditoriale dont jouit ce titre ?

YBD : Pas vraiment car cette liberté a une contrepartie bien claire, c’est l’exigence de qualité de l’information, le souci de vérification des faits et l’impartialité. Ce sont les règles du jeu et tout le monde reconnait que nos journalistes s’acquittent de cette mission avec beaucoup de compétence et de conscience professionnelle.

IC : Quel objectif fixez-vous au titre pour l’année à venir ?

YBD : En plus de 10 ans, notre rédaction, qui est entièrement camerounaise, a suivi de multiples formations et a accumulé une solide expérience. Sous la direction d’Aboudi Ottou et d’Idriss Linge, elle produit une information aux standards internationaux. Alors peut-être est-il temps de proposer une lecture vraiment camerounaise de l’actualité africaine et mondiale. Une multitude de médias étrangers livrent leur point de vue sur l’Afrique. Nous sommes prêts à relever le défi d’une nouvelle rubrique qui offrira un point de vue africain et camerounais sur la marche du monde.

Et pour ce qui concerne le magazine papier, au vu des progrès rapides de la digitalisation, nous ne reprendrons sans doute pas la parution mensuelle. En revanche, nous envisageons des rendez vous ponctuels, des numéros thématiques liés à des temps forts de l’actualité nationale. 

IC : Avez-vous parfois subi des pressions durant ces 11 années ?

YBD : Un média, c’est un projet de vie. On l’imagine, on le crée. II prend vie, se nourit, grandit, évolue, murit… Il n’a pas été conçu pour ne durer qu’un temps, même s’il subit toutes les pressions de la vie, comme une personne.

Mais la première pression que nous ressentons, c’est celle que nous nous imposons nous-mêmes. Nous avons à cœur, avec notre partenaire Médiamania, de maintenir notre position de leader et de toujours nous surpasser. Faire évoluer le média : tant au niveau de la forme que du marketing et bien sûr de la rédaction.  

L’autre pression, comme pour tous les médias, c’est le financement. Il s’agit de conforter nos sponsors actuels et d’intéresser de nouveaux annonceurs.

IC : Vous qui êtes Tunisienne, pourquoi le Cameroun ? Quel est votre lien personnel avec le pays ?

YBD : Le destin… J’ai connu le Cameroun il y a 25 ans. Invitée à un événement au Cameroun, je me suis rendue pour la première fois en Afrique centrale, j’y ai passé 10 jours et je m’y suis fait des amis que j’ai toujours aujoud’hui. Je n’ai jamais oublié l’accueil qui m’a été réservé. C’était quand même le choc des cultures. Bien qu’africaine ma vision était biaisée. En Tunisie, bien souvent, sans vouloir dénigrer mon beau pays, les cultures d’Afrique centrale sont très mal connues, on véhicule souvent des idées préconcues. Heureusement les mentalités évoluent et les nouvelles générations sont beaucoup plus ouvertes à la découverte d’autres peuples.

Par la suite, à titre professionnel, j’ai eu la chance de pouvoir retourner au Cameroun, d’autres liens se sont créés et cela va faire 18 ans qu’ils perdurent. Et cerise sur le gateau, la vie a fait que j’ai épousé un homme qui a habité au Cameroun et qui a fait entrer dans ma vie une petite fille du Cameroun.

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