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Yaoundé - 17 décembre 2018 -
Entreprises

Le Camerounais Baba Ahmadou Danpullo est l’homme le plus riche d’Afrique francophone subsaharienne, selon Forbes

Le Camerounais Baba Ahmadou Danpullo est l’homme le plus riche d’Afrique francophone subsaharienne, selon Forbes

(Investir au Cameroun) - Selon l’édition africaine du magazine américain Forbes, l’homme le plus riche en Afrique francophone au Sud du Sahara s’appelle Baba Ahmadou Danpullo, de nationalité camerounaise, avec une fortune évaluée à environ 547 milliards de francs Cfa. Une fortune engrangée à coups d’investissement dans l’immobilier, les télécoms et l’agro-industrie, apprend-on.

En effet, l’on sait que cet ancien camionneur devenu milliardaire est actionnaire de Nexttel, le 3ème opérateur de téléphonie mobile du pays dans lequel il contrôle 30% des parts. Mais, Danpullo, dont les proches affirment qu’il possède plus de biens au Nigéria qu’au Cameroun, est plus connu dans son pays pour ses immenses plantations de thé de Ndawara, dans la région du Nord-Ouest, lesquelles permettent à Ndawara Tea Estates d’exporter le thé camerounais à l’étranger.

Son ranch de Ndawara compte également des milliers de têtes de bœufs, dont le plus gros avait été exposé lors du Comice agro-pastoral d’Ebolowa en 2011, lequel animal avait ébloui le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, sous le regard joyeux de Danpullo lui-même. Mais, en dehors de l’agro-industrie et des télécoms, l’homme le plus riche du Cameroun est crédité d’innombrables biens immobiliers au Nigéria, en France, en Suisse et en Afrique du Sud, dont deux «malls» à Cape Town et le «Marbre Towers» de Johannesbourg, un immeuble de 32 étages et de 152 mètres de haut, la 3ème plus grande tour au pays de Nelson Mandela.

En 2009, Baba Ahmadou Danpullo, qui n’hésite pas à faire don d’une enveloppe de 100 millions de francs Cfa au parti au pouvoir, le RDPC, s’est lancé dans la communication, en créant la chaîne de télévision DBS (Danpullo Broadcasting System). Il est actionnaire minoritaire au sein des entreprises publiques telles que la Sodecoton, les Aéroports du Cameroun (ADC) et a repris la filière thé de la Cameroon Tea Estates (CTE) dans le cadre d’une privatisation houleuse.

De sources concordantes, il a beaucoup manœuvré dans l’ombre pour le compte de l’entreprise philippine ICTSI, pour la concession du terminal à conteneurs du port en eau profonde de Kribi, qui a finalement échu à un consortium franco-chinois conduit par le groupe Bolloré. A en croire les mêmes sources, le très discret milliardaire de Ndawara, qui n’a pas une très bonne réputation en matière de respect des droits des travailleurs de ses entreprises, visait alors les 20% de parts à attribuer aux nationaux camerounais dans le cadre de cette concession, selon les exigences du gouvernement camerounais.

BRM

 

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