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Yaoundé - 23 octobre 2021 -
Finance

A la Cosumaf, le DG de la CNPS, Mekulu Mvondo, plaide en faveur de la crypto-monnaie et du bitcoin

A la Cosumaf, le DG de la CNPS, Mekulu Mvondo, plaide en faveur de la crypto-monnaie et du bitcoin

(Investir au Cameroun) - A l’occasion de la « Semaine de l’investisseur », un évènement dédié à l’éducation boursière organisé du 12 au 15 octobre à Douala, place boursière de la Cemac, le directeur général (DG) de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame (photo), a défendu les monnaies virtuelles (bitcoin et autres crypto-monnaies).

« Nous ne pouvons pas déclarer que la crypto-monnaie c’est casino. Non. Nous devons nous interroger pourquoi les gens y investissent. C’est cette paresse intellectuelle que nous devons dépasser et nous poser les questions. Peut-être qu’il faut juste encadrer la crypto-monnaie. Je ne suis pas économiste, mais du peu que je sais, en 2008, un bitcoin valait à peu près un dollar. C’est 50 à 60 mille dollars aujourd’hui. En pourcentage, ce serait effrayant, 20 000% ! On ne perd pas à envisager d’y aller. La Chine, c’est 60% de bitcoins. Il faut de la prévisibilité, la sécurité… ».

A en croire Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame, le bitcoin regorge des bénéfices « inimaginables », si bien que l’État, suggère-t-il, devrait, chaque année, dégager un milliard de FCFA pour cette monnaie. Les retombées, d’après lui, seraient « incalculables ». « Je vous invite à la réflexion. Nous avons une exigence de réponse. Celui qui est toujours en dessous subit. Tous ceux qui, chaque jour, découragent le bitcoin et parlent du financement du terrorisme, du blanchiment des fonds sont dans ce domaine. Nous, on se bloque, maintenus dans le conformisme infantilisant. Je m’adresse à la bourse, pourquoi pas un guichet crypto-monnaie ? Pourquoi ne pas placer un seau pour recueillir l’eau qui tombe ? », a conclu le DG de la CNPS.

Prudence des autorités

Tout est parti des réponses de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) et d’un responsable du ministère des Finances (Minfi) à la question d’un participant. Ce dernier a voulu savoir pourquoi les autorités monétaires au Cameroun, en général, et dans la Cemac, en particulier, sont réfractaires aux monnaies virtuelles qui attirent pourtant de nombreux Camerounais, ceci du fait des promesses de rendements fortement élevés (200% parfois).

« Nous n’interdisons pas la crypto-monnaie ou le bitcoin. Nous disons que ce sont des instruments que nous ne maîtrisons pas. Au moment où ils ont fait leur apparition, nos textes n’avaient pas pris cela en compte. Nous ne pouvons pas autoriser des instruments dont nous ne savons rien de la localisation, des serveurs ou des responsables. S’il y a un problème avec l’argent des épargnants on s’adresse à qui ? Raison pour laquelle, nous invitons à la prudence, car ce sont des instruments non agréés en zone Cemac. Nous travaillons encore sur des textes pour encadrer ces activités », a répondu la Cosumaf.

Financement du terrorisme

A son tour, la représentation du Minfi a déclaré : « Nous sommes dans un pays où il y a des règles. Nous ne pouvons pas autoriser que l’argent des épargnants soit misé dans des casinos dont nous ne maîtrisons pas les emplacements virtuels. On a eu des cas d’escroquerie dans ce pays et c’est vers l’État qu’es épargnants se sont tournés. Nous devons y aller avec prudence. Nous ne voulons pas d’autres MIDA [Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique, ONG crypto-actif ayant collecté une dizaine de milliards de FCFA auprès des épargnants camerounais avant de connaitre des difficultés en 2018] ».

Selon la toute première évaluation nationale des risques (ENR) de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, qui a bénéficié de l’appui technique de la Banque mondiale, les flux illicites liés à l’utilisation de la crypto monnaie par des terroristes au Cameroun ont atteint 160 milliards de FCFA en 2018.

Le document précise qu’au Cameroun, la crypto-monnaie la plus usuelle est le bitcoin. Et qu’il existe plusieurs plateformes locales d’échanges ou bureaux de change de crypto-monnaie et plusieurs réseaux d’utilisateurs. Les entreprises et quelques usagers camerounais affichent désormais un intérêt grandissant pour cette monnaie virtuelle. Quelques espaces commerciaux acceptent même des règlements en bitcoins.

Sylvain Andzongo

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