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Yaoundé - 04 mars 2021 -
Gestion publique

Avec une production de 140 170 tonnes en 2020, le Cameroun a à peine couvert 24% de sa demande en riz

Avec une production de 140 170 tonnes en 2020, le Cameroun a à peine couvert 24% de sa demande en riz

(Investir au Cameroun) - Le Cameroun n’a couvert que 24,3% de sa demande en riz en 2020. Selon les chiffres que vient de publier le ministère en charge de l’Agriculture (Minader), le pays a produit 140 170 tonnes de riz pour une demande évaluée à 576 949 tonnes en 2020, soit un gap estimé à 436 779 tonnes.

Le Minader estime annuellement à 25 kg la quantité de riz consommée par personne au Cameroun. Mais de façon générale, « le déficit [moyen annuel] de production serait donc de l’ordre de 350 000 tonnes de riz, ce qui correspond à une production de 600 000 tonnes de paddy », indique ce département ministériel.

Pour remédier à la situation, le Minader annonce que les pouvoirs publics comptent accroître les volumes de production dans la filière rizicole, pour pouvoir mettre sur le marché national, au moins 350 000 tonnes de riz blanchi à l’horizon 2023. Pour y parvenir, le ministère en charge de l’Agriculture déclare avoir mis un appui technique et financier au bénéfice des coopératives et agro-industries pour la production des semences de qualité, la vulgarisation des techniques modernes de production de riz ainsi que l’amélioration des techniques de récolte et post-récolte à travers différents projets. Dans cette veine, il y a la création en cours de 37 500 hectares supplémentaires de périmètre hydroagricole dans le pays.

En attendant, le pays continue d’importer du riz pour combler son déficit. Selon l’Institut national de la statistique (INS), les quantités importées de riz dans le pays sont passées de 561 112 tonnes en 2018 à 894 486 tonnes pour l’année 2019, soit une hausse de 59,4%. En valeur, la facture des importations du riz s’élève à 231,8 milliards de FCFA, en augmentation de 60,9% par rapport à l’année 2018.

Si cette tendance n’est pas inversée, le pays continuera de perdre les devises (avoirs extérieurs indispensables pour échanger à l’extérieur de la Cemac) ce qu’il gagne dans les exportations afin de satisfaire la demande locale en riz. L’érosion des devises peut ainsi devenir une source de problèmes économiques multiformes : crises de devises, déficit dans la balance commerciale, difficulté à rembourser la dette extérieure…

S.A.

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