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Yaoundé - 20 octobre 2018 -
Portraits

Pamela Nkeng, Ceo de ASSI Sarl

Pamela Nkeng, Ceo de ASSI Sarl

(Investir au Cameroun) - Depuis qu’elle a 25 ans, cette jeune camerounaise dirige une entreprise familiale spécialisée dans la construction, un domaine considéré au Cameroun et en Afrique comme du seul ressort des hommes.

Intro

Pamela Catherine Nkeng Bakouyack est née le 08 mai 1987 à Grenoble (France). Après des études au Cameroun qui se verront sanctionnées par l’obtention d’un baccalauréat C au Lycée Joss de Douala, elle ira poursuivre ses études supérieures en France.
Ici, elle obtiendra un master en génie Civil architectural et urbain avec pour spécialité l’ingénierie des projets immobiliers et un autre Master en administration des entreprises. Ces différents diplômes obtenus, Pamela Catherine va faire ses premiers pas dans le monde professionnel en intégrant le PACT MÉTROPOLE A LILLE une société où elle occupe le poste de Chef de projet Rénovation de logements. C’est au sortir de là qu’elle sera propulsée à la tête de l’établissement ASSI sous la marque BAKS à partir d’aout 2012.

Présentation de l’entreprise

ASSI est une SARL créée en 2003 par mon père. A son décès en 2012 j’en prends la tête. Nous faisons de la construction et de la rénovation de bâtiment en tous genres. Nous intervenons de la conception du projet (définition architecturale et budgétaire) à la réalisation des travaux.
Depuis trois ans nous avons rajouté les branches aménagement d’intérieur et décoration (de lieux et d’évènements) et plus récemment branding de marque/story telling.

Comment es-tu arrivée à la tête de cette entreprise ? Quelle était l’ambiance des premiers jours et surtout ta petite formule pour réussir ton intégration ?

C’est la perte de mon père qui me propulse à la tête de l’entreprise sans que je n’y sois préparée. Mais peut-on vraiment l’être ?
Les premiers jours l’ambiance était spéciale. Les employés me regardaient tous en chien de faïence. Sceptiques. Persuadés qu’on se casserait la figure. Je n’avais que 25 ans, j’étais une jeune femme, au Cameroun, dans un métier dit d’hommes (je déteste ça d’ailleurs).
Mais plusieurs années plus tard, nous sommes toujours là, – c’est qu’elle n’était pas si jeune que ça la petite –.
Pour réussir mon intégration, ma formule a été tout de suite de m’imposer. De leur montrer que je suis passée par chacun de leurs métiers (ouvrier en menuiserie, en maçonnerie, dessinateur, chef de chantier, conducteur de travaux) avant d’arriver à la tête de la boîte, et que je ne suis pas juste un chef d’entreprise qui donne des ordres, je sais moi même les exécuter. Ils étaient impressionnés et surpris, ça a marché.

Le point sur ton entreprise a ce jour
Aujourd’hui nous arrivons à avoir des clients professionnels et particuliers qui nous consultent quasiment tous les jours. Nous commençons à imposer notre style sur les différents projets sur lesquels nous travaillons.
Rendus au bout de la quatrième station-service Tradex que nous construisons, nous nous disons qu’il y a quelque chose que nous devons faire bien.
Le prochain défi ? Le siège d’une grande entreprise de la place. Pourquoi pas ?
Notre ambition est de nous ériger en un établissement de référence qui se distingue par son sérieux et son professionnalisme, et ce, tout au long de notre existence.
Qu’on pense à nous en se disant : « mon expérience avec eux avait au moins une chose, le sérieux qu’ils mettaient dans leur travail et la confiance que j’avais en eux ».

Quelles sont les grandes difficultes rencontrees dans ton quotidien de manager ?
Nous avons rencontré quelques difficultés, notamment dans la gestion du personnel temporaire, des impôts et de la CNPS. Il y’a aussi eu des personnes malhonnêtes que l’on a croisé inévitablement sur notre chemin et qui nous ont induits en erreur. Mais, on en ressort toujours plus fort.

Des soutiens ?
Les soutiens ont surtout été moraux. Sans toutes les personnes qui m’ont dit de ne pas baisser les bras, sans toutes celles qui m’ont soutenu quand j’étais au plus bas, et permis de relativiser les problèmes qui me tombaient dessus, j’aurais abandonné.
Ma mère, mes oncles, mes tantes, me frères, mes amis et un ami en particulier, directeur d’une compagnie d’assurance, qui m’a donné un coup de pouce financier qui a tout changé.
Je ne pense pas que lui-même en soit conscient. Je lui dis merci.

Le mot ou le conseil a ceux qui veulent se démarquer socialement un tout petit peu comme toi
Comme dit plus haut, il faut absolument que dans tout ce qu’on dira de toi, qu’il y ait une constance : le sérieux dans le travail. Avec du travail et un peu de talent, si tu rajoutes l’honnêteté, tu as tout gagné.

Quelle est ta philosophie du leadership ?
J’aime dire que je pratique à la fois le bâton et la carotte. J’ai besoin de savoir que mon équipe est heureuse de travailler avec moi, heureuse de venir au boulot tous les matins, qu’ils aient conscience que leur boulot est important. Notre équipe étant jeune, je suis leur amie, mais je remonte les bretelles quand je ne suis pas contente de leur rendement.

Quelles sont tes activités connexes ?
Je suis mordue de pâtisseries, donc j’aime en faire le Week-end pour mon fils, mes amis.
Les voyages, les voyages ! Voilà ma deuxième passion après l’architecture. J’espère que j’aurai la chance de faire toutes les destinations qui me donnent envie. Au Cameroun, j’en ai déjà coché plusieurs sur ma carte, et ce n’est pas fini.

BCJN.

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