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Yaoundé - 01 octobre 2020 -

La Banque mondiale et la coopération allemande au Cameroun viennent de rendre publics les résultats d’une étude intitulée «analyse de la filière textile habillement au Cameroun», qui révèle une panne de la transformation cotonnière locale. En effet, selon cette étude, «seulement 2% du coton produit au Cameroun (la Sodecoton a produit 249.300 tonnes sur la campagne 2013-2014 et devrait atteindre 265.000 tonnes au terme de la campagne en cours) est transformé localement».

L’unique entreprise de filature de coton du pays et seul fournisseur local des entreprises aval de la filière coton-textile, n’est autre que la Cotonnière industrielle du Cameroun (CICAM). Cette entreprise du portefeuille de l’Etat, qui conduit actuellement un programme d’investissement de 5,5 milliards de francs Cfa pour doper ses activités, n’utilise chaque année que «1.600 tonnes de fibres pour produire 1.500 tonnes de fils, 8.000 km de tissus écrus et 300 tonnes d’éponge».

A l’origine de cette activité marginale de transformation du coton au Cameroun, souligne l’étude, «l’absence d’une filière intégrée coton-textile-habillement», qui est «extrêmement préjudiciable à l’économie du pays». En conséquence, apprend-on, le pays ne parvient pas capter les retombées de «la valeur ajoutée, qui est multipliée par 12 entre le coton brut et un vêtement confectionné».

 

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Selon le quotidien Le Messager, les locaux abritant la direction générale de la Cotonnière industrielle du Cameroun (CICAM), le fleuron de l’industrie textile camerounaise, ont été scellés par des agents du fisc camerounais le 9 décembre 2013.

A en croire la même source, cette descente du fisc à la CICAM est en rapport avec une ardoise de 400 millions de francs Cfa, que Newco, la filiale de distribution du numéro un du textile au Cameroun et qui partage les même locaux que sa maison mère à Douala, tarde à éponger auprès des services des impôts.

Ces scellés n’ont cependant pas, apprend-on, perturbé les activités aussi bien à l’usine qu’au service commercial de la CICAM, permettant ainsi à l’entreprise de poursuivre ses activités de production et de commercialisation.

Créée en 1965, la CICAM est tombée dans le giron de l’Etat camerounais en 2008, après que la Société nationale des investissements (SNI) soit devenue son unique actionnaire. Mais avant cela, la CICAM qui contrôlait alors plus de 80% du marché du textile au Cameroun, avait réussi à absorber ses distributeurs qu’étaient RW King et Solicam, respectivement en 1989 et 1995.

Leader du marché du textile au Cameroun avec des produits essentiellement constitués de pagnes, serviettes de toilettes et fil de coton, la CICAM, qui emploie environ 1000 personnes y compris dans sa filiale Newco qu’elle détient à 100%, fait actuellement face à une concurrence farouche des produits importés, parfois frauduleusement, principalement de la Chine et du Nigeria.

Mais en plus de la concurrence qui met à mal les finances de la CICAM, cette entreprise dispose encore de faibles capacités de production. Pour accroître ces dernières, la CICAM a bénéficié en janvier 2013 d’un prêt syndiqué de banques camerounaises, qui lui ont octroyé un crédit de 5,5 milliards de francs Cfa.

Ce crédit, apprend-on, vont permettre à cette société publique de rénover ses machines pour booster sa capacité de transformation du coton, en la portant à 6500 tonnes par an (sur une production nationale qui dépasse 200 000 tonnes), contre 3000 tonnes actuellement. 

BRM

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Un podium pour accueillir des défilés de mode érigé au centre de chapiteaux dans lesquels stylistes, tisserands traditionnels, entreprises de l’industrie du coton et du textile exposent leur savoir-faire. Voilà l’image que projette depuis le 10 décembre 2013 l’une des esplanades du palais polyvalent des sports de Yaoundé, qui accueille la 2ème édition de la foire du textile camerounais baptisée «Textile Show 2013».

Dans les 38 stands qui meublent cette foire, le visiteur peut apprécier des tissus dits «du roi Bamoun» tissés à la main et séance tenante par la tisserande traditionnelle Suzanne Njankouo, des robes de soirées taillées dans des tissus de soi par le styliste Jean Philippe Azégué, des costumes cousus avec la même finesse, ou encore des variétés de tissus et pagnes sorties tout droit de l’usine de la Cotonnière industrielle du Cameroun (CICAM), le porte-flambeau de la filière textile camerounaise.

Non loin du stand de la CICAM, la Société de développement du coton (SODECOTON) donne à voir tout le cycle de vie du coton, de la plante au coton raffiné qui sert de matière première à la fabrication des tissus, en passant par la graine de coton. «La première condition pour exposer à cette foire est de promouvoir des produits dans lesquelles ont été utilisés le coton ou le tissage locale», confie Amstrong Loga, le directeur technique de cette foire.

Ce «Textile Show», en dehors de l’exposition, a ouvert le débat sur l’état des lieux et l’avenir de la filière coton-textile-confection camerounaise, à travers des échanges thématiques. Un avenir plutôt prometteur, ainsi que l’a expliqué Blaz Essomba, styliste camerounais de renom, qui a entretenu des jeunes lycéens invités à cette foire le 11 décembre 2013, à l’occasion d’un « forum des jeunes » sur le thème : «Insertion professionnelle des jeunes et création d’emplois dans la filière coton-textile-confection».

Une filière qui subit malheureusement les effets de la contrebande et de l’extraversion de la consommation des vêtements au Cameroun. En effet, selon les statistiques officielles, plus de 80% des tissus actuellement rencontrés sur le marché camerounais proviennent des exportations parfois douteuses, effectuées principalement de la Chine et du Nigéria voisin.

Dans le même temps, le ministère du Commerce révèle que 99% des vêtements consommés par les camerounais proviennent de la friperie (vêtements de seconde main importés de l’étranger) ou alors des confections européenne, américaine et de plus en plus chinoise. Une tendance que tentent d’inverser les opérateurs camerounais, à travers des évènements tels que le «Textile Show 2013 », qui s’achève le 14 décembre 2013 à Yaoundé.

BRM

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Les opérateurs économiques ont importé du textile et autres produits dérivés, pour un montant total de 97 milliards FCFA en 2011. Ces chiffres sont révélés par le ministère camerounais du Commerce, qui montre ainsi l’extraversion de la consommation des produits textiles au Cameroun, pays producteur de coton, qui dispose par ailleurs d’une usine de transformation de coton, la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam).

En précisant que la filière textile nationale contribue à hauteur de 14% au PIB industriel du Cameroun et à 4% au PIB global du pays, le ministère du Commerce soutien cependant que la filière textile camerounaise, outre la concurrence des produits importés qui freine son décollage, fait face à la faible synergie entre les producteurs de tissus, les confections et les créateurs.

La production cotonnière camerounaise est estimée cette année à 165 000 tonnes, selon la Société de développement du coton (Sodecoton). Elle devrait atteindre 200 000 tonnes l’année prochaine, selon les prévisions de cette entreprise, dont l’un des principaux clients au Cameroun est la Cicam, entreprise de fabrication des tissus qui, selon les statistiques du ministère du Commerce, ne tourne qu’à 50% de ses capacités, du fait de la concurrence farouche des tissus importés, notamment de la Chine.

BRM

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