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Yaoundé - 18 avril 2021 -

Au Cameroun, chaque fumeur dépense en moyenne la somme de 4691 francs Cfa par mois, pour acheter des cigarettes. Ce qui correspond à 8,9% du Produit intérieur brut (PIB) mensuel par habitant, révèle le Global Adult Tobacco Survey (GATS), enquête réalisée par l’Institut national de la statistique (INS), avec le concours du ministère camerounais de la Santé publique et l’Organisation mondiale de la Santé.

A en croire la même source, le phénomène du tabagisme au Cameroun est plus accentué chez les personnes située dans la tranche d’âge 25-44 ans, où la dépense mensuelle pour l’achat de cigarettes dépasse 5000 francs Cfa par fumeur ; tandis que les 15-24 ans dépensent environ 4123 francs Cfa chaque mois pour fumer.

Face à cette montée du tabagisme, dont les effets dévastateurs sur la santé ne sont pas à négliger, le comité anti-tabac du Cameroun suggère depuis quelques années au gouvernement, une révision à la hausse de la taxation de ce produit, afin d’en limiter la consommation, surtout chez les jeunes de plus en plus enclins à fumer.

 

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Dans son adresse aux ministres au cours du Conseil des ministres qu’il a présidé le 9 décembre 2014 à Yaoundé, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a indiqué qu’il lui a été «donné de constater que la qualité de la dépense publique n’a cessé de se détériorer, avec notamment une accumulation de dépenses dont la nécessité n’est pas évidente».

Le Président Biya a notamment dénoncé «l’augmentation effrénée des dépenses en biens et services, l’accroissement excessifs des missions notamment à l’étranger, la multiplication des comités et des projets inappropriés, l’accroissement abusif des subventions». «Cette situation appelle des efforts de modération et de rationalisation. Je demande au gouvernement de réduire son train de vie, en bloquant des dépenses en biens et services, et en réduisant drastiquement les frais de mission et les achats de véhicules et de carburant», a prescrit le président de la République.

Le respect de ses directives, a poursuivi le chef de l’Etat, «permettra de dégager des ressources qui trouveraient un meilleur emploi dans (les) grands projets et dans l’amélioration des conditions de vie (des) populations» camerounaises.

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La représentation de la Banque mondiale (BM), pour les six Etats de la CEMAC, basée à Yaoundé, vient de rendre publique la 6ème édition de ses «cahiers économiques» sur le Cameroun.

Ce document relayé par Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental, révèle que la contribution financière de l’Etat dans les dépenses de santé des populations s’élève à 17 dollars (environ 8500 FCfa), soit environ 28% de l’enveloppe globale de 61 dollars (environ 30 000 FCfa) par habitant (la moyenne africaine est de 51 dollars).

En considérant que les bailleurs de fonds internationaux contribuent à hauteur de 8 dollars par habitant, comme le souligne l’analyse de la banque mondiale, les populations camerounaises payent, elles-mêmes, près de 70% de leurs dépenses de santé.

Ces chiffres confirment le poids des soins de santé dans les budgets des ménages camerounais, qui consacrent, selon les statistiques du ministère de la santé, 40% de leurs revenus au traitement du seul paludisme.

En rappel, le système public de sécurité sociale au Cameroun ne permet de couvrir que 10% de la population des travailleurs, selon les statistiques officielles. Depuis 2006, le gouvernement a engagé une réforme de son dispositif de sécurité sociale (qui intègre la création d’une caisse nationale d’assurance maladie), afin d’inverser cette tendance.

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«Le Cameroun a préservé la stabilité macroéconomique, mais la croissance vigoureuse n'est pas suffisante pour que les autorités réalisent leur ambition de faire du Cameroun un pays émergent d'ici 2035», peut-on lire dans le rapport de la dernière consultation du Fonds monétaire international (FMI) au Cameroun, au titre de l’article IV, dont l’agence Ecofin a eu copie.

A l’origine de ces doutes du FMI, apprend-on, «le PIB réel par habitant et la plupart des indicateurs sociaux ont stagné, en dépit de ressources naturelles abondantes et diversifiées. Le développement du secteur privé est freiné par un approvisionnement insuffisant en électricité, des infrastructures publiques inadéquates, un climat des affaires peu propice, une mauvaise gestion des finances publiques, un secteur financier peu actif et une intégration économique régionale insuffisante, même au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC)».

En plus de tout ce qui précède, l’institution de Bretton Woods dénonce à nouveau «les subventions élevées (aux produits pétroliers), l'accumulation d'arriérés (dette intérieure) et le financement de plus en plus non concessionnel accentuent la vulnérabilité macroéconomique».

Comme remède pouvant permettre au Cameroun d’inverser la tendance et espérer pouvoir ainsi atteindre son objectif d’émergence en 2035, le FMI recommande : «pour devenir un pays émergent d'ici 2035, le Cameroun devra rehausser considérablement sa croissance tendancielle. La stratégie de croissance des autorités privilégie à juste titre de s'attaquer au déficit d'infrastructure considérable, mais son succès dépendra de l'efficience de l'investissement public et de la vigueur de la réaction du secteur privé».

Par ailleurs, «les services du FMI engagent donc les autorités à redoubler d'efforts pour s'attaquer aux faiblesses dans la sélection et l'exécution des projets, et à affecter des ressources appropriées à l'entretien des infrastructures. Il conviendra de réduire les passations de marchés par entente directe pour les grands projets, ou d'y accorder une attention particulière».

BRM

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Selon un communiqué du Comité monétaire et financier de la République du Cameroun, que vient de rendre public le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, le crédit intérieur au Cameroun a augmenté de 19% au 30 avril 2013, soit une augmentation chiffrées de 269 milliards de francs Cfa.

L’enveloppe des crédits, apprend-on, est ainsi passée de 1403 milliards de francs Cfa l’année dernière sur la même période, à 1672 milliards de francs Cfa en 2013. Cette performance, souligne le communiqué, est à mettre sur le compte de l’augmentation des crédits accordés par les banques installées au Cameroun.

En décembre 2012, par exemple, la Cicam a levé 5,5 milliards de francs Cfa sur le marché bancaire camerounais, tandis que la Sodecoton, en janvier 2013, a réussi à lever 15 milliards de francs Cfa sur le même marché. L’activité bancaire a été également caractérisée, apprend-on, par une hausse du taux de liquidité (ratio des réserves sur les dépôts bancaires) de 31 à 34%, apprend-on.

Baisse des recettes publiques

Le Comité monétaire et financier de la République du Cameroun révèle également que les recettes publiques ont baissés de 3,5% au 31 mars 2013, passant de 626 milliards de francs Cfa en 2012, à 603,6 milliards de francs Cfa en 2013, soit une régression de 22 milliards de francs Cfa.

Dans le même temps, apprend-on, les dépenses publiques ont baissé de 6%, passant de 579,2 milliards de francs Cfa sur la même période en 2012, à 544,3 milliards de francs Cfa (-34 milliards de francs Cfa) en 2013.

BRM

 

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