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Yaoundé - 01 octobre 2020 -

Le gouvernement camerounais et le système des Nations Unies viennent de lancer à Yaoundé, la capitale du pays, un plan visant à apporter une réponse humanitaire plus efficace à l’afflux des réfugiés nigérians et centrafricains victimes de la menace Boko Haram et de la crise en RCA, et aux déplacements massifs des populations camerounaises qui fuient les attaques de Boko Haram dans l’extrême-Nord du pays.

Autant de phénomènes qui ont induit d’autres vulnérabilités telles que l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Afin de porter assistance au million de personnes victimes de cette situation sur le territoire camerounais, a-t-on appris, le Cameroun et les Nations Unis ambitionnent de mobiliser une enveloppe de 170 milliards de francs Cfa en 2016.

Pour rappel, selon les statistiques des Nations Unies, les exactions de Boko Haram au Nigéria ont provoqué l’arrivée de plus de 70 000 réfugiés sur le sol camerounais, tandis que 124 000 Camerounais ont dû se déplacer vers l’intérieur du pays, pour fuir les incursions de Boko Haram sur le territoire national, principalement le long de la frontière avec le Nigéria.

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Le Cameroun est la 114ème économie la plus compétitive au monde, parmi les 140 pays évalués cette année par le World Economic Forum (WEF). Le pays qui gagne ainsi deux places par rapport à l’année dernière, arrive cependant derrière le Gabon (103ème), première nation d’Afrique centrale dans ce classement 2015-2016.

Cependant, dans ce classement 2015-2016, le Cameroun devance de 10 places le Nigéria (124ème), qui est la toute première économie du continent noir. Au plan africain, comme ce fut déjà le cas l’année dernière, l’économie la plus compétitive en Afrique demeure celle de l’île Maurice, suivie de celle d’Afrique du Sud.

Depuis 3 ans, le Cameroun stagne dans ce classement devenu le principal baromètre de la compétitivité des économies dans le monde, le pays se contentant depuis lors de légères avancées ou reculades de deux à trois places au classement général. A l’origine de cette stagnation, le déficit énergétique, les écueils liés à l’environnement institutionnel régissant les affaires, l’insuffisance des infrastructures, les inadéquations formations-emplois, etc.

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A travers un communiqué publié le 1er septembre 2015,  le constructeur  mondial de réseau  sous-marin de fibre optique, Huawei  Marine Networks Ltd, a annoncé la fin de l’installation de la fibre optique entre le Cameroun et le Nigeria. Le tronçon de 1100 km, baptisé Nigeria-Cameroon Submarine Cable System (NCSCS) doit être prêt pour le service au quatrième trimestre de 2015.

Le NCSCS relie désormais la ville de Kribi, dans la région du Sud au Cameroun, à la ville de Lagos, dans l’Etat éponyme au Nigeria. Les travaux  avaient été lancés le 4 août 2015 à Kribi, au cours d’une cérémonie présidée par Jean Pierre Biyiti bi Essam, le ministre des Postes et Télécommunications.

L’infrastructure de large bande qui sera gérée par la Cameroun Telecommunications Corporation (Camtel), l’opérateur historique camerounais, a été présentée par  David Nkoto Emane, son directeur général, comme un atout qui servira  à renforcer «la position du Cameroun comme la principale plaque tournante de la bande passante dans la région et à l'étranger».

Le Nigeria-Cameroon Submarine Cable System délivrera une capacité de 12.8 Tbps entre les deux pays. Il rejoint les multiples connexions par fibre optique développées par le Cameroun dans la réalisation de son réseau national à large bande.

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Le gouvernement du Cameroun a lancé son propre système de câble sous-marin de fibre optique le 4 août 2015. L’infrastructure dénommée Nigeria-Cameroon submarine cable system (NCSCS) reliera la ville de Kribi, dans la région du Sud, à celle de Lagos au Nigeria.

Au cours de la cérémonie marquant le lancement du chantier d’installation de cette infrastructure télécom, Jean Pierre Biyiti bi Essam, le ministre des Postes et Télécommunications, a expliqué que l’initiative répond à la volonté du gouvernement camerounais de fournir aux populations des services de qualité à des prix abordables.

Le NCSCS qui mesurera près de 1100 km devrait être achevé d’ici la fin de l’année. Il délivrera une capacité large bande de 12.8 Tbps entre les deux pays. Selon Jean Pierre Biyiti bi Essam, le NCSCS fait partie du plan stratégique de réalisation du réseau national à large bande entamé depuis 2011 par le Cameroun. La mise en œuvre du NCSCS permettra d'améliorer de façon significative le développement de l'e-gouvernement, l’e-commerce, l’e-éducation, l’e-santé, etc.

D’après David Nkoto Emane, le directeur général de la Cameroun Telecommunications (Camtel), l’opérateur historique des télécoms, qui gèrera le NCSCS, «le système de câble servira également à renforcer la position du Cameroun comme la principale plaque tournante de la bande passante dans la région et à l'étranger». C’est Huawei Marine qui est chargé du déploiement du NCSCS.

 

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La pêche apparaît finalement comme l’activité la plus génératrice de revenus pour les populations de la région du Sud-Ouest du Cameroun, qui héberge environ 70% des plus de 400 Km de côtes maritimes que compte le pays. En effet, selon les statistiques de la délégation régionale de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales pour le Sud-Ouest, les pêcheurs de cette région ont généré des revenus globaux de plus de 263 milliards de francs Cfa en 2014.

Ces revenus proviennent de la vente des 162 923 tonnes de poissons pêchées dans cette partie du Cameroun, aussi bien par les quatre sociétés de pêche industrielle qui y sont installées, que par les 8500 pêcheurs traditionnels recensés dans la région.

Cette activité est dominée par les étrangers, parmi lesquels l’on retrouve majoritairement les Ghanéens (914 pêcheurs recensés) et les ressortissants du Nigéria (2721 pêcheurs), pays dans lequel 80% de la production de poissons dans le Sud-Ouest du Cameroun est vendue, selon les officiels camerounais.

Dans le même temps, le Cameroun importe, chaque année, pour environ 100 milliards de francs Cfa de poissons, afin de satisfaire les besoins de consommation de ses populations, révèlent les statistiques de la division de la balance des paiements du ministère des Finances.

 

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L’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephan Hoza (photo), a annoncé le 5 mai 2015 à Yaoundé, que son pays débloquera une somme de 40 millions de dollars (soit 20 milliards de francs Cfa) sur une période de 3 ans, en faveur du Cameroun, du Nigéria, du Niger et du Tchad.

Ces fonds, a souligné le diplomate américain, aideront directement aux efforts que consentent déjà ces quatre pays africains, dans le cadre de leur lutte commune contre la secte terroriste Boko Haram, que l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun a qualifié de «bande de voyous».

Ce concours financier des Etats-Unis, a-t-on appris, servira concrètement à la conduite d’activités de formation au profit des forces de défense des quatre pays sus-mentionnés, ainsi qu’à l’achat d’équipements militaires. Cette sollicitude américaine s’inscrit dans le cadre d’un programme du Fonds mondial d’urgence pour la sécurité dans la région du bassin du lac Tchad, lequel programme prévoit également le développement de patrouilles frontalières entre les quatre pays.

 

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Tannerie traditionnelle du Cameroun. C’est le regroupement qui vient d’être porté sur les fonts baptismaux par les opérateurs du secteur de la tannerie camerounaise, au sortir d’une rencontre des acteurs de la filière tenue dans la région de l’Extrême-Nord, qui abrite la quasi-totalité des structures de tanneries du pays.

Cette association au sein de laquelle sont regroupés des collectionneurs les peaux de bêtes, les tanneurs, les maroquiniers, les tapissiers, les cordonniers, les vendeurs de produits du cuir, les vendeurs de produits chimiques destinés au traitement du cuir, etc. ambitionne, a-t-on appris de sources internes à la filière, de saisir les opportunités qu’offre le marché local. Ceci, à la suite de la chute des exportations des peaux de bêtes vers le Nigéria, à cause de l’insécurité créée par la secte Boko Haram.

En effet, indiquent les opérateurs de la filière, les exportations massives des peaux vers le Nigéria étaient préjudiciables aux tanneries traditionnelles, dont la plupart se trouvait souvent en rupture de stock de matière première. Avec la disponibilité actuelle des peaux, puis les financements annoncés par le gouvernement camerounais, «le climat pour le redécollage est favorable», confie Adamou Siddiki, président national de l’interprofession des cuirs et peaux du Cameroun.

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Plus de 50% des exportations de produits camerounais sont faites en direction des pays de l’Union européenne, révèle une étude que vient de rendre publique le Centre d’analyses et de recherches sur les politiques économiques et sociales (Camercap- Parc). Les principaux produits exportés par le Cameroun vers la communauté des pays de l’UE sont les hydrocarbures (60%), le cacao (17%) et le bois (9%). Ces exportations devraient être décuplées avec les APE (accords de coopération commerciale instituant une zone de libre-échange entre les deux parties), à condition que le Cameroun relève le défi de l’augmentation de la production.

L’étude, qui conclut que le marché américain demeure finalement «peu exploré» malgré l’existence de l’Agoa, qui vise à encourager les exportations africaines vers les Etats-Unis, souligne par contre le «comportement très remarquable» de la Chine, qui est de plus en plus une destination privilégiée pour les produits camerounais. En effet, en termes de coopération bilatérale, la Chine est devenu le premier partenaire commercial du Cameroun depuis 2011, selon les analyses de la Direction des affaires économiques du ministère des Finances.

Cette percée des exportations camerounaises vers la Chine tient certainement de l’installation récente de plusieurs entreprises camerounaises dans ce pays, lesquelles sociétés sont devenues de véritables courroies de transmission pour les exportations et les importations entre les deux pays. Selon la partie chinoise, 18 entreprises camerounaises se sont installées en Chine ces dernières années.

Au plan africain, l’étude révèle la mollesse des exportations camerounaises vers les 10 pays membres de la CEEAC et le Nigéria, deux entités qui représentent pourtant un marché de 300 millions d’habitants, au même titre que l’UE. Ce marché pourtant plus proche du Cameroun présente par ailleurs la particularité d’être plus accessible, du fait de la quasi-inexistence de barrières non tarifaires (normes sur certains produits, directives sanitaires, environnementales…) à l’entrée de leurs frontières, comme c’est le cas dans l’UE.

 

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Entre 2011 et 2014, les exportations du Nigéria en direction du Cameroun ont augmenté de 36%, tandis que celles du Cameroun vers le Nigéria, sur la même période, ont cru de 24%, a-t-on appris le 28 janvier 2015 à Douala, au cours d’une rencontre préparatoire à la mise en place d’une plateforme entre opérateurs économiques des deux pays. A l’origine de ce déficit commercial côté camerounais, ont soutenu les responsables de la Chambre de Commerce du Cameroun, la rigidité des normes sur certains produits imposées aux frontières du Nigéria.

Aussi, avant la mise en place d’une plateforme visant à booster les échanges entre la première puissance économique du continent africain et la locomotive de l’économie de la zone CEMAC, objet de la rencontre du 28 janvier dernier à Douala, les opérateurs économiques camerounais ont-ils émis le vœu de voir lesdites normes être révisées.

Bien que les produits objets des normes dont la rigidité est décriée n’aient pas été cités, l’on a cependant pu apprendre que le Nigéria exporte vers le Cameroun des produits tels que les cosmétiques, du textile, des pièces détachées pour véhicules, les appareils électroniques, les équipements domestiques… Dans le même temps, les exportations camerounaises vers le Nigéria sont constituées de produits alimentaires, du coton, du caoutchouc…

Mais à la vérité, soutiennent de nombreux experts, l’évaluation officielle des échanges entre les deux pays est toujours bémolisée, puisqu’elle ne prend pas en compte le commerce informel et le phénomène de contrebande, qui sévissent le long des 1400 Km de frontière que partagent le Cameroun et le Nigéria.

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Selon le directeur général de la Société de développement du coton (Sodecoton), Abdou Namba, le fleuron de l’agro-industrie dans la partie septentrionale du Cameroun projette d’acheter cette année, 266 400 tonnes de coton auprès des 250 000 producteurs qu’elle encadre dans l’Extrême-Nord du pays.

C’est principalement ce à quoi vont servir, selon M. Abdou Namba, les 36,5 milliards de francs Cfa levés auprès d’un pool de cinq banques locales le 27 janvier 2015, en vue de financer la campagne cotonnière en cours. Ce prêt bancaire, apprend-on, va permettre de payer les producteurs au plus tard une semaine après l’enlèvement de la production vendue à la Sodecoton, contre des délais de payement allant souvent jusqu’à 3 mois par le passé.

Un prolongement des délais, qui, couplé à des prix plus rémunérateurs, avait le malheur de pousser les producteurs camerounais à vendre leur production au Nigéria voisin, bien qu’ayant reçu des crédits de campagne de la Sodecoton. Cette pratique a souvent pour conséquence d’obérer la production nationale, et de créer d’importants manque-à-gagner à la Sodecoton.

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