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Yaoundé - 30 octobre 2020 -
Trombinoscope

Alain MALONG, l’industriel freiné par une coupure d’électricité

Alain MALONG, l’industriel freiné par une coupure d’électricité

(Investir au Cameroun) - Depuis 2009, il lui revient d’animer l’activité dans l’industrie métallurgique de base. La Compagnie camerounaise d’aluminium (Alucam), dont il est le directeur général depuis cette date, est en effet le principal acteur du secteur. Après une situation difficile entre 2014 et 2015, suite au retrait de son partenaire stratégique, Rio Tinto Alcan, Alain Malong est parvenu à rééquilibrer le compte d’exploitation de l’entreprise. Après une perte de plus de 10 milliards de FCFA en 2015, Alucam qui produit l’aluminium brut destiné en partie à l’exportation, a même affiché un résultat positif de 2,2 milliards en 2017. De quoi donner de l’espoir à ses plus de 340 employés et ceux de la Socatral et d’Alubassa, deux filiales d’Alucam, respectivement spécialisées dans la production de tôles et des ustensiles de cuisine.

Mais, ce bel élan a été stoppé en janvier 2018 par « une rupture brutale d’énergie qui a fragilisé l’ensemble des cuves », ralentissant son niveau d’activité. Conséquence : le chiffre d’affaires d’Alucam est passé de 123,4 à 99,2 milliards de FCFA, et le résultat net affiche un déficit de 10,8 milliards de FCFA, après un excédent de 2,2 milliards en 2017. En plus, la production d’aluminium brut du Cameroun a chuté, passant de 77 600 à 62 581 tonnes, soit une baisse de 19,4%. Et pour ne rien arranger, le diplômé d’études comptables supérieures doit faire face à la conjoncture internationale. Sous l’effet conjugué des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et du coronavirus, le prix de la tonne d’aluminium est tombé en deçà de 1500 dollars, soit une baisse en glissement annuel de plus de 20%.