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Yaoundé - 24 novembre 2017 -
Aide au développement

La société civile relève les points à améliorer dans la mise en œuvre du C2D au Cameroun

La société civile relève les points à améliorer dans la mise en œuvre du C2D au Cameroun

A l’occasion de la tenue de la 11è session du Comité d'orientation et de suivi du Contrat de désendettement et de développement (C2D), le 11 mai à Yaoundé, la société civile a relevé quelques points à améliorer dans la mise en œuvre du 3è C2D cours.

A cet effet, Jean Marc Bikoko (photo), l’un des responsables du Comité de suivi indépendant de ce Contrat de désendettement qui lie Cameroun et la France depuis 10 ans, a indiqué que, si le bilan des deux premiers Contrats d’un montant de 566 milliards de FCFA (2006-2011) est dans l’ensemble « positif », il y a des manquements à corriger. A titre d’illustration, il explique : « les gens chargés du suivi dans les services déconcentrés ne sont pas impliqués en amont dans la réalisation du C2D. Mais comme le C2D se met en œuvre dans leurs localités, ils sont surpris d’avoir à gérer un mécanisme qui a sa réalité, ses procédures. Eux qui sont habitués aux procédures administratives, ils se retrouvent donc vraiment perturbés par un autre mécanisme qui nécessite un apprentissage ». Pour M. Bikoko, peut-être que ce n’est pas une volonté délibérée pour certains de détourner des fonds du C2D mais, il y a des confusions visibles.

Un autre manquement, selon Jean Marc Bikoko, est au niveau des bénéficiaires. « Beaucoup d’entre eux s’adaptent aux conditions fixées. Dès qu’ils prennent l’argent mais ils font autre chose et les résultats escomptés ne suivent pas », affirme l'observateur indépendant. « Par exemple, poursuit-il, on dit qu’on finance un GIC qui a 10 organisations. Mais quelqu’un constitue son GIC [groupe d'initiative communautaire], il prend les membres de sa famille et il est éligible. Mais quand nous on va vérifier sur le terrain on se rend compte que c’est un businessman qui a pris l’argent et il ne fait rien ». Enfin, conclut-t-il, au niveau de la mise en œuvre des projets, on se rend compte que, beaucoup ne sont pas compétents. Conséquence, les dossiers de projets qu’ils montent sont toujours rejetés.

Le point de vue de Gilles Thibaut, l’ambassadeur de France au Cameroun, lui aussi présent à cette cérémonie est que les deux C2D de première génération ont connu un succès. Celui de la 3è génération d’un montant de 400 milliards FCFA qui sera réinjecté dans l’économie camerounaise s’étalera sur huit années dans les secteurs de l’agriculture, l’éducation, la santé, etc. Le diplomate français espère « qu’il n’y aura pas de 4è C2D parce que le Cameroun est à même de répondre aux défis de son développement maintenant ».

« Au-delà de l’horizon 2025 qui est l’horizon de terme du 3è C2D, nous voulons penser que les politiques publiques, assises autour de ces différents projets doivent se poursuivre », a renchérit Alamine Ousmane Mey, le ministre camerounais des Finances.

S.A

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