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Yaoundé - 28 avril 2017 -
Entreprises

Pour sortir de la précarité de l’informel, le Gicam propose la création du « Club des Très petites entreprises »

Pour sortir de la précarité de l’informel, le Gicam propose la création du « Club des Très petites entreprises »

(Investir au Cameroun) - Dans une note publiée début avril, le Groupe inter-patronal du Cameroun (Gicam) livre une réflexion sur l’expansion du secteur informel qui domine l’économie du pays à plus de 80%.

Le Gicam note que l’informel est un secteur refuge fournissant une occupation et des revenus à des millions de personnes qui, autrement, n’auraient aucun moyen de survie.

Ce secteur, note l’organisation patronale, regroupe un vivier immense d’entrepreneurs qui pourrait prospérer s’il n’était pas entravé par un système réglementaire et bureaucratique « inadéquat ». En outre, l’informel se caractérise par la précarité, la vulnérabilité, des performances économiques dérisoires et est, par conséquent, une vaste zone de marginalisation, de discrimination, de pauvreté, de conditions insalubres, de travail dangereux et le nid des pires formes de travail des enfants.

Si de telles considérations sont tout à fait avérées et amènent les pouvoirs publics à afficher une attitude complaisante à l’égard du secteur informel, le Gicam pense qu’il n’en demeure pas moins que ce dernier regroupe un pan considérable des activités économiques qui échappent à la régulation dont l’efficacité conditionne pourtant celle d’un système d’économie de marché.

Le Gicam pense alors qu’une approche partenariale public/privé est nécessaire, ainsi qu’une synergie d’actions pour porter des fruits. L’organisation patronale dit avoir entamé une démarche pour la mise en place du « Club des très petites entreprises du Gicam -Ctpeg ».

L’efficacité de cette initiative repose en grande partie sur la capacité du Groupement à développer des initiatives et services contribuant au renforcement des capacités de cette catégorie d’entreprises et faire ainsi du Ctpeg, une instance suffisamment attractive pour tirer les unités de production informelle vers une formalisation. C’est dans cette optique que le Gicam a sollicité l’appui technique et financier du Bureau international du travail (BIT) pour la réalisation d’une étude dont les conclusions devraient forcement conduire à renforcer ses capacités d’offre de service et répondre mieux aux préoccupations susmentionnées.

Sylvain Andzongo

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