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Yaoundé - 21 avril 2019 -
Gouvernance

Le Cameroun sera évalué dans le cadre de la Convention de Mérida relative au recouvrement des avoirs volés

Le Cameroun sera évalué dans le cadre de la Convention de Mérida relative au recouvrement des avoirs volés

(Investir au Cameroun) - Le Cameroun sera évalué ce mois de février dans le cadre du Cycle II de la mise en œuvre de la Convention de Mérida qui a commencé en 2016 et devrait s’achever en 2020.

Ce cycle, selon la Commission nationale anti-corruption (Conac), porte sur l’appropriation par les États parties à cette Convention du Chapitre II (Mesures préventives) et du Chapitre V (Recouvrement des avoirs volés). Les experts évaluateurs du Cameroun, ressortissants du Vanuatu et de la Sierra Léone, ont soumis leur rapport en septembre 2018 à l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) suite à l’auto-évaluation faite par le Cameroun lui-même. D’ici-là, le Cameroun se devra de prendre des mesures plus effectives et plus visibles à propos de la politique de recouvrement et de gestion des avoirs volés.

D’après la Conac, l’axe prévention connaît des avancées plus nettes au Cameroun. Car, dans la plupart des administrations, des mesures qui sont prises visent à prévenir, à inciter à mieux agir ou à récompenser les acteurs les plus méritants. «Il en est ainsi de l’élaboration des Manuels de procédures, des lettres d’encouragements ou de félicitations adressées aux personnels, de l’octroi de primes et d’indemnités diverses voire la décoration des plus méritants. Ces bonnes pratiques doivent être étendues à tous les secteurs.», commente la Commission nationale anti-corruption.

Cependant, indique la Conac, le deuxième grand axe, à savoir la «répression », fait parfois pâle figure au Cameroun. « Dans maintes hypothèses, les responsables se contentent de constater les fautes consommées et de sermonner l’agent fautif. Pourtant, il existe dans cet axe, au moins trois déclinaisons qui sont les sanctions administratives, les sanctions disciplinaires et les sanctions judiciaires.», commente la Conac. Elle ajoute que, même s’il est vrai que ces sanctions ne relèvent pas toujours de la compétence du chef hiérarchique de l’agent, il n’en demeure pas moins vrai que des propositions doivent être faites dans ce sens, et apparaître clairement dans les activités de la structure.

Sylvain Andzongo

STOPBLABLACAM TV

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