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Yaoundé - 17 décembre 2018 -
Mines

C’est la société portugaise Mota-Engil qui construira le chemin de fer Mbalam-Kribi

C’est la société portugaise Mota-Engil qui construira le chemin de fer Mbalam-Kribi

(Investir au Cameroun) - C’est l’entreprise portugaise de BTP Mota-Engil SGPS, S.A. (NYSE Euronext Lisbonne : MOTA ENGIL), qui réalisera le chemin de fer de 510 km reliant la localité de Mbalam, à l’Est du pays, au port en eau profonde de Kribi, dans la région du Sud. Une autre ligne de 71 km reliant Nabeba (Congo Brazza) à Mbalam est prévue. L’entreprise portugaise construira aussi l’appontement fer du port en eau profonde de Kribi, qui permettra de stocker les cargaisons issues de la mine de Mbalam.

Une convention entre Mota-Engil et Cam Iron a été signée le jeudi 5 juin 2014 à Yaoundé, entre le PDG de Mota-Engil Africa, Gilberto Rodrigues, et le DG de Cam Iron, Serge Asso’o. Ceci en présence du CEO de Sundance Ressources, Giulio Casello, et du Premier ministre camerounais, Philémon Yang.

Déjà présent dans de nombreux pays africains où elle réalise une série de chantiers, Mota-Engil n’est pas un novice dans la construction des lignes de chemins de fer. La première entreprise portugaise du BTP réalise déjà, en ce moment, une ligne de chemin de fer de 147 km au Malawi, avec pour point de départ la frontière avec le Mozambique. Un autre pays dans lequel l’entreprise a remporté, en octobre 2013, deux contrats pour la réalisation d'un chemin de fer minier de 100 km entre Nkaya et Entrelagos, pour un budget de 78 millions € (environ 52 milliards de FCfa).

Un chantier qui, en 14 mois de travaux, reliera la mine de Moatize au port en eau profonde de Nacala. Le second projet concerne la modernisation et la sécurisation de la ligne ferroviaire de Sena, entre Beira et Moatize, long de 550 kilomètres. Le coût de ce projet qu’il réalise en partenariat avec Edivisa au Mozambique est estimé à  162,7 million d’euros (environ 106 milliards de FCfa).

Ouganda et Angola

Au mois de mai 2014 en Ouganda, Mota-Engil a remporté un contrat de 60 M € portant sur l’élargissement de la Northern Bypass, l’autoroute de contournement de Kampala. Les travaux doivent débuter en juin prochain et vont durer 30 mois. En Angola, l’entreprise est présente depuis 1946 et y compte 12 filiales. En mars 2014, Mota Engil a annoncé la création de  deux nouvelles filiales. L’une spécialisée dans le recyclage des pneus et l’autre dans l’assemblage de réseaux électriques. C’est dans ce sens que Mota-Engil, via sa filiale locale, a conclu le 15 mai 2014 un accord de joint-venture avec Visabeira pour la création de Vista Power qui va opérer dans les secteurs de l’énergie, des transports et de la distribution électrique. 

En Zambie, l’entreprise a signé avec les autorités publiques locales en juillet 2013, un contrat pour la construction de 240 km de routes reliant la Zambie au Malawi pour un montant de  118 millions €.  Elle prévoit d’y investir 36 millions. Au Ghana, des chantiers de construction de l’entreprise portugaise sont également en cours. Le Cameroun est le dixième pays africain dans lequel l’entreprise portugaise s’installe. «Notre futur est en Afrique. Nous sommes confiants en l’Afrique. Nous sommes déterminés à apporter des solutions pour les défis de l’Afrique », a lancé Gilberto Rodriguez aux journalistes.

Ambition 2.0.

Interrogé sur le sit-in des employés de Mota-Engil au Malawi en février dernier pour cause «d’importation massive d’employés portugais», Gilberto Rodriguez a rassuré les journalistes que les emplois camerounais seront préservés.  Environ 5000 employés d’après les premières estimations. Il a également démenti l’information selon laquelle son entreprise avait importé les gardiens de ses ouvrages d’Afrique du Sud. Occasion pour Serge Yanic Nana, Lead advisor du gouvernement camerounais, de préciser que dans les négociations, les emplois locaux ont été bien intégrés et l’aspect formation des cadres locaux aussi. Plus encore, les organisations syndicales y sont pris en compte, a-t-il indiqué.

Engagé dans un plan stratégique baptisé « Ambition 2.0. », le groupe portugais veut faire de l’Afrique le cœur de cible de son plan d’internationalisation. A la fin du premier trimestre 2013, elle annonçait déjà qu’elle avait engrangé à travers l’Afrique de nouveaux contrats d’un montant total estimé à 500 millions.

Selon le PDG du groupe, Gonçalo Moura Martins, Mota-Engil a atteint, avec les commandes enregistrées en Afrique en 2013, une vitesse de croisière sans précédent de ses activités en Afrique, lui donnant ainsi un avantage concurrentiel important sur un marché compétitif.

Créée en 1946, Mota-Engil est basée à Porto au Portugal. C’est une filiale de Mota Gestão e Participações, SGPS, SA. Ses résultats nets en 2013 ont augmenté de 24% à € 50,5 millions. Son chiffre d'affaires sur les marchés étrangers a dépassé 74% du total (2012: 65%). Son chiffre d'affaires en Afrique et Amérique latine a grimpé à 35%. Son Ebitda (revenus avant intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations) en Afrique était de 244,2 millions d’euros contre 85,5 millions d’euros pour l’Europe et 35,5 millions d’euros pour l’Amérique latine.

Projet de Mbalam

Le Projet de Mbalam-Nabeba est situé en Afrique centrale et comprendra une mine de fer au Cameroun et une autre au Congo, desservies par un réseau ferroviaire de 510 km traversant le Cameroun d’Est en Ouest jusqu’à un port en eau profonde sur la côte Uuest du Cameroun, ainsi qu’une ligne de 71 km reliant Nabeba à Mbalam. Le projet produira de l’Hématite à haute teneur (HHT) aussi appelée DSO (Direct Shipping Ore) pour au moins 10 ans, jusqu’à épuisement des réserves. Ce projet passera ensuite à l’exploitation du minerai d’itabirite de moindre teneur et sous-jacent à la ressource à haute teneur, pour une période de 25 ans supplémentaires.

La société de droit camerounais Cam Iron SA a été immatriculée le 27 avril 2005 au registre du commerce et du crédit mobilier du Cameroun de Yaoundé. Son capital est reparti entre l’entreprise de droit australien Sundance Resources Ltd (SRL) [90%] et par HoldCo [10%], une entreprise de droit camerounais regroupant les actionnaires locaux. C’est elle qui détenait deux permis d’exploration sur les concessions prometteuses de Mbarga Hills qui avaient fait l’objet d’un levé magnétique par le Bureau de recherches géologiques et minières (BGRM) français dans les années 1960. Les accords du projet avec les gouvernements camerounais et congolais et les arrangements au niveau de l’ingénierie ont été finalisés à la fin 2012.

B-O.D.

 Calendrier de réalisation du projet d’exploitation de fer de Mbalam

• Actualisation de l’Étude de Faisabilité Définitive : 6 mois à compter de la date de signature de la Convention Mbalam.

• Bouclage du Montage Financier : 12 mois après la signature (le 05 juin 2014, ndlr) du contrat EPC de construction des infrastructures

•   Début des travaux préliminaires sur les sites : fin 2014.

•   Début des travaux de la Mine : 2015.

•   Début des travaux de construction des infrastructures ferroviaire et portuaire :  2015

•    Début de l’exploitation : Début  2019

Source : Services du Premier ministre camerounais

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