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Yaoundé - 16 juillet 2018 -
Transport

Catastrophe d’Eséka : selon l’expert de Camrail, la surcharge du train n’a pas pu être à l’origine de l’accident du 21 octobre 2016, au Cameroun

Catastrophe d’Eséka : selon l’expert de Camrail, la surcharge du train n’a pas pu être à l’origine de l’accident du 21 octobre 2016, au Cameroun

(Investir au Cameroun) - « En aucun cas, la surcharge, si surcharge il y en avait, ne pouvait être à l’origine de l’accident » de train survenu le 21 octobre 2016, à Eséka, localité située dans la région du Centre du Cameroun. C’est la thèse défendue par Jean Louis Salviat, expert commis par Camrail, le transporteur ferroviaire camerounais, dans le cadre du procès en correctionnelle, relatif à la catastrophe d’Eséka.

Auditionné par le tribunal au cours de l’audience en correctionnelle du 11 mars 2018 à Eséka, cet expert exclut toute possibilité que l’accident ferroviaire susmentionné, qui avait officiellement fait 79 morts et environ 600 blessés, ait été causé par une éventuelle surcharge du train.

Cependant, devant le tribunal, ce dernier a soutenu que l’épuisement des freins au moment de l’accident pourrait être la cause principale de l’accident. Dans ce cas, a-t-il précisé, cet épuisement des freins, qui a entrainé la défaillance du système de freinage, doit être imputé au constructeur et non à l’opérateur ferroviaire Camrail qui a pris  les mesures sécuritaires prévues par la réglementation.

Aussi, Jean Louis Salviat, dégage-t-il la responsabilité du conducteur du train, du moment où face à un épuisement des freins, ce dernier était désormais dans l’impossibilité de stopper la machine. Pour cet expert, aux origines de cette catastrophe ferroviaire, pourrait bien se trouver ce qu’il a appelé un « vice caché de fabrication », imputable au constructeur chinois CSR Nanjing, et non au transporteur ferroviaire camerounais, qui « ne pouvait pas détecter ce vice caché au moment de l’acquisition » des wagons.

Pour rappel, les wagons ainsi incriminés ont été acquis au terme d’un appel d’offres international lancé en 2010 par l’Etat du Cameroun, « à qui incombent […] les investissements de renouvellement du matériel roulant dont il est le propriétaire », conformément à la convention de concession du chemin de fer liant Camrail et l’Etat du Cameroun, avait souligné le DG de Camrail, Jean Pierre Morel, au cours de son audition par le tribunal, le 14 mars 2018.

BRM

Lire aussi:

16-03-2018 - Cameroun : mis en cause dans l’accident ferroviaire du 21octobre 2016 à Eséka, Camrail réclame une expertise internationale

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