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Yaoundé - 04 mars 2021 -
Travaux publics

1,6 milliard de FCFA pour l’étude de faisabilité du prolongement de la ligne ferroviaire du Cameroun au Tchad

1,6 milliard de FCFA pour l’étude de faisabilité du prolongement de la ligne ferroviaire du Cameroun au Tchad

(Investir au Cameroun) - Après le Tchad, le Cameroun vient de bénéficier des ressources nécessaires à la conduite de l’étude de faisabilité du prolongement de la ligne ferroviaire du Cameroun au Tchad. L’accord de prêt y relatif a été cosigné le 20 février 2021 à Yaoundé par le ministre camerounais de l’Économie (Minepat), Alamine Ousmane Mey et le responsable-pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Cameroun, Solomane Kone. Il s’agit d’un prêt concessionnel de 1,6 milliard de FCFA.

Selon Solomane Kone, cette étude se déroulera sur une période de 22 mois. Les résultats de ces travaux permettront d’établir la viabilité socio-économique de la voie ferrée et de déterminer la meilleure solution (technique et économique), tout en prenant en compte les conditions institutionnelles, sociales et environnementales.

Pour sa part, Alamine Ousmane Mey a indiqué que la construction d’une ligne ferroviaire entre Ngaoundéré et Ndjamena se justifie par l’importance du volume des échanges, évalué en moyenne à 203,4 milliards FCFA par an depuis l’année 2008. Dans ce contexte, le port de Douala, au Cameroun, constitue la principale voie d’accès du Tchad à la mer. La quasi-totalité des échanges extérieurs du Tchad transite par cette infrastructure et emprunte la route pour Ndjamena, via Yaoundé et Ngaoundéré.

Selon le Minepat, la ligne ferroviaire permettra donc « de soulager le réseau routier et d’éviter les ruptures de charges qui renchérissent malheureusement les coûts des transports et impactent négativement la compétitivité des marchandises rendues à Ndjamena ».

Au plan environnemental, la réalisation de cette voie ferrée permettra de contribuer à la croissance verte pour les deux pays en facilitant l’accroissement des échanges utilisant le chemin de fer, un moyen de transport peu polluant comparé au transport routier.

Attendues depuis trois ans, ces études faisabilité pourraient enfin permettre d’envisager le début des travaux de la ligne ferroviaire proprement dite. Car jusqu’ici, la voie ferrée s’arrête au niveau de la capitale régionale de l’Adamaoua, à Ngaoundéré, du côté du Cameroun. La connexion avec Ndjamena, la capitale tchadienne reste donc attendue.

S.A.

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