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Yaoundé - 29 septembre 2020 -

«Aurion, l'héritage des Kori-Odan». C’est le nom du premier jeu vidéo made in Cameroun, que commercialise depuis le 14 avril 2016 la start-up camerounaise kiro’o Games, qui a récemment décroché le 2ème prix de la toute première édition du Challenge startupper de Total Cameroun.

Les financements pour la réalisation de ce jeu vidéo ont été obtenus par crowdfunding. Cette opération à travers laquelle des souscripteurs étaient invités à acheter des parts de la société pour financer son premier jeu vidéo a été clôturée en début d’année 2015 par une enveloppe de 120 millions de francs Cfa, soit 182 504 euros. Selon les statistiques compilées par Olivier Guillaume Madiba, le jeune promoteur de Kiro’o Games, 74% des souscriptions à cette opération de levée de fonds via internet sont le fait de ressortissants camerounais.

Projet vieux de 10 ans, «Aurion, l'héritage des Kori-Odan» est inspiré de la culture et de la cosmogonie africaine. C’est, apprend-on, l’histoire d’un prince victime d’un coup d’Etat de son beau-frère le jour de son couronnement et de son mariage. Le couple royal est alors exilé et décide de parcourir le monde en quête de soutien pour retrouver le trône.

Dans 12 à 14 mois, un second jeu vidéo made in Cameroun pourrait être mis sur le marché. Consacré à la star du football camerounais, Samuel Eto’o, ce jeu est développé par la société SDK Games Africa, qui a lancé crowdfunding le 13 avril dernier, afin de tenter de lever la somme de 25 000 dollars (14 millions de francs Cfa) pour la production de ce jeu vidéo.

 

BRM

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Depuis le lancement de la commercialisation des Cardiopad en février dernier, Himore Medical, la start-up à travers laquelle l’informaticien camerounais Arthur Zang a développé cette première tablette médicale africaine, a commercialisé 43 kits sur 300 déjà produits, a-t-il révélé au Quotidien de l’Economie. 50% des kits ont été vendus au Gabon, et d’autres commandes ont été livrées en Inde et au Népal.

Grâce aux revenus générés par ces premières ventes (le kit du Cardiopad coûte 2 millions de francs Cfa), indique le concepteur du Cardiopad, Himore Medical entend lancer dans un délai de deux mois la société Kimore Medical Equipements, une unité de montage d’équipements médicaux. L’usine qui sera basée au quartier Nsam à Yaoundé, la capitale camerounaise, entend recruter 150 employés dans les prochains jours.

Les équipements de cette unité de montage, qui nécessitent un investissement de 100 millions de francs Cfa, apprend-on, seront importés de Chine. Mais, si les financements nécessaires à l’acquisition de ces équipements peuvent être couverts par les revenus des premières ventes, Arthur Zang confesse avoir encore besoin de mobiliser entre 50 et 75 millions de francs Cfa pour la formation de son personnel et pouvoir assurer les premiers salaires des employés qui seront recrutés.

Pour rappel, le Cardiopad est un appareil permettant de relever et de transmettre à distance les paramètres cardiaques d’un patient. Cette invention qui a valu une reconnaissance internationale au jeune ingénieur camerounais, permet de pallier l’insuffisance de cardiologues dans les hôpitaux. D’ici peu, le fondateur de Himore Medical annonce la présentation d’une version simplifiée de cet appareil, qui permet au patient lui-même de relever à domicile certains des paramètres cardiaques les plus importants, sans avoir recours à un spécialiste, et de les envoyer simplement à distance à un médecin pour interprétation.

 

BRM

 

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La filiale au Cameroun de la compagnie d’assurances marocaine Wafa assurances Vie peut désormais lancer ses activités. Le Comité des experts de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA), le régulateur du secteur des assurances en Afrique centrale et de l’Ouest, a entériné, au cours d’une session ordinaire tenue à Yaoundé du 28 mars au 6 avril 2016, les avis favorables déjà délivrés à cette compagnie par le ministère camerounais des Finances et  la Commission régionale de contrôle des assurances de la CIMA.  

La nouvelle compagnie, selon les prévisions de ses actionnaires, ambitionne de développer le marché de l’assurance Vie au Cameroun en s’appuyant sur le réseau de distribution de la Société commerciale de banque (SCB Cameroun), filiale bancaire du groupe marocain Attijariwafa, qui contrôle aussi le capital de Wafa assurances.

Outre le Cameroun, cette compagnie d’assurances marocaine est déjà présente au Sénégal et en Tunisie, où les filiales bancaires de sa maison mère Attijariwafa Bank lui ont aussi servi de rampes de lancement. En plus du Cameroun, la CIMA vient également de délivrer à Wafa assurances, les agréments pour opérer en Côte d’Ivoire à travers deux compagnies : Wafa assurances Côte d’Ivoire SA, Wafa assurances Vie Côte d’Ivoire.

Pour rappel, le Cameroun compte actuellement 23 compagnies d’assurances, dont 16 compagnies non Vie et sept compagnies en Vie. Selon les statistiques de la CIMA, ces compagnies ont réalisé un chiffre d’affaires de 154,2 milliards de chiffre d’affaires en 2012, confortant ainsi la 2ème place du Cameroun dans l’espace CIMA, derrière la Côte d’Ivoire.

BRM

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Face à la conjoncture économique morose qui frappe de plein fouet les économies de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et République centrafricaine), le marché des titres publics de la Banque centrale commune aux six pays sus-mentionnés est devenu plus dynamique. Selon les statistiques révélées au sortir de la première réunion de l'année 2016 du Conseil de surveillance de la Cellule de règlement et de conservation des titres (CRCT), qui s'est tenue le 14 avril 2016 au siège de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) à Yaoundé, les émissions de titres publics par les États ont doublé en 2015 par rapport à l'année 2014.

Ces opérations des Trésors publics des États membres de la Cemac ont culminé à 635,8 milliards de francs Cfa à fin février 2016, contre 312,4 milliards de francs Cfa sur la même période l'année dernière. « Cette forte hausse du recours des États au marché des titres publics s'inscrit dans un contexte économique marqué par le resserrement de la liquidité bancaire observé depuis le premier semestre de l'année 2015, en relation avec la faiblesse des cours internationaux du pétrole sur la plupart des économies de la Cemac », explique la BEAC dans le communiqué officiel.

En effet, face à la chute des cours mondiaux du pétrole, qui a obéré de 20% (Cameroun) à plus de 70% (Guinée équatoriale) les enveloppes budgétaires des pays de la Cemac, dont cinq sur six sont producteurs de pétrole, les États ont revu à la hausse le niveau de leurs opérations sur le marché des titres publics de la banque centrale, afin de mobiliser les ressources permettant de financer le déficit budgétaire. Ainsi, le Cameroun, principal animateur de ce marché depuis sa création en 2011, avait annoncé, dès janvier 2015, des émissions de titres publics pour un montant total de 375 milliards de francs Cfa, contre 160 milliards de francs Cfa pour le Tchad et 135 milliards de francs Cfa pour la République gabonaise.

L'année 2015 sur le marché des titres publics de la BEAC aura également été marqué par l'arrivée d'un nouveau pays sur le marché, à savoir la Guinée équatoriale, dont les recettes pétrolières représentent jusqu'à 85% de l'enveloppe budgétaire nationale. L'entrée en lice de cet émirat pétrolier d'Afrique centrale a ainsi porté à cinq le nombre de pays de la Cemac opérant sur le marché des titres publics de la banque centrale. A ce jour, seule reste attendue la première opération de la République du Congo.

La conjoncture économique aidant, les opérations sur les titres publics sur le marché de la BEAC devraient de nouveau prendre du volume en cette année 2016. En effet, selon les calendriers prévisionnels des opérations, communiqués par les États à la banque centrale, conformément aux usages, les deux principaux animateurs du marché, à savoir le Cameroun et le Gabon, ambitionnent d'émettre des titres publics respectivement pour 370 et 195 milliards de francs Cfa. Soit une enveloppe globale de 565 milliards de francs Cfa.

BRM

 

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Le gouvernement camerounais, à travers le ministère des Marchés publics, vient d’exclure de la commande publique, pour une période de 2 ans, 122 entreprises locales dont les défaillances ont été constatées dans la réalisation de contrats à eux confié par l’Etat, parfois depuis 2013.

Parmi les défaillances constatées, énumère le ministère des Marchés publics, il y a des abandons de chantier, des livraisons des travaux non effectuées et des pénalités de retard supérieures à 10% du montant du marché à exécuter.

Outre ces exclusions, aucune autre sanction prise à l’encontre de ces entreprises n’a été révélée. A l’accoutumée, face à de pareilles exclusions, les responsables des entreprises exclues de la commande publique changent simplement le nom de leurs structures ou des gérants, pour renouer avec les marchés publics.

En 2015, 146 entreprises avaient déjà été exclues de tous les processus d’accès aux marchés publics au Cameroun, pour des motifs de «fraude, corruption, filouterie et détournement des deniers publics».

BRM

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Le consortium marocain conduit par l’Office national de l’eau potable (ONEP) et constitué des sociétés MedZ, Delta Holding et du cabinet conseil en travaux publics Ingema, devrait bientôt perdre son contrat d’affermage au Cameroun. C’est ce que révèle la presse locale ce 14 avril 2016, s’appuyant sur une correspondance datée du 28 mars 2016, dans laquelle le SG de la présidence de la République répercute au Premier ministre, l’instruction du chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, qui ne souhaite pas que ce contrat soit renouvelé.

Etant donné que l’instruction présidentielle se rapporte à une «non reconduction» et non à une résiliation de ce contrat d’une durée de 10 ans, c’est en principe au mois de décembre 2017 que cette décision devrait intervenir. En effet, bien qu’il ait effectivement lancé ses activités au Cameroun le 2 mai 2008, c’est bien en décembre 2007 que le consortium marocain conduit par l’ONEP a paraphé son contrat avec l’Etat camerounais, et à de ce fait créé la Camerounaise des eaux (CDE), entreprise locale à travers laquelle il opère dans 105 localités dans le pays.

Les Marocains avaient préalablement été déclarés adjudicataires de ce contrat en septembre 2007, au terme d’un appel d’offres international lancé en juillet 2006 par le gouvernement camerounais, dans le cadre de la privatisation de la Société nationale des eaux du Cameroun (SNEC). L’ONEP et ses colistiers avaient alors été plébiscités au détriment d’opérateurs de renom tels que Veolia.

Le vœu du président de la République du Cameroun de voir le contrat de l’ONEP ne pas être renouvelé à échéance intervient dans un contexte de pénurie d’eau potable sur le territoire. Le phénomène s’est accentué ces derniers mois dans les deux principales villes du pays que sont Douala et Yaoundé.

Le non renouvellement du contrat de la CDE, filiale locale du consortium marocain sus-cité, devrait parachever le ménage que semble avoir engagé l’exécutif camerounais dans le secteur de la production et de la distribution de l’eau potable dans le pays, après le limogeage, le 8 février 2016, du DG de Camwater, la société publique de patrimoine dans ce secteur.

BRM

 

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De passage au Cameroun à la faveur de la réunion des ministres des Finances de la zone franc tenue le 9 avril 2016 à Yaoundé, le ministre français des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, a paraphé le 8 avril dernier, avec son homologue camerounais, Alamine Ousmane Mey, un Memorandum d’entente sur le 3ème Contrat Désendettement Développement (C2D). Portant sur la période 2016-2020, ce dernier C2D qui sera officiellement paraphé au mois de juin 2016, est doté d’une enveloppe de 394 milliards de francs Cfa.

Il portera alors à la somme de 960 milliards de francs Cfa, le montant total de l’enveloppe octroyée par l’Etat français au Cameroun depuis 2006, dans le cadre de cette initiative additionnelle de remise de la dette multilatérale adossée à l’initiative PPTE du Fonds monétaire international (FMI).

Pour rappel, le premier C2D signé entre les gouvernements français et camerounais en 2006, pour une durée de 5 ans, était doté d’une enveloppe de 352 milliards de francs Cfa. Le second, conclu en 2011 pour une période similaire, concernait une enveloppe de 214 milliards de francs Cfa.

Si le premier C2D a été principalement investi dans les infrastructures communautaires (santé et éducation), le 2ème, lui, a été majoritairement consacré au développement de projets agricoles. Selon nos sources, les priorités du 3ème C2D seront dévoilées après sa signature effective annoncée pour juin 2016.

BRM

 

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La filiale au Cameroun du groupe bancaire gabonais BGFI vient d’octroyer à la société Gaz du Cameroun (GDZ), détenue par la firme britannique Victoria Oil & Gas (VOG), un crédit d’un montant de 14,3 milliards de francs Cfa, a-t-on appris dans un communiqué officiel. Ce financement, apprend-on, permettra à GDC d’effectuer des investissements visant à augmenter sa production de gaz sur le champ Logbaba qu’il opère dans la région du Littoral du Cameroun.

En plus de l’optimisation de la production gazière, qui a cru de 126% entre novembre 2014 (3.91mmscf par jour) et novembre 2015 (8.85 mmscf par jour), selon les résultats financiers de GDC, l’entreprise pétro-gazière entend forer cette année le premier des deux puits prévus depuis fin 2015.

Le concours financier de BGFI Bank permettra en outre à GDC de rallonger son pipeline auquel s’apprêtent à se connecter de nouvelles entreprises, en plus de la vingtaine que la société gazière approvisionne déjà en gaz industriel dans la capitale économique camerounaise.

«Ceci est une étape très importante pour la société. Encore une fois, BGFI Bank nous apporte son soutien pour bâtir notre entreprise au Cameroun (…) Le programme d'expansion 2016-2017 de la production de GDC a été soigneusement planifié et nous nous sommes engagés à fournir des niveaux accrus de gaz à des clients dans le budget, et ceci, sans que la société n’ait recours aux marchés des actions », a déclaré Ahmet Dik, le directeur général de GDC.

BRM

 

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Une centaine de jeunes de l’arrondissement de Mbalmayo, non loin de la capitale camerounaise, viennent d’achever une formation dans l’élevage du tilapia en cage. En plus des connaissances reçues, leur formation s’est achevée par la remise par les responsables du Projet de développement de l’élevage du tilapia en cage au Cameroun, piloté par le ministère de l’Elevage et des Pêches ; de trois cages pour le lancement de leurs activités d’élevage de cette variété de poissons.

Selon Divine Tombuh, coordonnateur du projet susmentionné, qui bénéficie de l’appui technique de la FAO, cette initiative va bientôt s’étendre à trois autres bassins de production. Il s’agit de Yabassi, ville dans laquelle se développe une intense activité de pêche sur le fleuve Moungo, Mbambalang qui abrite une partie de la retenue d’eau du barrage de Bamendjin et Lagdo qui abrite un barrage du même nom.

Les autorités publiques camerounaises semblent avoir jeté leur dévolu sur ce type d’élevage parce qu’il est plus performant en termes de productivité, apprend-on, mais aussi parce qu’il se pratique sur des cours d’eau. Ce qui constitue une véritable aubaine pour ce pays, arrosé par «plus de quatre millions d’hectares d’eau douce», soutient-on au sein du projet. Pour rappel, les importations annuelles de poissons sur le Cameroun atteignent souvent jusqu’à 200 000 tonnes, à cause du déficit de la production locale.

Published in Agriculture

La filiale au Cameroun de l’opérateur des télécommunications sud-africain MTN International a annoncé le 11 avril 2016 dans un communiqué officiel, qu’elle lance une campagne nationale pour renouveler l’identification de ses abonnés. Cette campagne qui s’étendra jusqu’au mois de juin 2016, souligne l’opérateur, «vise à confirmer l’identification des abonnés MTN et à identifier ceux qui ne le seraient pas encore. A travers cette nouvelle campagne, MTN Cameroon entend se conformer pleinement aux directives du Premier ministre qui, par un décret du 3 septembre 2015, a donné de nouvelles orientations aux opérateurs de téléphonie mobile, dans la procédure d’identification des abonnés».

A tous ses abonnés, MTN Cameroun conseille que pour s’assurer que leurs identifications précédentes sont conformes aux nouvelles exigences formulées par le gouvernement, chacun d’entre eux «peut envoyer gratuitement par SMS, le mot ‘’Status’’ au 8758. Si le SMS reçu en retour indique que l’identification est incomplète, l’abonné doit impérativement se faire identifier à nouveau, pour éviter d’être désactivé du réseau à compter du 1er juillet 2016».

De ce point de vue, l’on se souvient que sur la période 2014-2015, les opérateurs de la téléphonie en activité sur le territoire camerounais ont dû suspendre environ 6 millions de puces téléphoniques jugées «suspectes», avait révélé le régulateur télécoms en octobre 2015, au cours d’une rencontre sur les conséquences économiques de la fraude à la Sim box au Cameroun.

Les nouvelles directives gouvernementales en matière d’identification des abonnés dans le secteur de la téléphonie, constate-t-on, surviennent dans un contexte marqué par les attentats terroristes perpétrés sur le territoire camerounais par la secte islamiste nigériane Boko Haram, attentats dans lesquels des téléphones portables ont souvent été utilisés pour actionner les charges explosives portées par des kamikazes.

Dans le même temps, la fraude à la Sim box prend de l’ampleur dans le pays. Cette pratique qui consiste, grâce à un lot de cartes Sim, à faire passer des appels internationaux pour des appels nationaux, a officiellement fait perdre environ 18 milliards de francs Cfa aux quatre opérateurs de téléphonies locaux en 2015, et a causé un maque-à-gagner de plus de 4 milliards de francs Cfa à l’État camerounais, du fait de taxes non payées sur les appels ainsi détournés.

BRM

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